top site
n'oubliez pas de voter toutes les deux heures pour le forum
Poudlard a besoin d'étudiants!
merci de privilégier les élèves aux adultes à l'inscription
intrigues
inscrivez-vous aux nouvelles intrigues ici & ici !

 :: WIZARDING WORLD :: londres moldu

 Aisling & Alfie ❝ L'amour briiiiiiille, sous les étoiiiiiiles ❞

AuteurMessage
profil
▪ messages : 1104
▪ pseudo : Golden`Lies - Laure
▪ multinick : Harold ♥
▪ célébrité : Jack Falahee
▪ points : 108
▪ statut : sang-mêlé
▪ âge : 18 ans
▪ maison : serdaigle
▪ emploi : Stagiaire à la Brigade de Police Magique
▪ orientation : Homosexuel et fier de l'être
▪ situation : Tellement compliquée ...
▪ crédits : tearsflight (ava) & beylin (code) ; carl bean (lyrics) ; tumblr (gif)

▪ duels :
9 / 109 / 10
▪ potions :
2 / 102 / 10
▪ métamorphose :
7 / 107 / 10
▪ legilimancie :
4 / 104 / 10
▪ occlumancie :
3 / 103 / 10
▪ quidditch :
8 / 108 / 10
▪ divination :
0 / 100 / 10
  
    avataravatar
Alfie Delaunay

200/1000/18/V

Jeu 3 Sep - 22:07



AISLING & ALFIE
❝ l'amour briiiiiiille, sous les étoiiiiiiles ❞

Alfie n’était pas au mieux de sa forme. Pour tout dire, cela faisait près de deux mois, maintenant, qu’il n’allait pas bien, et qu’il n’arrivait pas à retomber sur ses pattes. On aura pu croire qu’un été suffisait à panser un cœur brisé. Qu’un été, principalement remplis de coups d’un soir, serait suffisant pour oublier un amour perdu. Mais ce n’était pas le cas. Pas cette fois, en tout cas. Alfie ne sortait, principalement, que le soir. Il y avait bien eu quelques exceptions, mais elles s’étaient faites bien rares. Ses journées, le serdaigle les passait dans son lit, à pleurer, la plupart du temps. Il n’y avait que lorsqu’il était dans les bras d’un autre homme, qu’il parvenait à oublier. Mais tout ceci n’était qu’illusion. Lui-même savait que cela ne durait qu’un temps, et qu’il retrouvait ensuite sa morosité. Pour autant, il le faisait quand même. Parce qu’il se sentait tellement bien, lorsqu’il séduisait. Il se sentait tellement bien, lorsque le jeu commençait. Et, surtout, il se sentait tellement bien, sous les baisers et caresses de ses nombreux amants. Alors, il oubliait tout. Il oubliait Luke. Il oubliait Evan. Il oubliait Atlas. Il s’oubliait lui-même, aussi, au fil des soupirs qui s’échappaient de sa bouche, et des soubresauts qui parcouraient son échine. C’était la solution de facilité, et lui-même le savait. Mais peut-être avait-il été trop gryffondor pour toute une vie. Peut-être que, finalement, ne pas être brave pouvait, aussi, être bien. Du moins quelques fois. Et, en ce moment, c’était ce qui l’aidait. Il en avait tout simplement besoin. Un besoin viscéral. Un besoin qui le consumait. Qui le consommait, aussi, ou qu’il consommait, plutôt. Sans modération aucune. Alfie n’avait pas vu Atlas de tout l’été. Ils s’étaient écrits, bien entendu. Mais cela n’avait pas été comme avant. Il avait comme l’impression que quelque chose s’était brisé, entre eux. Comme s’ils avaient tout deux évolués, séparément. C’était qu’ils avaient tant vécu, aussi, cette année. Et, pour une fois, ils avaient vécu indépendamment l’un de l’autre. Alfie ne se faisait pas trop de soucis, cependant. Atlas était et resterait son meilleur ami. Il fallait simplement que tous les deux s’adaptent à l’autre, et leur amitié suivrait. Du côté d’Alfie, comme chaque été, il se rapprochait d’Aisling. Elle était sa voisine, et leurs jardins étaient même simplement séparés d’une barrière – qui avait d’ailleurs quelques planches bancales, par où les deux avaient pris l’habitude de se faufiler, depuis plusieurs années maintenant. Ce soir, les deux amis étaient sortis ensemble. Oh, c’était quelque chose de plutôt habituel, lorsqu’on les connaissait. C’était même ainsi qu’ils fonctionnaient, d’ailleurs. Bien qu’Alfie ne soit pas dans son assiette et qu’il avait le moral au plus bas, il avait recommencé à sortir avec son amie, et tous les deux avaient retrouvés directement leur complicité et leur beuverie. Cela avait été le cas ce soir, d’ailleurs. Après avoir enchainés plusieurs boissons, ils avaient décidé de rentrer chez eux. Alfie n’avait trouvé personne d’intéressant, ce soir. Oui, la soirée ne s’était pas passée aussi bien que prévue. D’habitude, les deux comparses sortaient, buvaient, riaient. Puis vaquaient ensuite à leurs occupations. Alfie passait la nuit dans les bras – et draps, aussi, parfois, lorsqu’il ne s’agissait pas des siens – d’un autre homme, où il oubliait tout. Et Aisling … Elle avait tout simplement son propre programme. Mais ce soir était différent. Alfie n’avait, tout simplement, jeté son dévolu sur personne. A croire que les gays et bisexuels de Londres n’étaient pas sortis. Parce qu’aucun des hommes, présents dans le bar où ils étaient allés, ne lui avait semblé intéressé par une personne du même sexe. Enfin, si, il y en avait bien eu quelques uns. Mais le Français avait déjà couché avec eux et … disons simplement que, si cela s’était très bien passé, il avait eu envie de quelque chose de nouveau. Le seul homme qu’il avait revu à plusieurs reprises durant l’été, c’était Frey Parkinson – oui, il avait très vite fait le lien entre son prénom, en le croisant avec les noms de famille des Sang Pur. Le serdaigle devait bien avouer qu’il était fasciné par l’homme, comme rarement il ne l’avait été. Il y avait tellement de choses à découvrir, tant de choses à comprendre sur l’homme, aussi. Alfie savait qu’il jouait avec le feu. Il le savait parfaitement. D’un coup de baguette magique, Frey pourrait le tuer. Il se demandait même si le mangemort ne partirait pas sans se retourner, si cela devait un jour arriver. Mais il ne pouvait tout simplement pas s’en empêcher. Son ainé l’attirait comme un aimant. Sans même parler de la tension sexuelle qu’il y avait entre eux, et du plaisir qu’il prenait à goûter chaque parcelle de sa peau, leurs rares discussions le fascinaient toujours autant, sinon plus, qu’au début. Oh, attention, tout ceci n’était que purement sexuel. Oui, Alfie se retrouvait intimidé, face à l’homme, un peu comme s’il était encore innocent – et peut-être, qu’entre ses bras, il l’était, finalement ; en comparaison, en tout cas. Mais cela n’allait pas plus loin. Alfie ne s’attachait pas. Il ne s’agissait là que d’une petite fascination, qui s’en irait aussi rapidement qu’elle n’était arrivée, une fois que l’été toucherait à sa fin. Ce soir, pas de Frey. Pas d’homme tout court, d’ailleurs. Alors les deux jeunes sorciers rentraient tranquillement chez eux. Enfin … tranquillement … tout était relatif, surtout vu la dose d’alcool qui parcourait actuellement leurs veines. Mais ceci n’était pas important. Non, ce qui était important, c’était qu’ils riaient, se chahutaient un peu, aussi, gentiment. Et qu’ils étaient, tout simplement, bien. Les parents d’Aisling étaient à l’extérieur de la ville pour le week-end, les deux décidèrent que camper dans le jardin des Kyle serait une très bonne idée. Bon, ils n’avaient pas de sacs de couchages, soit. Mais des couvertures feraient très probablement l’affaire, à n’en pas douter. La jeune alla d’ailleurs en chercher, montant tant bien que mal les escaliers – avec plus de mal que de bien, certes, ce qui provoqua d’ailleurs plusieurs éclats de rire de la part du brun. Par simplicité, elle les envoya depuis la fenêtre de sa chambre, tout comme deux coussins. Pendant que la jeune fille descendait les escaliers pour le rejoindre dans le jardin – et autant dire que cela pouvait s’avérer plus difficile que ce que l’on croyait, lorsque l’on avait la vision trouble – le sang-mêlé s’attela à installer leur campement pour leur nuit à la belle étoile. Puis s’allongea lamentablement – lire : se laissa tomber de toute son poids sur les couvertures étalées sur l’herbe. « Ouuuh ! Viens voir comme les étoiles sont belles ! » s’émerveilla-t-il en regardant le ciel, comme son amie le rejoignait et s’allongeait à ses côtés.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
profil
▪ messages : 673
▪ pseudo : Claire / kyute
▪ multinick : Lulu
▪ célébrité : Zoé Kravitz
▪ points : 93
▪ statut : né-moldu
▪ âge : 18 ans
▪ maison : poufsouffle
▪ emploi : batteuse pour les falmouth falcons (recrue)
▪ orientation : Autosexuelle (ou bi)
▪ situation : Aromantique & single
▪ crédits : faust

▪ duels :
8 / 108 / 10
▪ potions :
2 / 102 / 10
▪ métamorphose :
9 / 109 / 10
▪ legilimancie :
0 / 100 / 10
▪ occlumancie :
0 / 100 / 10
▪ quidditch :
10 / 1010 / 10
▪ divination :
3 / 103 / 10
  
    avataravatar
Aisling Kyle

RP50M500A18

Sam 12 Sep - 19:53

La fin catastrophique de l'année à Poudlard et les évènements du bal avait mis un coup au moral de la jeune Poufsouffle. Un coup comme elle pensait qu'il était impossible d'en porter. Son éternel optimisme avait soudainement reculé et il lui avait fallu quelques temps auprès de ses parents, à ne rien faire d'autre que manger des gâteaux, raconter des conneries et jouer aux cartes. La famille Kyle était bonne pour le moral. Et dès qu'ils avaient vu l'état de leur fille, ses fantastiques parents avaient décidé de passer énormément de temps avec elle, et son père était resté encore plus derrière les fourneaux pour gaver sa fille de pâtisseries en tout genre. Si elle avait eu un métabolisme humain, et non celui fou qui s'était habitué à ses pulsions gourmandes, elle aurait probablement pris une dizaine de kilo dès son premier mois de vacances. Mais elle compensait le tout en filant à travers la campagne sur son balais. Ce n'était pas comme si quiconque habitait près de chez ses parents, et depuis qu'elle avait pu acheter son propre engin, elle passait la moitié de ses vacances dessus. Enfin. Moins de la moitié. Elle avait quitté la campagne de ses parents au bout d'un moment pour profiter de la maison familiale à Londres. Monsieur et Madame Kyle étaient bien sûr venus avec leur fille. Hors de question de la perdre de vue pendant ces deux mois bien trop courts à leurs yeux, même si leur fille leur avait assuré qu'il était préférable qu'ils restent perdus au fin fond de l'Irlande. Savoir ses parents à Londres n'avait décidément pas arranger l'état d'Aisling qui passait désormais ses journées à angoisser sur ce qu'il pourrait bien leur arriver. D'autant plus quand ils insistaient pour l'accompagner sur le chemin de traverse et lire tous les livres de Avery & Bott.

La seule chose qui lui ôtait tout ces soucis de l'esprit était l'alcool. L'alcool et les joints de mandragore. La musique un peu trop forte, les corps qui s'échauffent, les danses insensées. Si Alfie semblait dans un état pire que le sien, la méthode pour passer à autre chose était la même. Et ça marchait encore mieux à deux. Si Aisling ne se perdait pas dans les bras d'hommes divers et variés, rencontrés au hasard de la soirée, elle ne jugeait en rien la façon de faire de son ami. Elle savait juste qu'elle ne pouvait pas compter sur un homme pour lui faire oublier ses problèmes, et que la mandragore était bien plus efficace sur ce point. La mandragore et le haschich. L'herbe moldue associée à l'herbe sorcière avait, selon la Poufsouffle des vertus inattendues. Et elle passait donc la majorité de ses soirées à planer bien trop haut, à partir du moment où elle voyait Alfie disparaître avec un homme. Mais parfois, le Serdaigle ne trouvait pas chaussure à son pied, pour ainsi dire. Et ce soir était l'une de ces fois. Soit il était trop difficile, soit l'offre d'hommes gays sur Londres était un peu trop faible pour lui. Et quand Alfie ne s'enfuyait pas pour aller oublier ses ennuis dans le lits d'un autre, Aisling s’efforçait de ne pas aller oublier ses ennuis dans les nuages. Rester sur Terre. Pas trop sur Terre non plus, elle ne se privait pas totalement, mais suffisamment pour rester éveiller et être consciente de ce qu'il se passait autour d'elle. Elle restait avec lui, tout en allégeant quand même son esprit d'un poids, entre les shots de téquila, le whisky, et les joints.

Et ils étaient restés ensemble jusqu'au bout de la soirée. Jusqu'à ce que l'un d'entre eux, ou bien peut-être les deux d'un commun accord, ne propose de rentrer. Rentrer ensemble parce qu'ils habitaient presque au même endroit. Rentrer ensemble, rire au milieu du silence des rues londonienne, raconter des conneries. Et pour une fois que les parents d'Aisling étaient partie voir de la famille hors de la ville, ils s'arrêtèrent tous les deux chez elle, même si le Serdaigle habitait la maison adjacente. La bicoque familiale où la métisse avait pris l'habitude de passer ses étés, était bien trop sombre et bien trop silencieuse. Et ils allèrent s'installer dans le jardin. Puisqu'apparemment, camper là était la meilleure idée qu'ils aient eu de la soirée. Et puisqu'il s'agissait de la maison d'Aisling, c'était elle qui devait aller chercher les couvertures. Elle se dévoua donc, maudissant intérieurement la maison, les escaliers qui tentèrent de la tuer une bonne dizaine de fois (malgré le fait qu'ils ne soient en rien magiques comme ceux de Poudlard), cet effet qu'avait l'alcool de perturber sa perception des distances, la personne qui avait décidé que ranger les couvertures dans les chambres plutôt que dans l'entrée était une bonne idée, et encore un bon nombre de choses plus ou moins logiques. Maudire tout ce qui n'allait pas était une bonne façon de faire quand il s'agissait de monter les escaliers un peu trop raide de la maison familiale. Et quand elle fut enfin arrivée à bon port, elle n'hésita pas une seconde avant de balancer le tout par la fenêtre. Tenter de descendre lesdits escaliers avec les bras chargés de couvertures serait signer son arrêt de mort. Sans aucun doute. Alors elle les jeta par la fenêtre, en se disant que son ami les rattraperait, d'une façon ou d'une autre. Elle aurait certes pu gérer le tout en douceur, avec un petit coup de baguette magique... Mais s'installer pendant quelques temps dans la maison moldue de la famille de son père lui ramenait ses réflexes de moldue, et elle faisait les choses sans artifices. Et puis elle était de toute façon trop bourrées pour se risquer à faire de la magie au cœur de Londres moldu. Et elle balança deux coussins avec la même énergie, en espérant qu'au moins un heurte le brun qu'elle avait entendu se moquer d'elle quand elle jurait dans les escaliers. Il méritait bien ça.

La descente fut tout aussi difficile que la montée. Sinon plus. Mais elle avait la technique, depuis le temps. Et elle descendit les marches consciencieusement, sur les fesses. Mieux valait descendre lentement sur le fesses que brutalement sur le ventre. Et quand elle finit enfin par arriver dans le jardin, Alfie finissait juste d'installer les couvertures. Elle regarda le travail avec un large sourire. Oui, camper au milieu du jardin était la meilleure idée de toutes les vacances, si ce n'était de toute leur vie. « Ouuuh ! Viens voir comme les étoiles sont belles ! » A la suite du Serdaigle, Aisling se laissa lourdement tomber sur les couvertures, cala un oreiller sous sa tête et plongea son regard dans les étoiles. « Ça, c'est du ciel étoilé. Digne d'un cours d'astronomie. » Et elle rigola doucement parce que les cours d'Astronomie et elle, ça faisait quinze. Elle adorait regarder les étoiles, mais les constellations et les conneries du genre, ça lui passait loin au dessus de la tête. Elle soupira d'aise. Elle était bien là. Et puis elle étala ses bras en croix, évitant d'en envoyer un dans la tête d'Alfie. Elle préférait plutôt lui passer la main dans les cheveux pour les ébouriffer. « Bon, weed ou mandrake? » Parce que si elle adorait les deux, son cher voisin avait peut-être une préférence, et elle ne voulait pas s'imposer. Ensuite, il lui faudrait encore se concentrer pour réussir à transformer la racine brute en joint magnifique, d'un coup de baguette, comme elle en avait l'habitude. Et si elle excellait en métamorphose, c'était généralement à jeun qu'elle passait les examens. Mais elle ne doutait pas en ses capacités. Elle avait bien trop bu pour douter d'elle-même.


THE BADASS HONEYBADGER

© okinnel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
profil
▪ messages : 1104
▪ pseudo : Golden`Lies - Laure
▪ multinick : Harold ♥
▪ célébrité : Jack Falahee
▪ points : 108
▪ statut : sang-mêlé
▪ âge : 18 ans
▪ maison : serdaigle
▪ emploi : Stagiaire à la Brigade de Police Magique
▪ orientation : Homosexuel et fier de l'être
▪ situation : Tellement compliquée ...
▪ crédits : tearsflight (ava) & beylin (code) ; carl bean (lyrics) ; tumblr (gif)

▪ duels :
9 / 109 / 10
▪ potions :
2 / 102 / 10
▪ métamorphose :
7 / 107 / 10
▪ legilimancie :
4 / 104 / 10
▪ occlumancie :
3 / 103 / 10
▪ quidditch :
8 / 108 / 10
▪ divination :
0 / 100 / 10
  
    avataravatar
Alfie Delaunay

200/1000/18/V

Dim 13 Sep - 22:51



AISLING & ALFIE
❝ l'amour briiiiiiille, sous les étoiiiiiiles ❞

Oui, passer une nuit à la belle étoile ne pouvait qu’être une bonne idée ! D’ailleurs, leur campement improvisé était très confortable, et Alfie était certain qu’il dormirait très bien cette nuit. Peut-être même qu’Evan Rosier ne viendrait pas hanter ses nuits, et qu’il n’aurait pas à se réveiller en sursaut après l’avoir vu torturer Luke, tout en étant incapable d’intervenir et de tout simplement bouger. Ou alors, peut-être qu’il avait tellement bu que son sommeil serait sans rêve, et qu’il passerait enfin une bonne nuit de sommeil – et qu’importe s’il avait une grosse migraine le lendemain matin, c’était toujours mieux que de faire, encore et encore, le même cauchemar. « Ça, c'est du ciel étoilé. Digne d'un cours d'astronomie. » dit-elle avant de pouffer doucement, ce qui eut le mérite d’entrainer Alfie dans son rire, même s’il ne comprenait pas ce qu’il pouvait bien y avoir de drôle dans ce qu’elle avait dit. Alfie aimait beaucoup l’astronomie. Tout simplement car étudier les étoiles était toujours propice à rêver, à s’évader. Oh, attention, c’était aussi une matière très sérieuse, qu’il ne fallait donc pas prendre à la légère. Mais voilà, il aimait bien se poser pour regarder les étoiles, et s’inventer de belles histoires. Alors, forcément, il travaillait la discipline avec un certain sérieux, comme pour compenser tout ce qu’elle pouvait bien lui offrir. Mais bon, même s’il ne comprenait pas ce qu’il y avait de drôle, donc, il ne pouvait s’empêcher de la suivre dans son rire. Parce que, déjà en ordre général, il en fallait bien peu pour qu’Alfie ne se mette à rire. D’ailleurs, un simple rire parvenait à lui faire obtenir ce résultat. Oui, oui, il suffisait qu’une personne, à ses côtés – oui, car si elle était à plusieurs kilomètres, cela n’avait pas vraiment le même effet, puisqu’il ne la voyait pas … ou ne l’entendait pas … bref – ne se mette à rire pour qu’il s’y mette lui aussi. Et, là, avec tout l’alcool qu’il avait dans le sang, il lui suffisait donc d’encore moins que ça.  « Bon, weed ou mandrake? » Il sursauta à ses mots, comme elle le ramenait sur terre. C’était qu’il s’était perdu dans son observation des étoiles, du coup. Il fit une petite moue, comme il réfléchissait. La mandragore lui faisait penser à Atlas. L’idée d’en fumer, sans lui à ses côtés, allait peut-être même lui miner le moral. Autant éviter, puisque ce n’était pas le but, après tout.   « Weeeeeeed ! » s’exclama-t-il, peut-être un peu fort, avant de rire. Le fait qu’il y ait sa famille dans la maison d’à côté, qui pourrait l’entendre ? Alfie s’en moquait. Déjà, il était bien trop bourré pour ne serait-ce s’en rendre compte. Et, de plus, ce n’était pas comme s’il risquait quoique ce soit. Il en avait déjà fumé avec sa mère, d’ailleurs, à plusieurs reprises. Finalement, le seul risque, c’était encore que Mme Delaunay ne vienne à les rejoindre. Ooooh ! Mais ce serait une bonne idée, ça ! Ouiiiii, Alfie aimerait beaucoup appeler sa maman, pour qu’elle vienne. Comme ça, il passerait sa nuit avec sa meilleure amie, et avec sa maman. Bref, deux des trois femmes qu’il aimait dans sa vie – la troisième étant sa petite sœur, mais elle, il était plutôt certain qu’elle ne se joindrait pas à eux ; déjà, elle avait neuf ans, et c’était peut-être un petit peu jeune encore pour fumer de la weed, et en plus, ce n’était pas dans son caractère. « La weeed, c’est le bien ! En plus, on peut pas en trouver à Poudlard. Et je me vois mal demander à maman de m’en envoyer par hibou. » Il se mit soudainement à ricaner fortement, en imaginant un hibou transporter de la weed. Et son rire se fit alors plus fort, comme il l’imaginait cette fois-ci attiré par l’odeur, et l’ingérer. « Asliiiiing. » geint-il dans un petit sanglot. « Je suis triste. » annonça-t-il subitement dans un mumure, à mille lieux de l’état dans lequel il était quelques secondes plus tôt. « J’arrive pas à être heureux à nouveau. Je suis juste triste. » souffla-t-il doucement, avant de renifler un peu. « Y’a plus de lumière. La lumière elle est juste éteinte. Et elle veut plus se rallumer. » Quelques larmes commencèrent à rouler sur ses joues, et Alfie eut bien du mal à étouffer un sanglot. Parce qu’il n’arrivait plus à être lui. A être tout le temps lumineux. Et que les seuls moments où il parvenait à se sentir bien, c’était encore lorsqu’il était dans les bras d’un autre homme, et que son corps nu frissonnait sous le sien – ou sur, il n’était pas bien difficile. Il faisait tant d’efforts, pourtant, pour essayer d’oublier Luke. Mais rien. Il n’y arrivait pas. Il n’arrivait pas à tourner la page. Même alors que l’été touchait presque à sa fin. Parce que le sang-pur lui manquait atrocement. Et qu’il n’arrivait pas à voir comment redevenir heureux à nouveau. « Elle veut plus se rallumer. » répéta-t-il dans un sanglot. Il ne savait même pas si ce qu’il disait était compréhensible ou non. Et il s’en moquait, en cet instant, pour tout dire. Parce qu’il avait juste besoin de pleurer. Qui aurait cru qu’un être humain pouvait pleurer autant, et continuer à avoir assez de larmes pour couler ? Ou peut-être était-ce juste quelque chose de sorcier, et non moldu. Peut-être que c’était comme les maladies. C’était quelque chose que le Français avait remarqué. Quand son père tombait assez fréquemment malade, les autres membres de leur petite famille avait une santé de fer. Même lorsque M. Delaunay avait une maladie pourtant réputée pour être très contagieuse. Rien. Alors peut-être que c’était la même chose pour les larmes. Peut-être que les moldus avaient un quota de larmes à écouler, et qu’ensuite il n’y en avait plus assez. Alors que les sorciers, leur quota était juste plus grand, et dès qu’il était rempli, celui-ci se régénérait alors. Alfie n’en savait rien. Alfie s’en moquait. Alfie voulait juste arrêter de pleurer.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
profil
▪ messages : 673
▪ pseudo : Claire / kyute
▪ multinick : Lulu
▪ célébrité : Zoé Kravitz
▪ points : 93
▪ statut : né-moldu
▪ âge : 18 ans
▪ maison : poufsouffle
▪ emploi : batteuse pour les falmouth falcons (recrue)
▪ orientation : Autosexuelle (ou bi)
▪ situation : Aromantique & single
▪ crédits : faust

▪ duels :
8 / 108 / 10
▪ potions :
2 / 102 / 10
▪ métamorphose :
9 / 109 / 10
▪ legilimancie :
0 / 100 / 10
▪ occlumancie :
0 / 100 / 10
▪ quidditch :
10 / 1010 / 10
▪ divination :
3 / 103 / 10
  
    avataravatar
Aisling Kyle

RP50M500A18

Ven 9 Oct - 18:16

Elle crut voir Alfie sursauter du coin de l'oeil à sa question existentielle quant à ce qu'ils allaient fumer. Elle pouvait le comprendre. C'était un choix difficile. Certaines personnes n'aimaient pas choisir. Elle notamment. Mais pour ça, elle n'avait pas trop de soucis. Elle mélangeait les deux. Même si ça n'était sûrement pas la meilleure idée qu'elle ai jamais eu. Et elle ne voulait pas infliger ça à Alfie. Elle ne voulait pas non plus perdre connaissance tout de suite maintenant et oublier le reste de la soirée. Alors elle lui offrait le choix à lui. Parce qu'elle ne connaissait pas bien ses habitudes. Parce qu'ils n'avaient pas spécialement l'habitude de fumer ensemble. Certes, ils passaient du temps en été à faire des soirées ensemble, mais ils se perdaient assez rapidement de vue. Et leur soirée ayant lieu au milieu des moldus, la mandragore n'était de toute évidence pas quelque chose de trop commun. Alors voilà. Elle lui laissait choisir ce qu'il préférait. Parce qu'elle était comme ça, Aisling, ouverte d'esprit. Tant qu'elle finissait par planer, elle ne discriminait pas.  « Weeeeeeed ! » Ça, c'était une réponse bien trop déterminée pour qu'elle ose lui demander s'il était sûr de lui. Et c'était un bon choix. Parce que la weed, c'était bien. La mandragore aussi, il fallait bien l'avouer. Elle n'avait pas vraiment laissé à son ami la possibilité de faire un mauvais choix. Parce qu'elle ne lui avait pas laissé la possibilité de refuser les deux.

Alors elle sortit sa baguette et après une tentative plutôt incertaine pour transformer l'herbe qu'elle avait dans un sac en un joint respectable, elle laisse échapper un soupir. « La weeed, c’est le bien ! En plus, on peut pas en trouver à Poudlard. Et je me vois mal demander à maman de m’en envoyer par hibou. » Et le Serdaigle se mit à ricaner, entraînant Aisling. Quoi que l'idée lui paraissait des plus intéressantes. Demander à ses parents de lui envoyer de la weed par hibou. Enfin, elle n'était pas sûre qu'ils acceptent. Monsieur et Madame Kyle était des gens adorable et très tolérant, qui faisaient beaucoup de choses pour leur fille unique, comme lui envoyer toutes les semaines des muffins ou d'autres gâteaux divers et variés... Mais elle n'était pas sûre qu'ils approuvent sa consommation de substances illicites. Mais elle ne s'attarde pas trop sur ces considérations et se contente de glousser bêtement aux côtés d'alfie en songeant à un hibou livrant de la marijuana à Poudlard. Mais elle finit par respirer un grand coup pour se concentrer. Cesser de remuer, cesser de rire. Se concentrer sur cette foutue baguette qui ne voulait pas bouger comme il faut. Se concentrer sur le mouvement de sa main qui semblait décidée à ne pas suivre les ordres que son cerveau tentait de lui donner. Elle finit par respirer un grand coup, et plisser les yeux, comme si ça allait aider à quoi que ce soit.

« Asliiiiing. » Elle haussa un sourcil vers l'étrange sanglot d'Alfie qui ricanait une seconde auparavant, et tourna le regard un instant vers lui. « Je suis triste. » Elle écarquille alors les yeux aussi grand qu'elle puisse. Elle le regarde, regarde l'herbe qui l'attend dans un petit sac, regarde à nouveau Alfie, et hésite sur la marche à suivre un instant. Trop d'informations au même moment, trop de choses à gérer pour l'état dans lequel elle est. « J’arrive pas à être heureux à nouveau. Je suis juste triste. » Et alors qu'il renifle doucement, elle force son cerveau à fonctionner. D'un geste plus précis qu'elle n'aurait cru possible, elle fait apparaître le joint tant attendu dans ses mains, et le fait léviter jusqu'à ses lèvres où elle l'allume du bout de sa baguette, qu'elle laisse tomber aussi vite dans l'herbe à côté d'elle pour pouvoir se concentrer sur Alfie. « Y’a plus de lumière. La lumière elle est juste éteinte. Et elle veut plus se rallumer. » Et il est temps qu'elle se concentre sur son ami de toute évidence. « Elle veut plus se rallumer. » Elle n'avait pas vraiment compris ce qu'il racontait quand à la lumière qui se rallumait plus. Elle avait bien envie de lui dire de changer l'ampoule, et d'appeler un électricien si la situation ne s'améliorait pas, mais ce n'était probablement pas la bonne solution. Toutes ces considérations qu'elle ne comprenait pas totalement lui semblait un bien trop poétique pour son taux d'alcoolémie et sa capacité de réflexion... Mais ça ne l'empêcha pas de prendre Alfie dans ses bras, alors qu'elle avait le joint aux lèvres, en faisant tous les efforts du monde pour ne pas le cramer. Avant de réaliser que ce serait bien plus simple si elle tenait le cône entre ses doigts. Ce qu'elle se dépécha de faire. Avant de resserrer un peu son étreinte.

Si le rire était une maladie contagieuse pour Aisling, c'était loin d'être le cas des larmes. Ça la rendait juste calme. Et ça lui donnait envie de faire des câlins. Alors elle ne lâchait pas Alfie. S'il avait besoin de pleurer, elle n'allait pas lui dire de se calmer, elle se contenterait d'être là pour lui. Elle agite quand même le joint devant le nez du Serdaigle avec son air un peu débile, du en partie au fait qu'elle est à moitié bourrée et aussi qu'elle essaie de remonter le moral à Alfie. « Mais regarde le joint il fait de la lumièèèèèèère! De la jolie lumière... » Et elle l'approche des lèvres d'Alfie. Parce que c'est son remède miracle à elle. Alors peut-être que ça marchera sur lui aussi. Faut bien essayer. « Et si t'es triste, bah du coup, tu pleures. Et puis un jour t'auras fini de pleurer, et ça ira mieux. » Mh... C'était peut-être loin de la réalité, mais c'était pas de sa faute. Alfie était le premier à dire des trucs qui n'avaient aucun sens. Peut-être que ça parlerait à son âme de poète en détresse. Ou pas. « Et puis moi je serais là jusqu'à ce que tu ailles mieux. Et même après quand tu vas mieux si tu veux. » Parce que c'était ce qu'on avait quand on allait mal non? Avoir quelqu'un de présent. En tout cas, elle ne doutait pas que ce fut ce dont Alfie avait besoin, lui qui se perdait trop souvent dans les bras d'inconnus pour oublier ses ennuis. Même si de toute évidence, elle ne pouvait pas le satisfaire comme lesdits inconnus. Elle resterait là et elle ferait autant qu'elle pouvait.


THE BADASS HONEYBADGER

© okinnel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
profil
▪ messages : 1104
▪ pseudo : Golden`Lies - Laure
▪ multinick : Harold ♥
▪ célébrité : Jack Falahee
▪ points : 108
▪ statut : sang-mêlé
▪ âge : 18 ans
▪ maison : serdaigle
▪ emploi : Stagiaire à la Brigade de Police Magique
▪ orientation : Homosexuel et fier de l'être
▪ situation : Tellement compliquée ...
▪ crédits : tearsflight (ava) & beylin (code) ; carl bean (lyrics) ; tumblr (gif)

▪ duels :
9 / 109 / 10
▪ potions :
2 / 102 / 10
▪ métamorphose :
7 / 107 / 10
▪ legilimancie :
4 / 104 / 10
▪ occlumancie :
3 / 103 / 10
▪ quidditch :
8 / 108 / 10
▪ divination :
0 / 100 / 10
  
    avataravatar
Alfie Delaunay

200/1000/18/V

Ven 15 Jan - 1:14



AISLING & ALFIE
❝ l'amour briiiiiiille, sous les étoiiiiiiles ❞

Alfie était littéralement passé du rire aux larmes. Sans réellement savoir pourquoi. Peut-être était-ce lié au taux d’alcool qu’il avait dans le sang. Peut-être était-ce lié au fait qu’il n’avait pas trouvé d’amant pour la nuit, dans les bras duquel il parviendrait à tout oublier. Peut-être était lié encore, et toujours, à Luke, qui lui manquait. Peut-être était-ce lié à Atlas, qu’il n’avait pas pu voir de l’été, qui lui manquait tout autant – bien que d’une façon différente – et qu’il sentait lui échapper. Peut-être était-ce lié aux cauchemars qu’il faisait, lorsqu’il parvenait enfin à s’endormir la nuit, et qui lui rappelait la douleur qu’il avait ressenti ce jour-là, et à quel point il pouvait être inutile aussi. Ou peut-être était-ce tout simplement lié à toutes ces raisons. Peut-être que son cœur en avait trop gros, et qu’il fallait tout simplement que les larmes sortent. Mais le problème, c’était que les larmes n’arrêtaient jamais de sortir. Ou pas plus de quelques heures. Et le problème, c’était aussi qu’Alfie n’en avait pas l’habitude. Parce qu’Alfie, il était toujours lumineux. Alfie, il riait tout le temps. Alfie, il aimait vivre, et il n’aimait pas pleurer. Alors Alfie, il en avait assez. Et il voulait juste que la lumière revienne, comme avant. Il sursauta un peu en sentant l’étreinte d’Aisling. Parce qu’il avait un peu oublié sa présence, pendant quelques instants.Trop concentré qu’il était sur ses larmes et sa peine. D’ordinaire, il aurait culpabilisé. Oh oui. Surtout qu’il avait l’impression qu’il profitait bien trop de la gentillesse légendaire d’Aisling, et qu’il ne la méritait pas comme amie. Peut-être était-ce d’ailleurs le cas. Après tout, quel ami ignorait quasiment l’année scolaire, avant de finalement repenser à elle lorsqu’il était en vacances, et qu’ils se retrouvaient voisins ? Mais bon, Alfie n’était pas bien. Puis il avait trop bu, aussi. Et rien n’était clair dans sa tête. Alors il ne culpabilisa pas. Parce qu’il ressentait déjà un peu trop de choses pour se rajouter ça aussi. Et il sanglota doucement, dans ses bras, se laissant un peu bercer aussi. « Mais regarde le joint il fait de la lumièèèèèèère! De la jolie lumière... » Il rouvrit péniblement les yeux, réalisant qu’il les avait fermés par la même occasion, histoire de regarder la jolie lumière. Parce que oui, elle était jolie, cette lumière. Mais ce n’était pas vraiment la sienne non plus. Non, la sienne elle restait juste éteinte. Et il n’arrivait pas à la rallumer. Parce que tout avait disjoncté dans sa tête et dans son cœur.  « Et si t'es triste, bah du coup, tu pleures. Et puis un jour t'auras fini de pleurer, et ça ira mieux. » Il hocha un peu de la tête – même si c’était compliqué avec les bras d’Aisling l’étreignant, mais il n’allait pas s’en plaindre non plus. Sauf qu’il avait l’impression qu’il n’aurait jamais fini de pleurer. Et que c’était pathétique. Parce qu’Alfie n’était pas supposé être comme ça. Ressentir tout ça. Juste à cause d’une simple rupture amoureuse. Non. Alfie, lui, il tournait la page rapidement. Et il n’y pensait plus. Et la lumière était là. Toujours. « Et puis moi je serais là jusqu'à ce que tu ailles mieux. Et même après quand tu vas mieux si tu veux. » Il renifla un peu, tremblotant, et resta calme un instant. Parce qu’il se sentait se calmer un peu. Et que cela lui faisait du bien. « Les larmes, elles vont s’arrêter de couler, tu crois ? » souffla-t-il, tandis que de nouvelles commencèrent à sillonner ses joues à ces mots, comme pour infirmer sa question. « Et oui. Oui je veux. Et quand j’irai mieux aussi. » affirma-t-il dans un nouveau reniflement plaintif, avant de reprendre. « J’veux qu’on soit amis cette année. Même si on n’est pas dans la même maison. Parce qu’on est cool quand on est amis. Et puis c’est notre dernière année. Alors faut être amis. » Alfie pensait ses mots, bien entendu. Mais est-ce qu’il les tiendrait ? Parce qu’il fallait être honnête, c’était toujours Alfie qui avait quelque chose d’autre à faire, et qui ne prenait jamais le temps de voir Aisling. Il l’aimait beaucoup, pourtant. Avec sa mère et sa sœur, c’était la seule fille qu’il aimait bien, même. Il souffla longuement, tachant d’envoyer balader ses mauvaises pensées. Puis il se releva, se dégageant à contre cœur de l’étreinte de la jeune femme. Un joint. Il avait besoin d’un joint. Alors il se concentra à son tour pour faire un joint, même si c’était un peu compliqué. Déjà parce qu’il voyait flou à cause de ses yeux humidifiés. Et aussi parce qu’il avait du mal à se concentrer. Une partie de lui voulait continuer à pleurer Luke. Tandis que l’autre partie avait envie de rire parce que Luke continuait à lui manquer, ce qui lui semblait être parfaitement ridicule. Bref, ses deux parties de lui se faisaient un combat sans merci dans sa tête, et rouler un joint alors que l’on lâchait un grand éclat de rire, puisqu’on se remettait à sangloter comme un bébé, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus facile à faire. Ce fut dans un nouveau rire qu’il se mit à chercher sa baguette, bien décidé à allumer ce joint qui l’appelait – oui oui, Alfie était persuadé que s’il arrivait à se concentrer sur autre chose que sa bataille interne, il l’entendrait lui parler. Mais alors qu’il avait enfin sa baguette entre les doigts, il se stoppa, ouvrant la bouche puis la refermant. Son joint avait disparu. Comme c’était possible ? Où était-il passé ? Ça pouvait marcher et s’en aller, un joint ? Il rouvrit la bouche en voyant Aisling fumer tranquillement, et s’offusqua. « Tu as volé mon joint ! Pourquoi tu as volé mon joint ? Tu t’en étais fait un en plus ! » l’accusa-t-il, bouche bée, dans toute sa mauvaise foi. L’idée que cela puisse être celui qu’elle s’était elle-même roulé ? Cela ne lui traversa pas vraiment l’esprit. Oui, non, son cerveau n’était pas en état pour comprendre qu’il avait tout simplement perdu le sien, et qu’il ne se trouvait pas entre les doigts de son amie.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
profil
▪ messages : 673
▪ pseudo : Claire / kyute
▪ multinick : Lulu
▪ célébrité : Zoé Kravitz
▪ points : 93
▪ statut : né-moldu
▪ âge : 18 ans
▪ maison : poufsouffle
▪ emploi : batteuse pour les falmouth falcons (recrue)
▪ orientation : Autosexuelle (ou bi)
▪ situation : Aromantique & single
▪ crédits : faust

▪ duels :
8 / 108 / 10
▪ potions :
2 / 102 / 10
▪ métamorphose :
9 / 109 / 10
▪ legilimancie :
0 / 100 / 10
▪ occlumancie :
0 / 100 / 10
▪ quidditch :
10 / 1010 / 10
▪ divination :
3 / 103 / 10
  
    avataravatar
Aisling Kyle

RP50M500A18

Jeu 28 Jan - 13:32

« Les larmes, elles vont s’arrêter de couler, tu crois ? » Si ça ce n'était pas la question du jour. Elle lui aurait bien expliqué qu'il valait mieux qu'elle s'arrêtent s'il ne voulait pas finir momifié, mais ce n'était peut-être pas la meilleure réponse à offrir à quelqu'un qui angoissait déjà. Non, elle n'allait pas promettre une mort atroce à Alfie si il n'arrêtait pas de pleurer. Malgré sa surconsommation de mandragore, elle était assez lucide pour ne pas être un monstre. Ou bien elle avait juste la flemme de répondre à cette question. Lui expliquer le processus de momification prendrait sûrement trop longtemps, leurs états respectifs n'aidant pas. Non, elle n'allait pas passer la soirée à parler de ça. « Et oui. Oui je veux. Et quand j’irai mieux aussi. » Elle haussa un sourcil en ramenant le joint à ses lèvres. Elle s'avait pas bien de quoi il parlait, mais au moins, il avait l'air décidé. Et puis sa phrase laissait entendre qu'il avait admis qu'il finirait par aller mieux. A un moment ou à un autre. Et, au fond de son petit cœur, c'était déjà une victoire. Nul besoin de s'inquiéter pour la momification. S'il savait qu'il allait finir par s'en remettre, par aller mieux, c'était qu'il avait compris que les larmes allaient s'arrêter un jour. A moins qu'il ai une dégénérescence quelconque des glandes lacrymales, mais malgré leurs connaissances scientifiques plus que médiocres, les sorciers de Sainte-Mangoustes pourraient surement arranger ça. « J’veux qu’on soit amis cette année. Même si on n’est pas dans la même maison. Parce qu’on est cool quand on est amis. Et puis c’est notre dernière année. Alors faut être amis. » Elle ne se retint pas de glousser un peu. Ah, ça. Oui, ce serait bien d'être amis à Poudlard. Elle n'y croyait pas une seconde cependant. Elle n'était pas du genre overbookée, malgré les entraînements de quidditchs, les jamming sessions avec Antigone, ou les réunions avec les nouveaux élèves nés-moldus... Mais si elle trouvait toujours du temps libre sur son emploi du temps (qu'elle passait majoritairement assise devant le feu de sa salle commune à papoter avec d'autres Poufsouffles, ou installée sur une table des cuisines à servir quelques monologues bien pensés aux elfes qu'elle aimait tant), et elle trouverait toujours le moyen de voir son ami d'enfance. C'était Alfie qui avait toujours trop de gens à voir et de choses à faire. Elle ne lui en tenait certainement pas rigueur. Aisling aimait bien voir les gens mais n'était pas trop triste quand ce n'était pas le cas. Les autres ne lui manquaient pas souvent, elle était simplement ravie quand elle les retrouvait. Et ça lui simplifiait beaucoup la vie. Parce qu'elle n'avait pas besoin d'en vouloir à Alfie de ne pas être disponible dans l'année et de ne lui réserver que ces quelques soirées d'été. Ces quelques soirées d'été où ils se mettaient la tête à l'envers autant que possible et où ils se permettaient toutes les folies que l'internat à Poudlard voulait leur interdire.

Alors elle se contenta de rire quand il lui affirma qu'il fallait qu'ils soient amis. Il s'était dégagé de son câlin quand elle lui répondit, alors qu'elle frissonnait un peu. Il ne faisait pas froid au cœur de l'été, mais elle avait perdu la chaleur de Alfie et ça se ressentait tout de même un peu. « Tu sais, j'suis amie avec toi même quand je te vois pas tous les jours. » Not a needy friend. Et elle le regardait alors qu'il s'agitait dans tout les sens. Ce qu'il cherchait, elle ne savait pas trop. Peut-être aurait-elle pu l'aider sinon. Mais non. Il trouvait enfin sa baguette, prenait un air choqué, et la fixait. Elle haussa un sourcil surpris alors qu'elle lâchait un nuage de fumée qui venait flotter devant son visage. « What? » Mais il ne se fit pas prier pour faire part de son problème. Problème qui, comme la majorité des problèmes chez une personne ivre morte et un brin droguée, était sortit de nulle part. « Tu as volé mon joint ! Pourquoi tu as volé mon joint ? Tu t’en étais fait un en plus ! » Elle fronça un peu le nez, parce qu'elle était un peu outrée qu'on puisse l'accuser comme ça, elle, de voler les joints des autres. Quand elle était généralement la plus généreuse en la matière. Mais Aisling n'était pas facilement vexée. Alors elle colla son propre joint entre les lèvres de son ami, sortit sa propre baguette et s'affaira pour en faire un autre. Où le Serdaigle avait bien pu faire disparaître le sien, c'était une autre histoire. C'était la nuit, elle n'avait pas le courage de le chercher. Peut-être le retrouverait-elle le lendemain matin. Peut-être. Pour l'instant elle agitait sa baguette avec une assurance un peu dangereuse. Comme si elle était nette. Mais de toute évidence, quel que fut son état, elle était toujours capable de métamorphoser de jolis joints. Elle récupère alors son joint dans la main d'Alfie pour lui tendre le nouveau, avec sur plus beau sourire. « Ca va mieux maintenant? » Oui, elle était aux petits soins. Elle n'avait pas besoin qu'il s'énerve pour rien. Quoi que c'était sûrement mieux que les larmes. Moins de risque d'auto-momification. « Accio Rhum » Parce que ça donnait soif toutes ces histoires. Et elle attrape la bouteille qui vole vers elle, avant de ranger sa baguette. « J'pense que la paranoïa est une étape du deuil, tu dois être en bonne voie. » Quelles étaient précisément les étapes? Elle n'en savait plus rien. Elle savait juste qu'il y en avait beaucoup. Beaucoup trop. Donc la paranoïa devait surement y être. Et elle rigola un peu bêtement à sa propre remarque. Oui, elle se trouvait drôle, mais elle était bon public. Et après avoir bu une gorgée de rhum au goulot, elle tendit la bouteille à Alfie. « J'ai rien contre l'idée d'être amie avec toi à Poudlard tu sais, mais j'ai même pas envie d'y retourner. Les vacances c'est long et chiant, mais ça fait du bien. » Oui, les vacances lui paraissaient toujours un peu chiantes, même si elle était ravie de voir ses parents. Sûrement parce que l'école des sorciers l'habituaient à toujours être trop entourée et qu'elle aimait bien ça. Mais pour une fois, elle n'avait pas le moins du monde hâte d'y retourner, à l'école. Parce que les évènements de fin d'année ne l'avaient pas laisser indifférente. Elle connaissait bien trop Kendra pour pouvoir être indifférente. Elle avait une âme tout de même. Elle inspire une grande bouffée sur son joint comme pour oublier ce petit nœud dans son ventre. A croire que la tristesse d'Alfie était un peu contagieuse, même si elle avait pris l'habitude depuis le début de l'été de faire comme si ce n'était pas si grave. Juste pour ne pas que ses parents s'inquiètent trop. « Enfin, j'vais pas abandonner maintenant, ça leur ferait trop plaisir. » Parce que c'était son caractère de chieuse qui la faisait tenir. Elle ne pouvait pas leur faire le plaisir de baisser les bras, à ces consanguins qui s'en étaient pris à son école, et à ses amis. « Notre dernière année... Ouais, on sera amis. » Et elle tend la main pour ébouriffer les cheveux d'Alfie. Elle n'allait pas le laisser pleurer seul dans les couloirs de Poudlard après tout.


THE BADASS HONEYBADGER

© okinnel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
profil
▪ messages : 1104
▪ pseudo : Golden`Lies - Laure
▪ multinick : Harold ♥
▪ célébrité : Jack Falahee
▪ points : 108
▪ statut : sang-mêlé
▪ âge : 18 ans
▪ maison : serdaigle
▪ emploi : Stagiaire à la Brigade de Police Magique
▪ orientation : Homosexuel et fier de l'être
▪ situation : Tellement compliquée ...
▪ crédits : tearsflight (ava) & beylin (code) ; carl bean (lyrics) ; tumblr (gif)

▪ duels :
9 / 109 / 10
▪ potions :
2 / 102 / 10
▪ métamorphose :
7 / 107 / 10
▪ legilimancie :
4 / 104 / 10
▪ occlumancie :
3 / 103 / 10
▪ quidditch :
8 / 108 / 10
▪ divination :
0 / 100 / 10
  
    avataravatar
Alfie Delaunay

200/1000/18/V

Mar 2 Fév - 20:08



AISLING & ALFIE
❝ l'amour briiiiiiille, sous les étoiiiiiiles ❞

« Tu sais, j'suis amie avec toi même quand je te vois pas tous les jours. » Alfie lui lança un sourire, avant de rebaisser sa tête vers son joint. C’était qu’il fallait qu’il se concentre, c’était une tâche assez compliquée, quand même. Surtout dans son état. Oui, c’était probablement son état qui rendait la tâche compliquée. Parce qu’il pleurait. Et il riait aussi. Et qu’il était éreinté. Et qu’il était surtout bourré. Mais alors qu’il avait lâché son joint pour récupérer sa baguette, celui-ci disparut. Oui, juste comme ça. « What? » lui demanda son amie, qui, justement, fumait tranquillement un joint. Son joint ? Par Merlin est-ce qu’elle lui avait volé ? Mais pourquoi ? Alors qu’en plus elle s’en était elle-même déjà fait un. Pourquoi lui prendre le sien alors qu’elle pouvait prendre celui qu’elle s’était fait ? Ça ne faisait pas sens. Ce n’était pas logique. Il ne comprenait pas. Et il voulait juste fumer. Et il la regarda les sourcils froncés, comme elle le lui donnait – pourquoi le lui voler avant de lui repasser ? – et la regarda s’activer … à en faire un autre. Aaww, elle lui en avait fait un. Exprès pour lui. Aaww. Il pourrait pleurer. Oui, il en serait capable. Parce qu’il était touché et ému. « Ca va mieux maintenant? » Si elle lui avait repris le joint, elle lui avait aussitôt donné le nouveau, alors il ne lui en voulut pas. Puis elle lui en avait fait un nouveau exprès pour lui. Et ça, c’était bien cool. Alors il hocha de la tête vivement – ce qui eut le mérite de lui donner un joli vertige, mais il n’y fit pas attention bien longtemps – avant d’allumer le nouveau d’un coup de sa baguette retrouvée. « Accio Rhum » Oh oui, du rhum ! C’était une bonne idée, ça ! Alfie aimait bien le rhum. C’était bon le rhum. « J'pense que la paranoïa est une étape du deuil, tu dois être en bonne voie. » Il fronça des sourcils à sa phrase, avant de se passer une main dans les cheveux pour réfléchir. La paranoïa était l’une des étapes du deuil ? Vraiment ? Il fronça un peu plus des sourcils, comme si cela pourrait l’aider à faire fonctionner son cerveau. Choc et déni. Oui, ça il l’avait vécu. Le déni. Quand Luke lui avait dit qu’il l’aimait, il s’était dit que ce n’était pas grave et qu’ils pourraient être heureux. Quoi d’autre ensuite ? La colère ? Oui, c’était ça, la colère. Haha, il l’avait vécue aussi. Il avait tout cassé dans son dortoir. Enfin, que ce qui lui appartenait. Mais il avait tout cassé quand même. Le marchandage ensuite. C’était un peu comme le déni, ça, non ? Il avait marchandé, mais surtout dans sa tête. Donc bon, on pouvait dire qu’il avait marchandé. En quelque sorte. « J’en suis à l’étape quatre. » lâcha-t-il au bout d’un moment de réflexion – probablement un long moment. « La dépression. » souffla-t-il péniblement, avant de porter son joint enfin allumé en bouche. « Les trois premières sont venues assez vite. Celle-ci s’éternise. » reprit-il d’une voix triste. Il n’avait même pas répondu sur la paranoïa qui n’était pas une des phases. Tout simplement parce qu’il l’avait oublié. Si elle avait parlé depuis ? Il n’en avait aucune idée. Il était un peu comme dans une bulle, et réfléchir lui avait déjà demandé suffisamment d’efforts pour qu’il ne puisse, en plus, écouter au cas où elle dirait autre chose. C’était con, si ça se trouve, elle avait dit des trucs cools. Mais elle répéterait, si c’était vraiment important.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
profil
▪ messages : 673
▪ pseudo : Claire / kyute
▪ multinick : Lulu
▪ célébrité : Zoé Kravitz
▪ points : 93
▪ statut : né-moldu
▪ âge : 18 ans
▪ maison : poufsouffle
▪ emploi : batteuse pour les falmouth falcons (recrue)
▪ orientation : Autosexuelle (ou bi)
▪ situation : Aromantique & single
▪ crédits : faust

▪ duels :
8 / 108 / 10
▪ potions :
2 / 102 / 10
▪ métamorphose :
9 / 109 / 10
▪ legilimancie :
0 / 100 / 10
▪ occlumancie :
0 / 100 / 10
▪ quidditch :
10 / 1010 / 10
▪ divination :
3 / 103 / 10
  
    avataravatar
Aisling Kyle

RP50M500A18

Sam 20 Fév - 19:27

Plutôt que de raisonner un Alfie ivre mort et triste, elle avait choisi la solution de facilité. Elle avait choisi de lui donner ce qu'il voulait. Solution de lâche, peut-être, mais après tout, elle n'était pas à gryffondor. Elle n'avait pas besoin de faire de choix stupide. Et elle avait le cerveau bien trop abîmé en cet instant pour se lancer dans un longue discussion prétendument censée, mais que des individus sobres n'auraient jamais pu comprendre. Elle avait le cerveau bien trop abîmé pour réussir à expliquer à Alfie ce qui était arrivé à son joint, et qu'elle n'était pas responsable de sa disparition. Elle ne savait de toute façon pas où ni comment il avait disparu. Elle savait juste qu'elle était douée pour rouler ceux-ci d'un mouvement de baguette et qu'elle avait toujours des réserves sur elle. A se demander comment elle pouvait avoir les moyens d'être aussi droguée et aussi généreuse. Mais il y avait certains secrets qu'elle ne pouvait se permettre de partager. Si les autres Poufsouffles commençaient à porter trop d'attention aux plantes qui décoraient leur salle commune, il finiraient pas dévaliser ses réserves. Et elle ne pouvait décemment pas permettre que quelqu'un abîme ses cultures. Alors non, il y avait des secrets qu'il était préférable de ne pas partager si elle espérait rester aussi généreuse jusqu'à la fin de Poudlard. Fin qui arriverait bien trop vite de toute façon.

Et une fois le joint roulé, elle se rabattit sur l'alcool. Et quoi de meilleur que le rhum? « J’en suis à l’étape quatre. » Elle avalait alors une gorgée de rhum, le joint à la main, et haussa un sourcil surpris. La paranoïa était donc la quatrième étape? Peu-être, elle en savait rien. De toute évidence, Alfie était plus au point sur ces trucs-là. Un vrai piaf. La Poufsouffle savait que ça existait sans vraiment voir l'intérêt d'en connaître plus. Si elle devait porter le deuil, elle en saurait bien assez à ce moment là. Oh, wait, elle était en deuil. Elle regarda un instant la bouteille comme si c'était la preuve dudit deuil. Oui, il lui arrivait de boire sans raison, mais ce soir-là, elle avait définitivement bu pour oublier. Pour passer à autre chose. Pour oublier le bal de fin d'années et les conneries qui allaient avec. Oui, finalement, elle devait peut-être connaître quelque chose au deuil. Mais elle n'avait pas vraiment envie d'en savoir plus. « La dépression. » Elle reprit une gorgée de rhum. Oh, elle ne laisserait pas venir cette phase là. Elle la noyait dans l'alcool, puisque les joints c'était son état naturel. « Les trois premières sont venues assez vite. Celle-ci s’éternise. » Elle le regarda avec un regard un peu triste, et lui tendit la bouteille. La seule chose qu'elle savait de la dépression, c'était que ça ne se soignait pas par un calin ou par une cuite. Mais elle ne pouvait pas faire grand chose de plus. Elle ne connaissait pas de sort magique pour que tout aille soudainement bien. Et même si elle avait connu, elle ne s'y serait pas risquée avec son taux d'alcoolémie.

Alors elle lui offrait ce qu'elle connaissait de mieux comme remède. Pas un vrai remède, juste une astuce, pour faire passer la douleur le temps d'une soirée. Quoi que Alfie avait tenté l'astuce et que ça n'avait apparemment pas eu l'effet escompté. Il n'avait pas l'alcool joyeux. Ou du moins, il n'avait plus l'alcool joyeux, plus ce soir. Mais elle lui proposais quand même la bouteille de rhum. Au cas où. Peut-être que noyer l'alcool dans l'alcool était une bonne solution. Cela semblait bien naïf que de l'espérer, mais ça ne coûtait rien. Et bien qu'elle fut assise et qu'elle avait les mains prises, elle se rapprocha tant bien que mal de lui pour lui attraper la main. « Oh, Love, tu vas t'en sortir. » Sa mère l'appelait toujours comme ça quand elle n'allait pas bien, et le surnom lui était venu tout seul. « Je vois pas trop ce que je peux faire d'autre que t'offrir un peu de rhum et un bon joint... » Parce que c'était ce pour quoi elle était la meilleure. Boire, fumer, oublier, et profiter de l'insensibilité qu'offrait l'alcool. Parler aux gens, elle savait faire. Elle savait rassurer les gosses qui arrivaient dans sa maison et qui étaient terrifiés de découvrir le monde sorcier. Elle savait parler à son équipe de quidditch et les secouer pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-même. Elle savait parler à ses parents et leur assurer que tout se passerait bien cette année à Poudlard. Elle savait rassurer, elle savait mentir... Mais elle n'avait pas de remède miracle contre les peines de cœur, parce qu'elle n'y connaissait rien. Elle et les histoires d'Alfie, ça faisait quinze. Ce n'était pas qu'elle ne s'y intéressait pas, juste qu'elle ne voyait pas l'intérêt de s'embêter à collectionner les mecs ni l'intérêt de peut-être s'attacher à l'un d'entre eux. Ou à plusieurs d'entre eux. Elle ne savait pas trop. Elle avait tenté de suivre, mais elle avait vraiment du mal. Un jour elle y arriverait. Peut-être le jour où son ami se rangerait. Sûrement. Quand ça deviendrait simple, elle retiendrait. Parce qu'elle était prête à faire des efforts, mine de rien. « Mais si je peux faire quoi que ce soit pour que ça aille mieux et que tu oublies tout le reste, tu me dis. » Et elle sert doucement sa main... Avant de le tirer vers elle, un peu brutalement, pour un calin de réconfort un peu brutal. Elle ne faisait pas dans la dentelle, mais toute personne dépressive avait besoin d'un calin, qu'elle soit capable de l'admettre. Et puis, avec l'alcool et l'humeur peu joyeuses mais pourtant communicative de Alfie, elle avait bien besoin d'un peu de tendresse elle aussi.


THE BADASS HONEYBADGER

© okinnel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
profil
▪ messages : 1104
▪ pseudo : Golden`Lies - Laure
▪ multinick : Harold ♥
▪ célébrité : Jack Falahee
▪ points : 108
▪ statut : sang-mêlé
▪ âge : 18 ans
▪ maison : serdaigle
▪ emploi : Stagiaire à la Brigade de Police Magique
▪ orientation : Homosexuel et fier de l'être
▪ situation : Tellement compliquée ...
▪ crédits : tearsflight (ava) & beylin (code) ; carl bean (lyrics) ; tumblr (gif)

▪ duels :
9 / 109 / 10
▪ potions :
2 / 102 / 10
▪ métamorphose :
7 / 107 / 10
▪ legilimancie :
4 / 104 / 10
▪ occlumancie :
3 / 103 / 10
▪ quidditch :
8 / 108 / 10
▪ divination :
0 / 100 / 10
  
    avataravatar
Alfie Delaunay

200/1000/18/V

Ven 22 Avr - 19:15



AISLING & ALFIE
❝ l'amour briiiiiiille, sous les étoiiiiiiles ❞

« Oh, Love, tu vas t'en sortir. » Moui, il n’y croyait pas vraiment. Parce que les larmes n’arrêtaient pas de couler, jamais. Et, pour tout dire, il n’en avait vraiment pas l’habitude. C’était dingue comme, maintenant qu’elles commençaient à couler, les vannes étaient comme ouvertes et refusaient de se refermer. Cela faisait depuis le début de l’été qu’elles l’étaient, ouvertes. Depuis le début de l’été, qu’il ne parvenait à les sécher que dans les bras d’hommes plus ou moins inconnus. C’était le seul moment où il arrivait à ne pas penser à Luke. Lorsqu’il était dans les bras d’un autre homme. Pathétique, non ? Oui, très certainement pathétique. « Je vois pas trop ce que je peux faire d'autre que t'offrir un peu de rhum et un bon joint... » reprit-elle, le faisant se forcer à s’essuyer les larmes – un peu en vain, malheureusement, puisque d’autres remplacèrent bien rapidement les précédentes. « Mais si je peux faire quoi que ce soit pour que ça aille mieux et que tu oublies tout le reste, tu me dis. » De nouvelles larmes coulèrent, et un sanglot s’échappa, comme elle le prenait de force dans ses bras. Oh, non pas de douleur, hein – il lui en fallait bien plus, avec tous les coups qu’il avait pu se prendre dans sa vie. Mais simplement de reconnaissance. Parce qu’Aisling était une merveilleuse amie, et qu’il ne savait pas ce qu’il ferait sans elle. Il pleura donc doucement dans ses bras, laissant les sanglots faire trembloter son corps. Il renifla bruyamment, cependant, avant de froncer des sourcils en voyant que le joint était un peu trop proche des cheveux de son amie, et grimaça donc face à ce qu’il avait failli se passer – autant dire que cramer ses cheveux, ce n’était pas la meilleure façon de remercier quelqu’un d’être présent pour lui. « Le rhum et les joints, c’est déjà très bien, tu sais. » répondit-il finalement, après un petit moment de silence, comme son torrent de larmes commençait enfin à se calmer un peu. Il renifla un peu, avant de porter son joint en bouche – se tordant un peu le dos, certes, vu qu’elle ne semblait pas vouloir lâcher sa prise, et qu’il ne comptait aucunement s’en dépêtrer non plus. Il tira une longue latte, appréciant la fumée qui rentrait réchauffer un peu ses poumons. Son joint entre deux doigts, il attrapa la bouteille de rhum, avant d’en boire plusieurs gorgées au goulot. Si cela lui brula la gorge et la trachée, et qu’il toussa même un peu, il se sentit soudainement bien plus réchauffé. Oui, tout irait bien. Il finirait par aller mieux. Alors, il se décala un peu d’elle, un tout petit peu, pour mieux la regarder. Il lui offrit un sourire reconnaissant, puis déposa tendrement ses lèvres contre les siennes, sans le réaliser vraiment. Elles avaient été proches de lui, et il n’avait pas vraiment réfléchi. Mais c’était tendre, c’était doux, et cela lui faisait un peu de bien, réchauffant son cœur. Puis il se décala, dans un état un peu second, l’alcool commençant à lui tourner la tête. Et il redéposa sa tête contre sa poitrine, dans un soupir mélancolique.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
profil
▪ messages : 673
▪ pseudo : Claire / kyute
▪ multinick : Lulu
▪ célébrité : Zoé Kravitz
▪ points : 93
▪ statut : né-moldu
▪ âge : 18 ans
▪ maison : poufsouffle
▪ emploi : batteuse pour les falmouth falcons (recrue)
▪ orientation : Autosexuelle (ou bi)
▪ situation : Aromantique & single
▪ crédits : faust

▪ duels :
8 / 108 / 10
▪ potions :
2 / 102 / 10
▪ métamorphose :
9 / 109 / 10
▪ legilimancie :
0 / 100 / 10
▪ occlumancie :
0 / 100 / 10
▪ quidditch :
10 / 1010 / 10
▪ divination :
3 / 103 / 10
  
    avataravatar
Aisling Kyle

RP50M500A18

Jeu 21 Juil - 18:43

Toute la bonne volonté de Aisling ne suffirait surement pas à calmer les larmes de son ami. Elle en était bien consciente. Et ce n'était pas vraiment un problème. Il n'avait pas besoin de se calmer. Il pouvait pleurer. S'il en avait besoin, il pouvait pleurer autant qu'il voulait, et elle serait là pour lui servir d'épaule. Parce qu'elle avait de bonnes épaules, Aisling. Et des bonnes oreilles. Toujours prête à écouter et à soutenir les gens qui lui tenaient à cœur. Soit ses amis, et ses petits padawans de Poufsouffle. Cela résumait de façon plutôt efficace la chose. Quoi qu'elle considérait sûrement ses cadets à Poufsouffle comme ses amis. Il fallait bien avouer qu'elle n'était pas trop regardante. Quiconque n'était pas assez stupide pour la haïr en raison de son sang, de sa couleur de peau, ou de sa maison, méritait la qualification d'ami. Mais il y avait ami et Ami. Sûrement. Il y avait définitivement des personnes dont elle était plus proches. Dymphna par exemple. Antigone aussi. Ses camarades de dortoir de façon générale. Les Poufsouffles de son année ou ceux de l'équipe de quidditch avait une place particulière dans son cœur, sûrement parce qu'elle avait passé énormément de temps avec eux. Anyway. Alfie faisait partie de ce cercle plus restreint, mais pas si restreint que ça. Alfie était un ami d'enfance. Alfie était ce type qui était toujours là, qu'elle croisait toujours, qu'elle perdait à moitié de vue à Poudlard, mais qu'elle avait l'impression de toujours connaître, de toujours comprendre. Alfie était spécial. Pas seulement parce qu'il était flamboyant, s'assumait, et vivait à 100%, aussi parce qu'elle l'avait connu avant. Parce qu'elle avait connu le pauvre gosse perdu que ses camarades ennuyaient. Parce qu'elle l'avait vu grandir, de loin souvent, et que d'une manière étrange, elle se sentait responsable de lui. Alfie était spécial parce que quand il allait aussi mal que ça, Aisling se serait senti la force de retourner le monde pour lui remonter le moral. Parce que le monde à l'envers, ça devait sûrement avoir un petit quelque chose de comique.

Mais Alfie ne s'arrêtait pas de pleurer. Qu'elle lui offre un câlin forcé ou non. « Le rhum et les joints, c’est déjà très bien, tu sais. » Au moins il reconnaissait ses talents de consolatrice. Elle était douée pour le job. Elle connaissait des remède sans pareil. C'était juste sur lui, ça ne marchait pas très bien. Il était sûrement trop triste pour se laisser consoler par ça. C'était sûrement quelque chose de plus grave qu'on oubliait pas après quelques gorgées d'alcool et bouffées de cigarette. Sûrement. Elle, elle ne connaissait pas ça. Pas qu'elle fut un monstre sans coeur, mais le monde lui parasissait toujours plus serein après quelques joints de mandragore. C'était ça qui lui permettait de survivre à son été. C'était ça qui lui permettait de faire comme si les évènements du bal n'avaient pas vraiment eu lieu. Pleurer ne la soulageait pas alors elle avait arrêté. Elle préférait planer, tout simplement. Mais ce n'était pas elle ou sa peine qui importait pour le moment. C'était Alfie. Et si elle pouvait constater quelque chose, c'était que ses efforts n'étaient pas vains. Elle ne savait pas si c'était elle ou ses remèdes, mais le flot de larmes semblait se calmer un peu. Peut-être avait-elle une chance de ne pas finir la soirée noyée dans la tristesse du Serdaigle. Il se décala légèrement, et elle du se résigner à abandonner sa volonté de le serrer fort dans ses bras comme pour l'essorer de toutes les larmes que son corps pouvait contenir.

Il se décala d'elle, lui sourit, et elle n'eut pas le temps d'y répondre par un sourire encourageant qu'elle sentit ses lèvres sur les siennes. Doucement, tendrement. Comme elle aurait pu le faire elle même après trois joints de plus. Elle resta un moment figée. Parce que c'était trop imprévisible, et qu'elle ne s'y était vraiment pas attendu, mais alors pas du tout. Elle resta un moment con, jusqu'à ce qu'il vienne reposer sa tête sur sa poitrine et qu'elle reprenne le contrôle de son cerveau. Elle laissa alors échapper un petit rire. Parce que c'était drôle, quand même, Alfie qui l'embrassait. Qu'elle embrasse tout le monde, elle, c'était une évidence. Mais avec le Serdaigle, c'était différent. Parce qu'elle ne le voyait que lors de ces soirées estivales, et qu'il préférait généralement s'enfuir avec quelques bellâtres que de prendre le temps de rester avec elle et de subir ses excessives démonstrations d'affection. Alors oui, c'était drôle et son gloussement manqua un instant de se transformer en fou-rire pour cause de taux d'alcoolémie efficace, mais elle finit par se ressaisir. Tant bien que mal. Elle passa à nouveau ses bras autour de son ami, serra fort, et lâcha aussi tôt sa prise. Elle était heureuse qu'il soit là. Elle était heureuse de l'avoir embarquée avec elle et Dymphna à cette foutue soirée et qu'il ne lui soit rien arrivé de tragique. Qui sait ce qui serait arrivé sinon. Peut-être rien. Mais peut-être le pire. Elle était heureuse de ne pas savoir. « Oh Alfie, je suis tellement contente que tu existes. » Et elle prit une gorgée de rhum sur ces bons mots. Elle était contente que le rhum existe aussi, et la mandragore. A eux trois, ils lui offraient une soirée pleine de larmes, mais sereine malgré tout. « Des fois je me dis que c'est dommage que tu sois gay, mais en fait non. T'es mieux comme ça. » S'il n'avait pas été gay, ça n'aurait pas été Alfie. Déjà. Et puis ce n'était pas parce qu'elle avait envie de le prendre dans ses bras et de ne jamais le lâcher qu'elle avait forcément besoin de "plus". Ils étaient bien comme ça, innocents, non?


THE BADASS HONEYBADGER

© okinnel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
profil
  
    avatar
Contenu sponsorisé



Revenir en haut Aller en bas
 

Aisling & Alfie ❝ L'amour briiiiiiille, sous les étoiiiiiiles ❞

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» L'amour brille sous les étoiles ~ [ Neiry ]
» L'amour brille sous les étoiles [Soirée de fin d'année]
» L'alcool nous fait parfois dire des bêtises, mais des bêtises en vers [PV James]
» L'amour sous la surface...
» L'amour sans philosopher C'est comme le café : très vite passé. [Les Shepard && Gibbs]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ϟ FLOO POWDER-