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 :: LUMOS :: the sorting hat :: fiches refusées

 Andromeda - Tonks is the New Black

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Ven 29 Aoû - 21:40

Andromeda Tonks

ϟ Âge : 24 ans
ϟ Nationalité : Anglaise
ϟ Métier : Département de la Coopération Magique Internationale
ϟ Ancienne maison : Slytherin
ϟ Camps : Neutre (tendance Ordre)
ϟ Sang : Sang-Pur

ϟ Avatar : Katie McGrath.  

Baguette : Bois de Saule Cogneur, une plume de harpie, trente-et-un centimètres de long, tenue à main droite. Sa baguette a été créée à partir d’une branche nouvelle de l’arbre, elle est ainsi particulièrement souple et fine. Fidèle à son essence de bois, l’artefact a un caractère explosif et aurait attendu plus de trente ans avant de choisir une sorcière qui lui convenait. La cohabitation entre l’objet et son élue n’est d’ailleurs pas toujours paisible, Caligula, comme elle l’a absurdement surnommé, ayant une tendance plus que développée à augmenter all by itself la portée de ses sortilèges. Soucieuse de s’approprier sa baguette au tempérament bien trop affirmé, Andie a gravé elle-même la poignée de celle-ci, ajoutant au fil du temps des détails avec de plus en plus de dextérité, intégrant dans le motif runes et autres symboles, notamment un étonnant logo Ford. Personne d’autre qu’elle ne pose le doigt sur l’objet. Personne. Pas même Ted n’est parvenu à obtenir le droit de toucher son arme.

Miroir du Riséd : La surface du miroir scintille. Ses sourcils se baissent. Fluides, liquides, des courbes se dessinent sur la toile sombre. Les traits s’entrecroisent, se multiplient, s’affinent et se détaillent. Des mots se forment, des dessins s’esquissent. Des noms apparaissent sous les visages. Les âmes se glissent derrière les regards. Encore et encore et encore. Familiers mais différents. Pas grand chose. C’était infime. Une impression fugitive. Un rien. Un tout. Les sourires peut-être… L’arbre se termine. Son cœur rate un battement. Elle lève les yeux et lit. Elle relit. Comme si elle ne l’avait pas déjà fait cent fois. Phineas. Arcturus. Charis. Callidora. Pollux. Walburga. Cassiopeia. Cygnus. Narcissa. Bellatrix. Bellatrix aux yeux doux. Bellatrix au sourire sincère. Bellatrix comme elle ne l’avait jamais vue. Bellatrix apaisée. Et Ted. Elle serre les dents. Ted souriant, à côté sa sœur. Ted accepté. Ses yeux s’arrêtent sur Nymphadora. Une Nymphadora aimée, entourée de ses tantes et ses grands-parents. Une Nymphadora légitime. Son regard remonte jusqu’à l’emblème. Ses commissures se relèvent. "Peace & Love".    

Épouvantard : En face d’elle, une femme se tient. Une silhouette mince, grande, d’épais cheveux bruns qui encadre un visage au port aristocratique. Une peau blanche. Blanche, si blanche… Jusqu’aux mains. Jusqu’aux doigts. Rouges. Des paupières lourdes. Un sourire mauvais. Et le rire. Ce rire complètement détraqué. Exsangue de toute joie. Le rire du monstre que sa sœur est devenue. Et alors qu’elle veut tendre sa baguette, Bellatrix fait de même. Parfaitement synchronisées. Elle recule. L’autre l’imite. Elle rit encore et toujours. Elles ne se quittent pas du regard. Respirant à l’unisson. Soudain, Andromeda comprend. Soudain, elle voit le cadre. Elle ferme les lèvres. Et le rire cesse. Elles se sont tues. Elle s’est tue. Et contemple la larme qui coule le long de la joue de son reflet.

Amortentia : Pivoine. Riche, floral, féminin. Des notes opulentes mais délicates. Vin rouge. Epicé, fort, impérieux. Une fragrance dangereuse, tiède et tentatrice. Tabac. L’odeur qu’on récolte au bout d’une cigarette roulée avec soin, pas encore embrasée. Pas encore âcre, pas encore dangereux. Un parfum simple, fruité, moldu. [cf Histoire]

Compétences magiques

Duels : 8/10
Potions : 5/10
Métamorphose : 8/10
Sortilèges : 10/10
Légilimancie : 3/10
Occlumancie : 6/10
Quidditch : 0/10
Divination : 0/10

ϟ Pseudo/prénom : Simon Says ϟ Âge : 17 ans ϟ Fréquence de connexion : 5/7 j ϟ Ce personnage est : un post vacant ϟ Où nous avez-vous connu : C'est la faute à Tara    ϟ Le mot de la fin : Myriapode  
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Ven 29 Aoû - 21:41



Les mains s’entrelaçaient de même que les rires essoufflés des fillettes. Jeunes, élancées, incroyablement similaires, elles tournoyaient paumes contre paumes, leurs cheveux sombres se mêlant dans une brume luisante. Avançant dans les allées du jardin, frôlant les arbres dans leur course chorégraphiée sans jamais se détacher, siamoises volontaires, jumelles ratées de deux ans à peine, de leurs bonds précis, agiles, félins, elles enjambaient de la pointe des pieds l’écart qui les séparaient, se confondant dans le tourbillon joyeux qu’elles formaient. Bellatrix et Andromeda. La Guerrière et la Princesse. Leurs robes identiques sinon les taches qu’elles s’y étaient faites. Leur joie candide, naïve, stupide aurait sans doute dit leur père.  Et alors qu’elles avançaient, que les rires devenaient de plus en plus fous, elles accéléraient. Les yeux fixés sur ceux de sa sœur, Andie sentit un frisson qui mordillait sa nuque. Un tremblement qui serrait son cœur et en perturbait les battements fiévreux. Habituée à l’atmosphère poussiéreuse, à la vétusté immobile et digne des appartements des Blacks, à la froideur stagnante d’une vie de famille engoncée dans son rang jusqu’aux amygdales, la gamine accueillait d’un large sourire les bouffées tièdes que l’action subite frictionnait contre ses joues rougeâtres. Et soudain, le rire de sa sœur se faisait plus sonore, plus aigu. Ses doigts semblaient s’évaporer, abandonnant ceux d’Andie qui ne pensa pas à arrêter sa course. Ne retenant pas un cri, elle regarda le paysage qui l’entourait jusqu’alors flou reprendre une consistance douloureuse alors qu’elle était éjectée dans un massif de pivoines. Ses cheveux s’emmêlèrent de feuilles et de terre rouge, sous ses égratignures les pétales colorés bruissèrent, le bas de son crâne rappelant avec lancinance qu’il avait accusé tout le choc de l’opération, tandis que ses yeux se perdaient dans les nuages de plomb bien anglais qui avaient engloutis tout le bleu du ciel. Elle sentit son regard inquiet sur elle. Elle entendit le trouble dans un « Ca va ? » murmuré. Et elle éclata de rire.

L’entraînant à ses côtés d’une main ridiculement petite mais impérieuse, elle se lova tout contre elle, parmi les fleurs. Elles respirèrent le parfum. Peut-être quelques secondes. Peut-être quelques heures. Quelle importance. Elle colla son pouce contre la pommette saillante de sa sœur et sourit timidement alors qu’elle traçait des ronds pensifs du bout de son doigt. Voui. Ca allait. Ca irait toujours. Toujours, toujours, toujours. Jusqu’à la fin, jusqu’au bout du monde, jusqu’au ciel, même. Et encore après. Voui. Tout-ça, c’était pour rire. Pour faire semblant. Elle hocha doucement la tête. Jamais elles ne se lâcheraient pour de vrai.

Jamais.

---

Les poings d’Andie s’écrasait contre le bois laqué. Ses onglets un peu trop longs éraflaient la surface sombre et polie. Les échardes s’accumulaient dans ses doigts rougis par les coups répétés.  Si Cygnus avait une prédilection morbide pour le Doloris, Druella s’était montrée à la fois opposée et complémentaire à son illustre époux. Usant de combinaisons de sortilèges que l’expérience lui avait appris à calibrer à la perfection, elle avait réussi à créer entre les quatre murs du placard à balais du deuxième étage un espace étroit mais merveilleux dans son genre traumatique : une fois la porte passée et refermée sur vous, toute sensation disparaissait. Tout contact entre la pensée et les sensations était rompu. Muet, insensible, sourd, aveugle, le corps devenait une masse infime, inerte, inutile à l’esprit qui suffoquait en silence. Au-delà du côté dépaysement spatial de l’endroit, le but était d’abandonner l’occupant à ses pulsions et sentiments les plus violents sans qu’il ne puisse en aucune façon les exprimer. La soumission recherchée venait avec la frustration qu’engendrait la situation et la délicieuse sensation de ne tout simplement plus exister.  Andromeda n’avait jamais eu l’occasion d’expérimenter le châtiment particulièrement pénible, mais les quelques fois où elle avait pu approcher sa sœur après un de ses passages dans le cabinet, l’air hagard et profondément révulsé qu’elle la voyait afficher l’avait fait jurer de faire tout ce qu’il faudrait pour ne jamais avoir à y mettre les pieds.

Et elle ne pouvait que reconnaître, et admirer, une force indéniable à sa sœur pour continuer à affronter la menace et l’exécution d’une telle sentence en toute connaissance de cause.

Folle de rage, elle s’adossa à la porte, tapant sa tête contre le bois, impuissante. Ses yeux bordés de larmes croisèrent deux énormes pupilles qui la fixaient avec angoisse. Elle regarda les vêtements, ou du moins ce que l’on pouvait vaguement considérer comme tel, crasseux de l’esclave, jaugea son corps maigrelet, sa tête disproportionnée, ses oreilles bien trop grandes que Bellatrix. Sa bouche formant un o surpris alors qu’elle réalisait ce qu’elle avait en fasse, d’elle, elle désigna la porte inviolable et couina.

-Ouvre !

Il ne bougea pas. Il n’osa pas dire qu’il en était incapable. Il n’osa pas mentir. Ses parents pouvaient bien prétendre que les elfes frôlaient les moldus dans la hiérarchie sociale de l’univers, elle avait depuis bien longtemps compris que ces petites mains décharnées pouvaient bien plus que faire rôtir à la perfection un faisan et récurer une argenterie séculaire jusqu’à la faire paraître forgée le jour-même.

-Ouvre cette porte !

En imitant avec une précision effrayante le ton cassant de sa mère, elle rappela à la créature qu’aussi jeune soit-elle, elle restait une Black, et qu’une Black n’ordonne que pour se faire obéir. Elle se mordit violemment l’intérieur des joues en voyant l’air apeuré du serviteur vacillant alors qu’il appliquait ses doigts osseux à la poignée. Celle-ci après avoir luit un peu, s’abaissa sans difficulté et laissa la porte s’ouvrir dans un bruit de frottement métallique. La pression de ses molaires s’accentua quand elle découvrit le tas tremblant que sa sœur, recroquevillée dans un coin sombre, formait. Un goût âcre et salé envahit sa bouche. Sans traîner, elle attrapa ses avant-bras blafards et la traîna à l’extérieur sans cérémonie. Gémissant alors que des gouttes de sueur perlaient au-dessus de ses tempes, elle arrêta ses efforts et laissa le corps retomber contre le mur du couloir. Essoufflée, elle écarta les cheveux qui s’y éparpillaient du visage de sa sœur et glissa sa tête contre son épaule. Réprimant les sanglots qui montaient bien trop vite, elle caressa sa tignasse, la berçant lentement.

-Bella… ma Jolie Bella… Bellissima Sestra…Tout va bien… Tout va bien…

Elle mélangeait les langues. Alternait les caresses. Mettant en œuvre toutes ses connaissances, toutes ses compétences, obligée de se convaincre et même temps que Bellatrix ,toujours inerte. Des pas derrière elle lui indiquèrent que l’elfe de maison revenait, sans doute alerté par le bruit que faisaient ses jeunes maîtresses. Andromeda éleva la voix pour dissimuler les fissures qui s’y insinuaient, ne regardant que sa sœur alors qu’elle parlait à la silhouette derrière elle.

-Tu fais bien de revenir ! Viens m’aider à la mettre…

La fin de sa phrase se perdit dans un grand craquement alors qu’elle était repoussée à l’autre bout du couloir. Choquée, pétrifiée, au sens émotionnel comme magique du terme, elle observa sa mère, dressée entre elle et Bella, lui accorder un sourire profondément désagréable.

-Andromeda. Tu n’as pas encore compris ? Tu ne sais donc pas qu’il faut laisser les mauvaises filles assumer les conséquences de leurs actes ? Tu crois que nous ne faisons pas ça pour notre Bien à tous ?

Les questions, quoique multiples, étaient bien évidemment totalement rhétoriques dans la mesure où le maléfice empêchait Druella d’obtenir une quelconque réponse de sa fille. Ce qui ne semblait pas gêner son interrogatoire outre-mesure.

-Tu as besoin d’une nouvelle leçon ?

Le silence sembla prendre quelques tonnes supplémentaires par cette seule question. Appréciant la peur que dilatait les pupilles de sa progéniture, la mère de famille pencha la tête sur le côté droit, ses fines lèvres se serrant un peu plus dans un sourire de délectation.

-Qui ne dit mot…

Elle avait déjà levé sa baguette, le sortilège bien connu luisant à son bout, prêt à être décoché à tout moment. Une voix inattendue coassa pourtant derrière elle.

-Elle n’a rien fait.

Druella pivota sur elle-même, sa baguette toujours vibrante de magie pointée droit devant elle. Bellatrix, le regard porté pourtant bien au-delà de manoir des Blacks, bien au-delà de ce que la plupart des humains était capable d’endurer semblait-il, avait réussi à se relever, cependant à moitié avachie contre une commode en bois d’ébène. Sa mère l’observa avec un intérêt scientifique alors qu’Andromeda, alarmée, tentait vainement de bouger. Toutes les deux semblaient estimer que le temps qu’il faudrait à l’aînée des sœur Black pour s’effondrer ne serait pas très long. Et si l’une s’en inquiétait, l’autre paraissait plutôt amusée de la situation.  

-Plait-il ?

-Je lui ai demandé de le faire.

Elle fit une pause et respira lourdement.

- Je l’ai forcée.

-Est-ce bien vrai ?

-Vous pensez vraiment que je vous mentirais ?

Les deux Black échangèrent un sourire laconique.

-Bien sur. Tu n’hésiterais pas une seconde.

-Une raison de plus pour me punir.

-Je ne l’aurai pas mieux dit.

Le sort fusa. Bellatrix avait déjà fermé les yeux. Est-ce qu’elle… souriait ? Difficile à dire, car bientôt sa bouche se déforma tandis qu’elle hurlait. Andromeda aussi sous son bâillon invisible. La force du Doloris la repoussa jusqu’au placard. Les pas de Druella claquèrent tandis qu’elle s’éloignait. Une larme roula.

La porte se referma.

---

Elle s’installa sur le banc de bois usé par les années et les milliers fessiers qui s’y étaient succédé, alors que la clameur de sa répartition baissait seulement parmi la horde de serpentards pour écouter l’avenir du prochain élève. Passant une main dans ses cheveux, elle ne retint pas le large sourire qui barrait son visage, embrassant la bouffée de fierté qui lui était venue à l’idée que si quelques nouveaux serpents avaient déjà été officiellement déclarés dans le château, aucun n’avait eu un accueil aussi bruyant que celui qui avait accueilli son illustre nom. Ne se doutant pas que les regards et sourire glaçants, sans compter la baguette brandie sous la table, que sa sœur distribuait tout autour d’elle participaient à l’origine de l’enthousiasme de sa venue. Celle-ci était venue l’étreindre avec une douceur que les occupants de Poudlard ne devraient plus jamais lui connaître.

-Alors ? C’est à la hauteur de tes espérances ?

Elle observa la Grande Salle d’un regard circulaire puis haussa les épaules et renifla d’un air dédaigneux. Ricanant de concert à l’imitation particulièrement réussie de leur père, Andie finit par laisser luire les étoiles qui parsemaient ses iris.

-C’est encore mieux.

Elle serra la main de Bellatrix et toutes deux comprirent sans avoir besoin de le formuler. Etre éloignée de leurs parents étaient une expérience presque violemment libératrice que l’une découvrait seulement et que l’autre ne semblait pas pouvoir se lasser. Andie corrigea sans y réfléchir son maintien et redressa un peu plus son dos, relevant légèrement son menton à l’instar de son aînée.

-Attends de voir la Salle Commune, c’est…

-Owh ! Mais je ne savais pas que Bellatrix Black avait une si jolie petite sœur...

-Bien sur que si, tu le savais, s’exclamèrent placidement les deux sœurs, relevant d’un même mouvement leur narine droite avec un mépris délavé d’ennuis.

Elles étaient des Black’s. Nul ne pouvait possiblement ne pas connaître leur existence dans le monde sorcier. Il n’était même pas envisageable qu’un quart de l’assistance ignore que Narcissa allait les rejoindre dans deux ans. C’était dans la conscience collective de s’inquiéter de l’évolution d’une famille aussi influente que la-leur. Le robuste troisième année qui avait pris la parole laissa mollement retomber sa mâchoire inférieure en même temps que son sourcil supposément enjôleur, grommelant quelque chose auquel ni l’une, ni l’autre ne portèrent un intérêt quelconque. Andromeda laissa son regard pensif dériver vers la cérémonie de répartition. Elle se mêla aux cris de joie lorsque les verts et argents voyaient un nouvel élève leur parvenir. Tentant de retenir les noms des étudiants qui allaient devenir ses camarades, elle perdit bientôt le fil, emportée dans la litanie des arrivées, des acclamations et du brusque silence à nouveau. S’agitant sur son siège, elle regarda le groupe de nouveaux se réduire conséquemment à mesure que le temps s’écoulait. Regardant un jeune garçon au sourire doux prendre place sur le tabouret, elle leva un sourcil.

-Tonks… Je ne me rappelle pas avoir déjà entendu ce nom… Une famille étrangère ?, interrogea-t-elle d’un regard troublé Bellatrix.

-Pas que je sache. Probablement Sang-de-Bourbe.

-Oh. C’est vrai qu’on leur permet l’accès aux cours…, fit-elle, ennuyée.

-Révoltant, hein ?

Elle ne répondit pas, suivant du regard le garçon rejoindre les rangs des jaunes et noirs.

Elle soupira silencieusement.

---

-Mais comment tu fais ?

-Regarde Meredith, c’est facile…

Marmonnant sa formule, Andie décomposa le mouvement de son poignet sous les yeux plissés par la concentration de la petite blonde un peu boulotte sur le lit de laquelle elles s’exerçaient. La brosse à cheveux argentée posée sur ses genoux s’éleva dans les airs et commença à parcourir de bas en haut les mèches de la Black.

-Nan, ce n’est pas facile Andie, c’est juste… PWAH.

La jeune fille grogna alors qu’elle massait son arcade sourcilière molestée par sa propre brosse visiblement mal ensorcelée qui bourdonnait autours des deux serpentards, complotant visiblement une nouvelle attaque. Contrôlant un petit rire, Andie agita sa propre baguette et l’objet se domestiqua, commençant à brosser avec précaution les boucles dorées de Meredith qui, le visage tendu, l’observait faire d’un air méfiant.

-Tu vas y arriver…

-Pfeuh, j’ai du mal à y croire…

-Ce n’est qu’un peu de lévitation…

-Ouais mais…

-Tu veux vraiment que je lâche la brosse sur toi jusqu’à ce que tu admettes que j’ai raison ?

La terreur profonde qui anima le visage flasque de Meredith lui arracha un petit rire. La blonde leva les yeux au ciel et lui jeta un regard hésitant.

-Dis… Tu pourras… Hum… Ne pas être aussi douée au prochain cours ? Je veux dire… Tu es une Black, si tu ne réussis pas le sortilège, peut-être que le prof n’osera pas faire autant de réflexion que…

-Mais… Meredith. C’est… Ridicule. Enfin, je veux bien, bien sur mais…Tu n’es pas une Yaxley ?

-Si. Evidemment. Mais ça n’a pas le même poids. Tu sais, en plus, c’est par ma mère. Je garde son nom mais ce n’est pas… Quoi ? C’est quoi cette tête ?

-Tu portes le... nom de ta mère ?

-Bah oui.

-Ton… Tu ne connais pas ton père ? Tu veux dire que ta mère a été…

-Non, mais nan, pas du tout. Qu’est-ce que tu racontes ?  Mon père est avocat.

-Ton… ton père est un légume ?

-Techniquement, l’avocat est un fruit, Andie.

Un silence horrifié s’installa.

-Mais, tu le fais exprès ? Chérie. Non. Avocat, c’est un nom de métier. C’est un moldu qui défend d’autres moldus dans des procès, et… Quoi ?

Elle leva un sourcil interrogatif. Andromeda affichait une mine visiblement troublée. Meredith. Meredith Yaxley. Celle-là-même qui partageait son dortoir. Celle qui partageait son chaudron en potion. Celle qui n’avait eu aucun mal à s’introduire dans le petit cercle semi-aristocratique que Bellatrix lui avait recommandé.  Elle serait donc…

-Tu ne pensais quand même pas que tous les Serpentards étaient des Sang-Purs, hein, Andie ?, fit la Yaxley avec un sourire amusé.

Elle secoua la tête, sonnée. Cela expliquait peut-être donc pourquoi elle était incapable d’exécuter certains sortilèges. Le sang d’Andie se glaça. Mais alors, comment se faisait-il qu’elle soit si douée en potion ? Elle l’observa d’un air interrogateur tandis qu’elle reprenait sa pratique. Elle ne devait pas s’en vouloir de ne pas avoir compris plutôt. Après tout, la honte de la nature véritable de Meredith ne sautait pas aux yeux. Pas du tout même. Qui pourrait croire que cette petite blonde au rire facile entrain de s’entraîner pour son cours de sortilège, blottie dans ses draps, ait quoique ce soit d’anormal ?  Quelque chose de profondément mauvais ?

Et pourtant…






-Black. Vous allez travailler avec… Tonks !

Andromeda leva un sourcil.

-Professeur McGonagall…

-Un problème ?

-Le fait est que j’ai toujours travaillé avec Meredith pour ce genre de…

-Et bien ça vous fera un peu de changement.

Elle aurait fait un petit monologue concernant les conditions de son apprentissage et comment briser les habitudes prises dans un rythme prolifique de développement de compétence pouvait irrémédiablement provoquer une spirale éminemment négative quant à sa scolarité future, et ainsi tout son avenir et celui de ceux qui se placeront sur la route de ses sortilèges mal maîtrisés. Oui, elle n’aurait pas hésité à prendre une moue tragique et une voix bêlante si la sorcière à qui elle s’adressait n’aurait pas été capable de transformer sa bouche en canard en plastique au milieu de sa première phrase. Or, elle savait pertinemment que si Minerva McGonagall n’était pas exactement du genre à prendre des pincettes quant il s’agissait d’accueillir les contestations de ses étudiants.  De plus, elle n’était pas ignorante du fait que Bellatrix avait une retenue avec l’austère métamorphe le soir-même et qu’il n’était peut-être pas dans l’intérêt de sa sœur qu’elle ne mette la Dragonne encore plus de mauvaise humeur que son état nerveux habituel déjà bien dégradé. Andie se drapa donc d’une dignité enseignée depuis sa plus tendre enfance et s’avança résolument vers le jeune homme désigné. S’attendant à l’exaspérante déférence terrorisée que les sangs-de-bourbe avaient pris l’habitude de lui témoigner, d’autant plus ceux qui avaient eu l’occasion de la croiser entrain de pratiquer un enchantement ou maléfice, elle planta son regard droit dans celui du Poufsouffle. Prête à balayer ses bégaiements apeurés, elle s’étonna de découvrir un visage étonnamment serein, si ce n’était joyeux. C’était comme s’il était suffisamment poli pour ne pas afficher un sourire éclatant mais qu’il n’avait en aucune façon une raison de se montrer tendu  en sa présence. Comme si ils étaient du même rang. Perturbée, elle rejeta ses cheveux en arrière et parla lentement, comme si elle s’adressait à un enfant.

-Bon. J’avais pensé à utiliser le Vera Verto pour…

-Bonjour Andromeda. Moi, c’est Ted. Je vais très bien, j’espère que toi aussi., fit posément le jeune homme.

-… Ouais. Tout va bien. C’est génial. Donc, je me doute que tu ne sais probablement pas ce que…

-Ravi de l’apprendre. J’ai entendu dire que ta petite sœur allait rentrer l’année prochaine. Vous êtes donc trois, c’est ça ? Ou il y en a encore une après ? Personnellement, je n’ai pas…

-Bon, tu veux bien arrêter ?

-Arrêter quoi ? D’avoir une conversation civilisée ? Parce que mes parents sont moldus, ça te perturbe à ce point que je sois plus évolué qu’un dindonneau ?

Andie ouvrit la bouche et la referma. Elle observa Ted Tonks avec des plaques roses sur ses pommettes puis reprit de son ton le plus acide.

-Si on pouvait se remettre…

-Arrête. Par pitié. Vera Verto ? C’est du niveau deuxième année.

Elle esquissa un sourire dédaigneux.

-Nous sommes en deuxième année…

Il lui adressa un sourire éblouissant.

-Et tu es capable de bien plus que ça. Et moi aussi. Tu le saurais si tu regardais un peu  ceux qui n’a pas de cravate verte autour du cou…

-C’est…

Elle se tut alors que Ted avait fait venir trois perroquets sur leur table et les avait successivement transformé jusqu’à obtenir un parfait service une personne aux motifs colorés tropicaux. Attrapant l’assiette à soupe, Andromeda la jaugea du regard et se mordilla la lèvre inférieure.

-Impressionnant.

Il haussa les épaules.

-Non. Pas du tout. Et tu le sais. Tu te forces encore à croire que je suis sous-doué.

-Mais…

-Ose me dire non. Ose un peu me dire que tu aurais choisi un sortilège accessible à n’importe quel chimpanzé venu si tu avais été avec n’importe lequel du paquet de serpillières qui traînent dans ce cours ? Ose nier l’évidence, Andromeda Black.

Ted n’était pas en colère. Il semblait même presque… triste ? Andie l’observa, alors que son nom de famille vibrait pour la toute première fois comme une injure dans le creux de son oreille. Elle cligna des yeux.

-Serpillières ? Tu parles des Serpentards, là ? Je…

-Tu ne crois quand même pas qu’on vous respecte ?

Andie baissa les yeux, serrant les poings. Déglutissant, elle se racla la gorge et releva la tête, une moue sarcastique.

-Okay, petit Blaireau, que dirais-tu de transformer un miroir en oie ?

-Tu veux dire une surface réfléchissante qui pourrait très bien nous renvoyer nos sorts en pleine face s’ils ne sont pas envoyés par le bon angle avec la bonne intensité et provoquer des dégâts particulièrement désagréables ?

-Des dégâts irrémédiables, indeed.  Et je ne te parle même pas de l’agressivité des oies magiquement créées…

-Ca, ça me plait… Par contre…

-Oui ?

- Concernant le « petit blaireau »… Je suis plus grand que toi, Black, come on.

-A qui tu veux faire croire ça, Tonks ?

Venait-elle réellement de répondre à son sourire ?

---

-Cissy, arrête s’il te plait !

-Lâche-moi, Andie.

-Pas avant que tu m’aies écoutée !

-Ecouter quoi ? Que je ne devrais pas écouter tout ce que nos parents n’ont pas arrêté de nous répéter depuis des années et des années ? Que je devrais ignorer leur courrier de recommandations ? Que je ne devrais pas fréquenter les mêmes cercles où tu as toi-même trouvé tes amis ?

-Tu vois ! C’est exactement pour ça ! « Mes amis ». Pour l’amour du Ciel, Cissy, tu n’es pas suffisamment stupide pour croire qu’on se fait de vrais amis dans ce genre de fréquentation ? Hein ?

La blonde tenta d’ouvrir la bouche mais un bruit attira l’attention des deux sœurs. Sortant d’un même geste fluide leur baguette, elles les pointèrent  sur le visage souriant de Bellatrix.

-Laisse-la, Andie.

Certes, la sœur aînée des Black souriait. Mais Andromeda ne devait jamais l’avoir vue aussi effrayante. Cette peau presque diaphane, ces lèvres où naissaient perpétuellement un sourire moqueur, ces cheveux qui semblaient se confondre avec l’obscurité moite des cachots, cette façon de bouger, cette allure à la fois féline et mathématique, froidement calculée, dans une démarche qui ressemblait à celle d’une araignée. Ces yeux où suintaient des ombres qu’Andie n’était pas sûre de vouloir découvrir.

-Non, je…

Se tournant vers Narcissa, elle découvrit que la cadette s’était enfuie dès l’instant où la prise de son poignet s’était défaite.

-Tu quoi ? Tu n’as rien à lui dire, Andie. Rien du tout. Surtout quand on sait que tu as passé du temps avec Molly Prewett dernièrement…

Le dos de la jeune femme se raidit.

-Je ne vois pas où est le problème. Molly fait partie de la famille.

-Par alliance, susurra-Bellatrix, les yeux plissés.

-C’est bien assez pour qu’elle m’aide sur mon devoir de potion…

Bellatrix s’était approché très près du visage de sa sœur. Trop près. Andromeda ne bougea pas d’un millimètre.

-Elle est à Gryffondor.

-Et alors ?

-Elle est à Gryffondor. Elle va trahir son sang. C’est presque une prédiction officielle.

-C’est ça, tu l’as lu dans ton jus de citrouille ou tu examines les oracles dans les séries de rots matinales de Goyle ?

-Fais attention à toi, Andie.

-Non. Fais attention à toi.

Elle tenta de toucher la joue de sa sœur. Celle-ci pressa sa tête contre les doigts, fermant les yeux, un sourire candide aux lèvres, puis s’écarta brusquement, comme un animal sauvage qui repousse la main de l’humain avant de l’attaquer. Laissant retomber son bras, Andie, reprit, fermant les poings.

-Bella. Tu as un peu vu comment McGo te regarde ? Tu vas arrêter de rire, pour tester un peu ? Moi, je l’ai vu. Elle sait que quelque chose ne va pas. Elle sait que vous préparez encore un truc. Un truc malsain. Tout le monde le sait.

-Tu veux te joindre à nous, petite sœur ?

-Putain, arrête de déconner, Bella.

-Ouh, tu as étendu ton vocabulaire… Fais attention, si les parents apprennent ça…

-Je crois qu’ils seront vaguement trop occupés à gérer ton cas si tu te fais renvoyer  pour s’attarder sur l’état de mon langage, tu sais…

Elle éclata de rire. Evidemment. Andie baissa les yeux, amère.

-Oui, j’ai parlé avec Molly, Bella. Oui. Et tu veux savoir quelque chose d’intéressant ? Je lui ai parlé de l’éducation Sang-Pure. Oui. Je lui ai posé des questions. Et quand j’ai mentionné les… « punitions », Bella… Quand j’ai mentionné les châtiments, elle a éclaté de rire, Bella…

Andie déglutit.

-Elle pensait que je plaisantais, Bella.

Bellatrix émit un chuintement dédaigneux.

-Elle ne peut même pas l’imaginer. C’est bien la preuve qu’elle n’est rien d’autre que faible.

Andromeda secoua la tête et tourna les talons, résignée.

-Quand tu te feras enfermer à Azkaban, ne compte pas sur moi pour t’apporter des muffins dans la salle de visite…

---

-Mère, je…

-Andromeda. Cesse de faire l’enfant.

-Mais mère, ça ne me semble…

-Te semble ? TE semble ? Rien ne doit te sembler. Quel âge as-tu pour pouvoir ressentir les choses ? Tu es à peine une femme et tu voudrais réfléchir ! Tu n’as de vocation que d’obéir, Andromeda. Obéir aux gens qui veulent ton Bien, et j’en fais partie ! Tu seras bientôt une mère de famille, tu dois apprendre la base de la vie domestique !

-Et je ne peux pas me contenter de faire voler les éponges et…

Druella attrapa son lobe droit, enfonçant l’ongle long de son pouce dans le cartilage derrière l’oreille. Accusant un couinement, Andie se pencha tandis que sa mère pointait son doigt griffu sur l’elfe de maison, tremblant, piégé, accroupi contre le four de la cuisine du manoir.

-Tu dois apprendre à punir ton personnel ! Tu dois…

-Non…

-Pardon ?

-NON.

Druella ne semblait pas exactement comprendre ce qui se passait. Les yeux fixés sur le visage placide de sa fille, elle ne semblait pas assimiler la présence de la baguette que celle-ci avait dégainé, elle semblait à peine consciente d’avoir été projetée en arrière, encore moins que sa propre arme se trouvait entre les mains d’Andromeda. Figée, elle observa sa progéniture ordonner au serviteur d’aller se reposer avec une douceur qu’elle ne comprenait pas. D’aller. Se. Reposer. Un elfe. Avec douceur. Les pensées recouvraient très largement la douleur. Elle cligna lentement des yeux. Andie sembla noter son état à l’instant où l’esclave disparaissait d’un geignement. Un sourire froid s’étendit sur ses lèvres.

-Bien. Tu m’écoutes.

Pause.

-Enfin.

Inspiration.

-Je ne vais pas punir un elfe parce qu’il a fait de la meringue rose alors que la recette exigeait une meringue bleue. Parce que c’est ridicule, mère. Je ne vais pas lancer le moindre sortilège qui puisse faire du mal à un être vivant innocent. Parce que c’est inhumain. Parce que je l’ai vécu. Je l’ai vécu, mère. A cause de vous. De vos principes. De vos traditions. De. Vos. Codes. Merdiques.

Druella ne parlait toujours pas. Andromeda aurait pu, du ?, s’en inquiéter, si elle n’éprouvait pas une totale et pleine satisfaction, un sentiment froid, terriblement envahissant, avec quelque chose de répugnant.

-Ne t’inquiète pas. Je vais continuer à sourire. Je vais continuer à me taire. Parce que c’est mon destin. Je vais continuer à jouer. Mais plus jamais je ne te permettrai d’y croire. Plus jamais je ne veux te voir toucher quiconque. Plus jamais je ne veux te voir effleurer Bella. Je ne veux plus que tu tentes de contrôler Cissy. Parce qu’elles n’ont pas besoin de ça, mère. Il est trop tard. Elles feront ce qu’il faut. Mais je ne te laisserai pas continuer à piétiner ce que vous avez déjà brisé. Et si jamais tu recommences. Si jamais tu oses y repenser. Je te jure, mère, je te jure que tu regretteras jusqu’au premier sortilège que tu m’auras fait découvrir.

Elle jeta un regard dégoûté à la Rosier toujours immobile. Et si sa voix avait été jusqu’alors mesurée, tranchante, mécanique, elle explosa d’un coup. Et tandis que la porte claquait, la phrase hurlée résonnait dans l’esprit de Druella.

A quoi nous sert d’être Purs, si on ne peut pas être heureux ?




Un bruit d’un bouchon qu’on arrache à son goulot résonna contre les murs frais des caves de Poudlard.

Ted leva un sourcil.

- Tu n’aurais pas pu faire ça simplement avec ta baguette ?

-Plous ‘rôle à ‘a ‘aquon mo’du…

Lui jetant un regard interrogatif, Andie recracha d’un geste emprunt d’une dignité plus ou moins inexistante le bouchon calé entre ses dents. Il décrivit un arc de cercle parfait sur une distance que la jeune fille apprécia et atterrit dans l’obscurité que les torches dissipaient autour de l’alcove où ils s’étaient blottis. Souriant largement au Poufsouffle, elle avala une longue lampée de vin rouge et passa le bout de sa langue sur ses commissures avec un rire clair.

-C’est un des trucs que tu m’as appris, je te rappelle…

-Ouais… Mais la Muggle Way, c’est peut-être pas toujours la bonne solution, tu sais…

Elle passa son pouce sur son menton, s’amusant avec les poils raz qui s’y accumulaient, son ongle effleurant sa lèvre inférieure du bout de son ongle.

-Oh que si.

Elle lui passa la bouteille et attendit son tour, fixant sa pomme d’adam s’agiter avec intérêt. Lorsque le vin revint, elle s’empressa d’avaler une nouvelle rasade. S’essuyant du revers de la main, elle capta son regard intrigué.

-Quoi ?

-Pour une lady, tu as l’air d’avoir une descente impressionnante…

-Oh, si tu savais… Je ne suis pas une « lady », Ted… Je suis une Black. C’est justement pour ça que j’ai une « descente impressionnante ». Dans la famille, on habitue très jeune les femmes à alcool, notamment au vin…

Il sembla profondément surpris, Andie haussa les épaules.

-On doit pouvoir paraître dans un cocktail ou un diner mondain, ne jamais refuser un verre mais conserver toute notre lucidité… La dignité d’un Black dans un évènement public, c’est ce qui fait l’image de tout le clan…

Elle but une nouvelle gorgée et regarda distraitement tout autour d’eux. Il y avait peu de chances qu’on puisse les repérer. Elle savait que les sortilèges, ses sortilèges, de dissimulation qui entouraient leur nid étaient efficaces. Basiques, et probablement inutiles face à n’importe quel adulte, mais cela suffirait pour le reste des élèves. Elle savait aussi qu’avec Bellatrix en dehors du château, elle pouvait pour la première fois se passer de ces stratagèmes. Mais elle ne le faisait pas. Son regard s’attarda sur les larges pierres des murs. Elles lui semblaient plus ocres, moins humides, plus saines que celle qui menaient à la Salle Commune des Serpentards. Plus rassurantes. Ce n’était peut-être qu’une impression. Elle était en territoire Poufsouffle, la très faible probabilité de croiser un serpent était un atout particulièrement influent quant à sa sensation de bien-être.

Elle frissonna.

Mais certainement pas aussi influent que les mains de Ted qui couraient le long de ses côtes.

Son pouce se déplaça le long de sa mâchoire que sa main enserra fermement et leurs bouches respectives se retrouvèrent rassemblées. Il avait le goût du vin. Elle aimait ça. Comme toujours un peu trop vive quand elle prenait l’initiative de ce genre d’embrassades qu’elle prévoyait pourtant tendres, Andie était presque sûre d’avoir mordu la lèvre du Tonks. Si celui-ci ne se formalisait généralement pas de ce genre de détail, probablement amusé par la ferveur que mettait la Black dans ses marques d’affection, quelque chose sembla le gêner. Alors que ses doigts avaient glissé de ses joues à son torse et s’aventurait maintenant vers son ventre, Ted avait attrapé son poignet, arrêtant ses caresses.

Levant les sourcils, Andie ramena ses ongles à sa bouche d’un air coupable.

-Il y a un… problème ?

-Non… Enfin, je veux dire… Oui, je crois qu’on peut dire… Oui.

Ted gardait les yeux baissés. Andromeda se figea. C’était la toute première fois qu’elle ne voyait pas son regard franc planté dans le sien.

-Ted… Dis-moi.

Sa voix était étonnamment ferme à la vue du tremblement qui agitait ses mains. Il ne le remarqua pas. Pensif, il semblait peser le pour et le contre, et à mesure que le temps avançait, le silence s’épaississait et muscles après muscles, tout le corps d’Andie se paralysait.

Il releva d’un coup la tête.

-Tu ne me présenteras jamais à ta famille, hein ?

Toute la tension accumulée retomba d’un coup. Le corps disloqué, Andie retomba contre le mur, serrant ses jambes décidément trop longues contre elle, fixant le Tonks d’un air troublé. Elle ouvrit les lèvres. Les referma. Il baissa une nouvelle fois les yeux. Elle fit de même. Sa voix était un souffle.

-Non, Ted. Non.

Il détourna la tête. Elle attrapa sa main et la serra un peu trop fort.

-Cause… Cause you’re too…

Pause.

-Too Good, Ted. Really too Good for them.

Elle entrelaça ses doigts dans les siens. Il regardait toujours vers les ténèbres des cachots.

-Toujours Purs.

Le chuchotement français emporta avec lui dix degrés de la température ambiante.

Andie hocha la tête, la gorge serrée. Il n’avait pas retiré sa main. Elle ferma les yeux. Il n’avait pas retiré sa main.

La voix du Tonks s’éleva à nouveau. Plus douce cette fois.

-Tu sais, il y a quelques temps beaucoup de moldus… Des moldus « marginaux » avaient une philosophie… Une espèce de mantra. Un signe reconnaissance. Une façon de se distinguer dans leur différence…

Andie arrondit un sourcil.

-Peace and Love.

-Peace  and Love.

Elle avait répété les mots avec le ton très bas et profond qu’elle n’employait en général que pour les sortilèges difficiles à exécuter. Du bout du doigt, elle traçait des cercles dans la paume de sa main.

-Peace and Love… That could fit with us.

Une torche vrombit.

Elle vit parfaitement éclairé le sourire de Ted.

---

-Tou… Sont… Très… Joli…

Elle accorda un sourire à son interlocuteur rougissant en dépit des postillons que sa simple phrase avait dispersé un peu partout et lui répondit en russe qu’elle le remerciait bien volontiers et le priait de s’exprimer librement dans sa langue natale, son accent anglais étant absolument atroce. Elle lui proposa ensuite des scones. Le géant aux cheveux blonds bien gominés afficha une moue surprise puis éclata dans un rire de soulagement tonitruant. Une fois les plaques rougeâtres qui marbraient son visage à la mâchoire particulièrement forte dispersées, Andie nota la beauté du sorcier, et plus particulièrement ses pommettes saillantes. Elle observa le mastodonte s’agiter autour de la nourriture, suivant ses regards pétillants et s’accorda un sourire. Indubitablement homosexuel. Il paraissait d’un seul coup bien plus sympathique. Sa mère ou un quelconque chaperon vaguement anglophone avait du lui faire apprendre phonétiquement sa phrase par cœur. Elle lui précisa le nom du sorcier qu’il déshabillait littéralement du regard et ajouta qu’il avait très bon goût. Un sourire enfantin s’étala sur le large visage.

-Mais cette enfant est prodigieuse !, s’exclama d’une voix enrouée une vieille sorcière au visage fripé qui avait passé la soirée à remonter son antique poitrine à coup de baguettes, installée sur un étroit canapé délicatement ouvragé, au côté d’une de ces toutes aussi antiques cousines qui n’avaient pas ouvert la bouche de la soirée si ce n’était pour y enfourner de la nourriture., Combien de langues étrangères parle-t-elle donc ?

Druella, raide et austère, plantée devant les deux cousines, un sourire sec en guise de réponse. Andie remarqua le léger frémissement de sa paupière droite lorsqu’elle se rapprocha pour discuter. Satisfaite des convulsions nerveuses maternelles relativement bien cachées, elle se plaça à ses côtés et enchaîna :

-Le Russe, de toute évidence, le Français, qui est une tradition familiale, quelques notions d’Italien, mais je doute de ne pouvoir jamais arriver à quelque chose… Je me penche plutôt sur l’Arabe, ces-derniers temps…

-L’Arabe ! Quelle drôle d’idée !, pouffa l’ancêtre avec une emphase voulue comique. L’effet était éminemment raté.

-Oh, pas tant que ça… Vous savez, l’Egypte est un terrain d’explorations particulièrement prisés par les nouveaux sorciers et…

-N’est-elle pas exquise…

Le sourire édenté qui avait coupé Andie se prolongeait et faisait toujours aussi froid dans le dos après trente bonnes secondes de silence.

-Prodigieux, oui, tout-cela est prodigieux…   Et quel avantage ! Considérable ! Cela et votre nom de famille ! Vous allez faire un mariage des plus influents, j’en suis certaine, ma chère… Peut-être même plusieurs avec la multitude de vos capacités…

Clin d’œil appuyé.

-… Et avec les connaissances que vous leur enseignerez, vous ferez de vos fils  des diplomates de toute première importance, pour sûr !

Un sourire figé, la Prodigieuse Andromeda s’excusa et s’arracha discrètement à la prise poutant ferme de sa mère sur son avant-bras. Elle crut entendre une remarque sur l’impolitesse. Elle sentit monter en elle une envie de faire démonstration de ses exquis talents en maléfices de toute première importance mais se contenta d’attraper un verre sur l’un des plateaux que les elfes promenaient à bout de bras depuis le début de la soirée, circulant agilement entre les danses et conversations, sans que personne d’autres qu’elle ne semblât les remarquer. Ses sourcils arqués de préoccupation, une fois hors de portée de l’ouïe acérée du petit groupe de marieuses, elle laissa échapper un soupir frustré et agita ses orteils dans ses escarpins certes superbes mais bien trop petits. Plus jamais elle n’emprunterait de vêtements à Narcissa. Buvant une gorgée de champagne, elle leva les yeux et contempla le tableau de la bonne cinquantaine de sorciers grouillants d’un coin à l’autre du salon magiquement agrandi à des proportions gargantuesques.

Elle pinça ses lèvres d’un air sceptique. Qui pouvait sérieusement organiser un bal avec représentants internationaux pour célébrer le Nouvel An dans des temps si troubles ? Certes, elle ne s’attendait pas exactement à une petite réunion de famille tranquille autours d’une dinde aux marrons mais, une fois de plus, les Black surpassaient ses pires attentes.  

Levant les yeux au ciel alors que l’écho des paroles de la vieille sorcière ne voulait pas quitter ses pensées, elle grinça ses dents. Elle aurait du s’y attendre. Bella n’avait pas daigné se montrer, et si elle avait ainsi épargné à sa sœur la déplaisante compagnie de Rodolphus, les attentions quant à la prochaine génération de Black se concentraient sur Andromeda. Elle qui subissait déjà la pression d’être la seule des trois sœurs à ne pas encore avoir introduit au monde un compagnon sang-pur sérieux. Un petit privilège que Druella leur accordait avec une permissivité que tous les Black avaient remarqués, s’attribuant chacun à sa façon le devoir d’humilier Andie, allant des diverses remarques railleuses concernant son anatomie intime jusqu’aux allusions au célibat de Rabastan Lestrange, comme si la honte infligée publiquement à répétition allait remettre les idées en place à la jeune oie retardée.

Il y avait bien eu un soupçon d’espoir pour tous lorsque le jeune Caractarus, troisième du nom, s’il vous plait, avait fait mine de s’intéresser à la cadette Black. Les Burke’s étaient une branche mineure de la famille qui aurait bien eu besoin qu’une telle alliance se concrétise pour pouvoir négocier avec les Black de nouveaux contrats par-dessus celui de mariage. Et pourtant les avances du jeune homme, commencée dans les couloirs de Poudlard, et poursuivies dans quelques évènements mondains, s’étaient mystérieusement évaporées aussi promptement qu’elles étaient apparues. Certes, Andie avait été relativement soulagée de voir s’éteindre cet amour franchement unilatéral, mais elle, et son petit orgueil, auraient tout de même voulu avoir le temps de congédier elle-même l’amoureux.

Les yeux d’Andie tombèrent sur deux têtes blondes au port altier. Cissy n’était bien évidemment pas encore fiancée, mais il était d’appréciation publique de la considérer déjà mariée. Andromeda répondit aux sourires crispés du jeune couple. Elle avait déjà eu l’occasion de discuter avec Lucius. C’était un jeune sorcier correct, pas aussi inintéressant qu’on aurait pu le croire, auquel elle devait même concéder un certain charme. Que son narcissisme évident finirait par consumer d’ici quelques années, elle n’en doutait pas. Il la traiterait bien, ça aussi Andromeda en était sûre. En autre cas, Bellatrix et elle-même se chargerait de le rappeler à l’ordre.

Elle pivota sur ses talons et s’arrêta d’un coup. Elle exécuta une petite révérence de circonstance, retenant un juron à l’encontre de ses genoux peu coopératifs. Le teint de sa tante avait encore jauni depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu. Elle se garderait bien de suggérer la moindre possibilité de maladie. Du moins pas aux alentours de la concernée.  Elle nota que seul Regulus était présent aux côtés de sa mère. Elle se souvint des ragots chuchotés furieusement dans les rangs de la famille quant au caractère indocile de Sirius et elle ne réprima pas un sourire.

Peut-être qu’il y en avait de plus précoces…

-Mais cette enfant est prodigieuse !

Tiens, la marieuse venait sans doute d’apercevoir Cissy.

Elle sourit de plus belle et avala une nouvelle gorgée.

---

La silhouette se découpa dans la lueur claire de la lune. Dévorant quasiment toute la portion de ciel d’encre contenue dans la fenêtre pourtant large, le disque platine illuminait comme en plein jour la moitié l’étroit appartement, laissant le reste de l’espace rongé par l’obscurité. Andie, nue, baguette à la main, sa peau rendue particulièrement pâle à la lumière nocturne, ses cheveux sombres coupés plus courts en bataille sur sa nuque, contemplait pensivement le ciel nocturne. Allongé sur le lit, adossé aux coussins, les draps froissés diversement sur le lit et le parquet usé, Ted aussi peu habillé qu’elle. Elle ne distinguait de son visage que la cigarette qu’il venait d’allumer dans la pénombre. Il recracha une bouffée de bleuâtre et la jeune femme se retourna, observant les volutes s’enrouler et se déplier tout autour d’eux.

Elle respira doucement.

-Tu n’es pas obligée d’être femme au foyer, tu sais.

Elle ouvrit ses yeux très grands.

-Je ne te demanderai jamais ça.

Elle fixa le visage serein du sorcier et finit par détourner les yeux.  Elle se tapota pensivement les dents incisives du bout de son arme. Ted se crispa, malgré les années, loin d’être aussi à l’aise qu’elle avec le caractère très affirmé de Caligula.

-Tu pourrais travailler.

Elle pencha la tête sur le côté et retourna à sa contemplation des cieux.

-Tu as toutes les compétences pour travailler au ministère. Autant que moi. Probablement plus. Elles ne se sont pas envolées après la cérémonie des diplômes à Poudlard…

D’un moulinet distrait du poignet, elle envoya les vêtements de Tonks éparpillés partout dans la chambre s’entasser dans une pile bien nette en face de la porte de la salle de bain.

-Tu as des relations. Tu sais parler plusieurs langues. Tu as l’habitude des milieux mondains…

Les chaussettes traînaient en arrière, chenilles laineuses avançant péniblement. Un nouveau souffle de tabac se promenait dans l’air.

-Tu pourrais travailler à la Coopération Magique Internationale…

Sans même se retourner, elle fit un mouvement sec du bout de sa baguette. Les chenilles devinrent fusées et semblables à des balles de tennis ternes, filèrent rejoindre leurs congénères vestimentaires.

-Tu dis ça comme si je pouvais choisir de ne plus être une Black…

-Oui.

Elle pivota vers lui, un air préoccupé sur le visage, ne comprenant visiblement pas ce qu’il voulait dire.

-Là.

Le bout de la cigarette rougeoya.

- Tout de suite.

Un sourire apparut derrière la fumée.

-Tu peux choisir de devenir une Tonks.

---

- I love you…

Andie fermait les yeux.

- I love you…

Elle appuyait les syllabes bien plus que de raison.

- I…

Et soudain elle explosa.

- I can’t, I can't explain the feeling's plain to me, say…

Tendant le doigt vers sa fille en lévitation à côté de l’évier, Caligula en guise de micro, elle poursuivit ses beuglements, massacrant allègrement les notes moldues.

- …can't you see? I love you. Ah, he gave me all, he gave it all to me to me, say can't you see?

Plaquant une main sur sa poitrine simplement habillée d’un soutien-gorge, elle pivota sur elle-même tandis que Nymphadora riait en s’agitant en rythme. Dansant dans sa seule petite culotte, Andie embrassa le poste de radio flottant qui diffusait la musique, puis enchaîna les mouvements frénétiques, agitant ses bras comme une espèce d’oiseau géant en pleine parade amoureuse.

- How can I tell you about my loved one ?

Sa voix montait dangereusement haut pour les oreilles du nourrisson.

- You'd think that people would have…

La porte s’ouvrit. Ted entra. Il leva un sourcil, amusé. Devant lui, Andie face au miroir, sa baguette dans le chignon, tenait sa fille entre les bras tout en étalant de la crème sur son front. Elle se tourna vers lui d’un air dégagé, avec la moue qu’il connaissait si bien, la narine droite relevée, celle qu’elle prenait quant elle cherchait à paraître distinguée.


- Oui, Teddie ?
- Dromeda. Tout va bien ?
- Oui. Bien sur. Qu’est-ce qui n’irait pas ?
- J’ai cru entendre des… cris.
- Ah bon ? Tu as du te faire des idées…
- Des idées, hein ?
- Mmh…
- Mmh…
- MmhMmh…
- …Alors qu’est-ce que fait le poste de radio à flotter derrière le rideau de douche ?
- …
- …
- … J’aurais du le délusionner, hein ?
- Indéniablement.

Il déposa un baiser sur sa tempe. Elle sourit doucement et caressa le bord de sa mâchoire. Il hésita puis passa sa main dans les cheveux de Dora qui viraient soudainement au rose. Il ne semblait pas encore tout à fait habitué au phénomène. Andie ne comprenait pas exactement pourquoi. Certes, la nature de leur fille avait été une véritable surprise, et son don était quelque chose de particulièrement rare, mais ce n’était tout de même pas comme si elle avait donné naissance à un basilic.

- Tu vas bientôt partir ?
- D’ici une demi-heure, oui.
- Et tu vas transplaner…
- Juste après la boîte aux lettres. La zone de protection s’arrête là…
- Très bien…

Elle passa à son cou la chaîne argentée au bout de laquelle pendait une clef de voiture estampillée Ford. Ted sourit avec tendresse. Il la lui avait offert au premier anniversaire qu’ils avaient passé en tant que Monsieur et Madame Tonks.  En vérité, son but initial était de lui offrir la voiture qui allait avec, une façon de l’initier au monde moldu comme elle le voulait, une manière de l’aider à s’éloigner encore un peu plus de sa famille. C’était sans compter le pragmatisme d’Andie qui avait couiné et avait sourit comme une enfant, prenant l’objet pour un bijou particulièrement travaillé. Depuis lors, elle n’avait pas passé un jour sans avoir la clef autour du cou. Il n’avait jamais eu le cœur de lui expliquer l’utilité originelle de l’objet.

-En parlant de ça, j’ai demandé à Alastor de passer vérifier les derniers sortilèges…

La nuque de Ted s’était raidie.

- Ce qui veut dire…
- Que c’est un immense honneur que nous fait un éminent auror, sang-pur de surcroit, de venir dans notre humble maison traîtresse à son sang…
- Et ?
- Et que si un mur ou deux s’écroulent pendant la journée, aucune raison de s’inquiéter., ajouta-t-elle, guillerette.

Ted leva les yeux au ciel et sortit de la pièce en attrapant Dora qui affichait désormais une peau d’ébène et des sourcils bleu électrique. Se tournant vers son reflet, Andie passa une main dans ses cheveux et soupira. Ils avaient repoussé. La ressemblance était revenue. Un rappel de sa véritable nature. On ne la laisserait jamais oublier. Pas un instant. Elle le sentirait dans le regard des gens au ministère. Elle le sentirait dans les quelques secondes de silence un peu trop gênantes qui s’égraineraient quand quelqu’un l’appellerait Black.

Elle le sentait déjà.

Douce Andromeda, pauvre Andromeda, attachée par les liens du sang, enchaînée au rocher de ton héritage, présentée aux Dieux pour les apaiser, pour réparer les erreurs anciennes, sacrifiée à l’expiation, prête. Toute prête, à être dévorée par le monstre qui hante ta famille.  

Elle ferma les yeux.

Elle y reviendrait toujours. Elle l’avait laissée derrière elle. Une cause perdue. Elle avait préféré son bonheur.

Elle s’était préservée. Elle l’avait abandonnée.

Une vraie Serpentard.
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The Grim

000

Ven 29 Aoû - 22:09

Club des traitres à leur sang de la famille Black

Bienvenue parmi nous et n'hésite pas si tu as la moindre question


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Ven 29 Aoû - 22:27

Luke

Le cousin prodiiiigue-ou-presque First rule of the Traitors Club, don't talk about the Traitors Club

Merci

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Fabian Prewett

0/500/27/V

Ven 29 Aoû - 22:29

Hiiiiii



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Ven 29 Aoû - 22:39

Tennant-ten-baby-aw
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Fabian Prewett

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Ven 29 Aoû - 22:40

my baby il est cute young, une vraie tête de geek



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Ven 29 Aoû - 22:43

HAN ! HANNNN ! Tu as cédé, oh myyy
J'espère avoir le droit de poster ici même si je ne suis pas encore validée, mais je prends le risque pour tes beaux yeux quand même
Hâte de lire tout ça, et hâte d'établir plus précisément notre lien aussi
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Ven 29 Aoû - 23:08

Ses cheveeeeeuuuux

Et toi aussi t'as du level capillaire, Calli Tout ce courage, c'est beau Et ouais, le harcèlement a payé, mais Andie est trop parfaite, so

Can't wait too, love

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Tara Tatouille

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Ven 29 Aoû - 23:21

Evidemment que tu as le droit voyooons

Et je ris de ta faiblesse, mais en même temps ça me fait plaisir Je ne doute pas que tu auras l'inspiration, j'ai hâte de lire


We're so young that we're on the road to ruin. We play dumb, but we know exactly what we're doing. We cry tears of mascara in the bathroom, honey, life is just a classroom.
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Ven 29 Aoû - 23:29

Comment je vous hais C'est moi le Slytherin, mais c'est bon, les fourbes y'en a partout Mah, la Andie est inspirante, je doute pas que la fiche vienne facilement
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Sam 30 Aoû - 11:09

Très bon choix de PV
Bienvenue Smile
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Dim 31 Aoû - 19:28

Purette, les deux premiers cycles Le troisième, je veux le troisième
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Lun 1 Sep - 0:35

Merci Alice-cute-baby-kitten-choue-perfect-blonde-torturée-par-ma-sestra

Te voilà servie oh-so-pretty-ginger-booh-little face-aw
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Tara Tatouille

000

Lun 1 Sep - 1:21

J'ai sérieusement failli pleurer, j'te hais

Belle fiche mon chat, je te valide bien entendu


We're so young that we're on the road to ruin. We play dumb, but we know exactly what we're doing. We cry tears of mascara in the bathroom, honey, life is just a classroom.
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