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 :: WIZARDING WORLD :: à travers le pays

 do I wanna know? (luke)

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▪ multinick : elyssaputashafiq.
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▪ âge : dix-neuf ans
▪ maison : serdaigle
▪ emploi : assistante de l'infirmier de Poudlard, elle apprend à soigner les bobos en tous genre.
▪ orientation : hétérosexuelle (à ce niveau-là c'est surtout rosierssexuelle pour être honnête)
▪ situation : fiancée au mauvais frère
▪ crédits : soha & tumblr.

▪ duels :
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Sin Fawley

50/100/15/LR

Lun 21 Déc - 23:13


Are there some aces up your sleeve? Have you no idea that you're in deep? I dreamt about you nearly every night this week. How many secrets can you keep? 'Cause there's this tune I found that makes me think of you somehow and I play it on repeat, until I fall asleep spilling drinks on my settee.
Non, c'est pas possible. Elle se retourna dans ses draps sombres pour la énième fois. L'été avait beau être bien avancé, la chaleur ne suivait pas vraiment en ce mois d'août, pourtant Sin avait la sensation d'étouffer. Elle rejeta ses draps essayant de se trouver une position confortable. Non, je refuse. Elle se mordit la lèvre jetant un coup d'œil à l'horloge de sa chambre éclairée par l'un des rayons de lune qui passaient à travers ses rideaux. Ca faisait des heures qu'elle était tenue éveillée par ces réflexions qui n'évoluaient absolument pas. Cette nuit n'était que la suite logique d'une semaine passée d'abord à tenter d'ignorer des propos qui lui avaient été compté par une jolie Rosier à la chevelure de feu puis à se les répéter en boucle, tentant d'y trouver une faille et de ne pas se laisser convaincre. Athénaïs is a lying cunt. Elle était immédiatement partie du principe que rien de ce qui lui avait été confessé n'était juste. Que tout n'avait été que mensonge et qu'elle ferait mieux d'oublier la chose ou tout au plus de n'en parler à Luke, le premier concerné, que pour lui expliquer les mauvaises intentions de sa cousine à son égard. Elle était sortie de leur rendez-vous avec Athénaïs sûre de son fait. Mais depuis, elle se trouvait dans le besoin de constamment se rassurer. Ca ne peut être que ça. Oui, mais elle ne pouvait s'empêcher de songer que si ça arrivait à la tenir éveillée c'était qu'une partie d'elle s'était nécessairement laissée persuader. C'était qu'une partie d'elle, si infime fut-elle, trouvait la chose plausible. Ça relevait pourtant du ridicule. Soit on aimait les filles soit on aimait les garçons. De ça, elle était à peu près sûre. Or, Luke aimait les filles, elle en était certaine. Are you really though? Elle poussa un long soupir, rageant contre cette voix intérieure qui poussaient les doutes à s'insinuer en elle et la tenait ainsi éveillée contre son gré. Mais si elle avait été si sûre de son fait, elle n'aurait pas attendu plusieurs jours pour en discuter avec son fiancé. Si elle était certaine qu'il n'y avait pas eu de trahison autre que celles dont elle avait déjà connaissance, si elle était certaine que le récit d'Athénaïs n'était qu'un ramassis de mensonges, elle aurait déjà mis l'histoire derrière elle en allant voir Luke. Demain, se promit-elle alors, espérant ainsi parvenir à faire taire la voix suffisamment longtemps pour réussir à trouver le sommeil tant désiré. Les bras de Morphée finirent en effet par l'accueillir quoique son sommeil n'apporta pas la paix souhaitée puisqu'elle fut hantée de rêves qui ressemblaient étrangement à l'histoire de la Rosier. Sauf que le baiser public de Luke avec un autre jeune homme était encore plus public, toute une horde d'élève les applaudissant tandis qu'une autre se riait de Sin qui les regardait en pleurant un peu plus loin. Le fait que l'autre n'ait pas de visage fut loin d'être ce qui la dérangea le plus quand elle se souvint de ses songes en se réveillant. Si l'histoire était vraie - ce qu'elle refusait encore coute que coute d'admettre - alors c'était le cadet de ses soucis que de connaître l'identité de celui avec lequel Luke avait fauté. Non pas que ça ne l'intéressait pas du tout, mais il y avait d'autres choses qui la concernaient de façons plus directe et urgente. Mais l'histoire était fausse et elle n'avait pas besoin de s'inquiéter.

Elle ne tarda pas ce matin-là, décidée à, pour une fois, ne pas repousser l'échéance d'un échange qui ne lui inspirait, malgré les convictions qu'elle se disait avoir, rien de bon. Personne chez elle ne s'opposa à ce qu'elle se rende chez les Rosier, bien au contraire quoique sa mère lui rappela qu'elle n'était pas attendue à la bas et qu'il aurait été préférable qu'elle prévienne de sa venue. On la laissa tout de même quitter la petite maison familiale et elle transplana sans plus attendre jusque dans la campagne anglaise où se trouvait le domicile des Rosiers. Celui-ci n'avait pas vraiment de secret pour elle, quand on savait que même la chambre du maître avait été dûment explorée et baptisée par ses soins. Elle se présenta à la porte, tout sourire, en bonne représentante de sa famille qu'elle était. Le nom de Fawley était sien pour encore si peu de temps, elle espérait ne lui faire qu'honneur. Si on fut surpris par sa venue c'est plutôt gracieusement qu'elle fut accueillie. Elle n'avait jamais réussi à savoir si les parents Rosier lui en voulaient encore pour son léger…incident, le fait de lui avoir offert un autre de leur fils ne signifiant pas, elle s'en doutait bien, que tout était pardonné. Mais elle n'avait jamais été accueillie chez eux avec beaucoup de froideur et elle était même assez régulièrement invitée à des repas de famille. Elle n'était toutefois pas dupe et savait là encore pertinemment que même ces invitations ne voulaient pas dire pas grand chose. Un jour peut-être que l'un ou l'autre de ses futurs beau-parents lui ferait savoir leur véritable opinion d'elle. Elle fit part de la raison de sa visite en s'abstenant évidemment de divulguer les détails de la conversation qu'elle souhaitait avoir avec Luke, prétendant ne rendre visite à son fiancé que par simple envie de le voir. L'un comme l'autre avaient tellement bien berné leur monde, qui pensait avoir à faire à un parfait petit couple, qu'on ne songea pas à remettre en question sa sincérité. Son promis fut donc appelé à émerger de l'activité dans laquelle il était jusque-là plongé dans sa chambre et à venir la rejoindre. « Salut Luke, je pensais qu'on pourrait aller dans ta chambre si tu veux bien ? » lui sourit-elle immédiatement, trop préoccupée pour songer à déposer un baiser rapide sur ses lèvres, mais lui attrapant tout de même la main avec tendresse. Elle ne pouvait risquer que quiconque surprenne leur conversation et la chambre du jeune homme semblait encore le meilleur endroit pour éviter de malencontreux témoins. Non, qu'elle doutait que ça tourne mal bien sûr, mais mieux valait prévenir que guérir. Whatever helps you sleep at night lui murmura sa voix intérieure, moqueuse. Elle avait une furieuse envie de s'asséner une claque, mais se retint pour ne pas avoir l'air de la folle qu'elle était peut-être et suivit plutôt Luke jusqu'à son antre.

Ne prêtant que peu d'attention à l'état d'une chambre qu'elle avait déjà visitée auparavant et préférant ne pas laisser à Luke l'occasion de s'imaginer des choses sur la raison de sa venue, elle coupa très vite court aux civilités, qu'elle n'aurait de toute façon pas su entretenir, dans l'état dans lequel elle était. « Je crois que quelqu'un en a après toi. » elle essayait de tourner la chose en dérision, de contraster avec le sérieux de ses yeux qu'elle n'arrivait pas à faire disparaître. Elle avait peur. Et elle ne serait rassurée qu'une fois qu'elle aurait posé la question qui la taraudait depuis des jours et qu'elle aurait eu la réponse souhaitée. Inconsciemment elle jouait avec ses doigts pour évacuer le stress qu'elle s'était refusé le droit d'éprouver jusque-là. « Voilà on m'a raconté une histoire et hm… » Tout ce qu'elle voulait c'était être libérée de son poids, les détails et l'éventuelle vengeance contre Athénaïs pourraient venir après. Anxieuse, il lui fut difficile de se retenir de faire les cent pas devant lui. « I guess what I'm trying to say is…» Si sûre de son innocence qu'elle était il y avait de quoi se demander pourquoi elle était si craintive. «…est-ce que t'as…est-ce que t'as embrassé un garçon à Pré-au-Lard ? » Le regard qu'elle adressa à Luke, se voulait presque amusé, il se voulait preuve qu'elle était déjà convaincue de la réponse, presque désolée d'avoir à demander. Mais l'éclat de ses prunelles vertes apparu plus implorant qu'autre chose. Elle voulait qu'il lui réponde non. Elle voulait qu'il se moque d'elle, qu'il s'énerve qu'elle ait pu ne serait-ce que poser la question. Au fond, elle s'attendait à ce qu'il ait la réaction qu'Evan aurait eu si elle avait eu un jour cette conversation avec lui. Parce qu'avec ce dernier, elle n'aurait pas eu le moindre doute, elle n'aurait eu besoin de nier aucune de ses craintes informulées, parce qu'elle n'en aurait eu aucune tout simplement. Avec Luke elle n'avait pas réussi à se montrer aussi certaine qu'elle l'aurait été avec son aîné et elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Luke n’est pas Evan, s’était-elle répété un grand nombre de fois durant ces derniers mois, mais pour la première fois depuis longtemps, la connotation en aurait presque été négative.


IDEALISM SITS IN PRISON, CHIVALRY FELL ON ITS SWORD. Innocence died screaming, honey, ask me I should know : I slithered here from Eden just to sit outside your door.

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Luke Rosier

200/2000/24/LS/V

Lun 8 Fév - 18:40

Il n’avait jamais vraiment aimé les vacances, quelles qu’elles soient. Parce que, les vacances, signifiaient devoir rentrer à la maison, pour lui qui n’avait pas la chance de pouvoir rester au château. S’il avait pu y demeurer même pendant les congés d’été, soyez sûrs qu’il n’aurait certainement pas dit « non » à une telle opportunité de s’éloigner de chez lui. Il fallait dire qu’il aurait donné n’importe quoi pour ne pas craindre de croiser son père à chaque détour de couloir de la demeure familiale, pour ne pas sursauter à chaque petit coup sec frappé contre sa porte, se demandant si Evan venait terminer la leçon déjà bien entamée et encore plus pour ne pas avoir à supporter le regard inquisiteur d’Hippolyte qui devait s’interroger sur la mouche qui l’avait piqué. Oui, Luke détestait les vacances et il en était presque venu à compter les jours qui le séparaient de la rentrée prochaine avec impatience. Cloitré dans sa chambre, comme un moine en pleine méditation et, soyons honnêtes, il n’avait bien de moine que le nom, le cadet des Rosier refusait de sortir, à part pour prendre ses repas en famille, puisque l’on n’aurait pas toléré qu’il en fut autrement. Ce matin-là encore, le blondinet a verrouillé la porte de sa chambre avant de s’asseoir sur la méridienne sous sa fenêtre, les yeux perdus dans le vague de la plaine anglaise qui constituait leur domaine. Enfin, dans le vague, pas tout à fait. Ses iris, mine de rien, demeurent braqués sur la résidence voisine de la sienne, celle des Selwyn. D’ici, il voit la fenêtre de la chambre de Zephyr et ses rideaux inlassablement tirés et il ne peut s’empêcher de rester là, impassible, à espérer un mouvement à la vitre, quelque chose, n’importe quoi. Mais le rideau ne bouge pas et, comme chaque jour depuis la dernière visite de son meilleur ami, il finit par renoncer en soupirant, le cœur en charpie, l’âme morose et l’humeur maussade. C’est un elfe de maison sans le moindre sens de la vie privée qui transplane dans sa chambre, sous son regard noir. « Votre fiancée est dans le petit salon, jeune maître, elle vous attend. » Il n’a même pas assez d’énergie pour le tancer vertement de son non-respect des convenances, peut-être bien qu’il se ramollit, au final. Il ne peut toutefois retenir un léger sourire en entendant que Sin est venue lui rendre visite ; aussi vrai qu’il désire demeurer seul, la jeune et jolie Fawley sera une distraction plus que bienvenue. Il se positionne devant le miroir, réajuste rapidement sa tenue avant de remettre en place quelques mèches de cheveux volages et de descendre à l’étage inférieur pour accueillir la demoiselle. « Sin… » murmure-t-il sur un ton doux en la voyant au milieu de la pièce. « Tu ne m’avais pas prévenu de ta visite. » Il a un sourire enjôleur, qu’importe les convenances entre eux et ce depuis bien longtemps. « Salut Luke, je pensais qu'on pourrait aller dans ta chambre si tu veux bien ? » lui sourit-elle en attrapant sa main, lui faisant hausser un sourcil interrogateur. Ca, pour être direct, c’était… direct. Il était presque soulagé que ses parents ne soient pas dans les parages, pour le coup, qu’en auraient-ils pensé ? Certainement pas du bien… Il acquiesce, dans un petit rire amusé, l’entraînant à sa suite dans le dédale des corridors qu’elle ne connaissait que trop bien. Pour accéder à sa chambre, ils sont obligés de passer devant celle d’Evan et Luke accélère imperceptiblement le pas, quand bien même la porte est close et son aîné bien loin de la demeure familiale. Arrivés dans sa pièce consacrée, il referme la porte derrière lui, se laissant tomber assis sur son lit, ses prunelles détaillant la jeune fille avec convoitise. « Je crois que quelqu'un en a après toi. » Il hausse un sourcil, étonné de la tournure que prennent les événements. Juste un ? a-t-il envie de répliquer, lu qui collectionne les ennemies comme d’autres les cartes des chocogrenouilles, mais son ton sérieux et la façon qu’elle a de se tordre les doigts en tous sens l’empêchent de faire la blague. « Voilà on m'a raconté une histoire et hm… I guess what I'm trying to say is… » Il fronce les sourcils. Elle, si directe, si franche d’ordinaire, se montrait si hésitante qu’il en devient presque inquiet. « … est-ce que t'as… est-ce que t'as embrassé un garçon à Pré-au-Lard ? » Sur le moment, il est tellement étonné de la question qu’il ne parvient même pas à afficher la moindre expression, conservant ce masque imperturbable de neutralité, même si son rythme cardiaque, lui, a considérablement accéléré. Son regard s’assombrit, visiblement contrarié. « Qui t’a raconté ça ? » interroge-t-il en sortant une clope de son paquet, l’allumant à ses lèvres. « Athenais, pas vrai ? » finit-il par ricaner comme il n’obtient pas de réponse. Ça ne pouvait être qu’elle. Jamais Hippolyte ne l’aurait trahi, il en était convaincu et, même pour blesser son ex fiancée, Evan n’aurait pas voulu salir son sang de cette façon… « Tu es au courant qu’elle me déteste, pas vrai ? » Ce n’était pas une nouveauté que l’inimitié qui reliait les deux cousins, depuis le temps ; la rousse ne le portait pas dans son cœur et Luke le lui rendait bien, sans même pouvoir se rappeler d’où remontait cette querelle. Un rapport avec Iranoe, sans nul doute. « L’idée que moi j’embrasse un garçon est déjà suffisamment ridicule comme ça mais qu’en plus j’aie la bêtise de faire ça en plein Pré-au-Lard, au su et à la vue de tous… » Il hausse un sourcil, dissimulant sa nervosité à merveille. « …ça frise carrément le fantasme… » Il aurait pu tout lui dire, peut-être, mais quel intérêt de la blesser ? Ce genre de choses ne se reproduiraient plus, Evan y veillait personnellement alors à quoi bon la faire souffrir avec de tels aveux ? Il l’épouserait, elle, et ses envies coupables et pêcheuses demeureraient un secret, une tare bien enfouie. « Et toi, tu l’as crue… » lui reproche-t-il à demi-mots, profondément injuste.


Bad Blood.
Hey brothers, know the water's sweet but blood is thicker. If the sky comes falling down for you, there’s nothing in this world I wouldn’t do.
@ ALASKA, @ GOLDEN LIES (GIF)
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Sin Fawley

50/100/15/LR

Lun 25 Avr - 19:33



Are there some aces up your sleeve? Have you no idea that you're in deep? I dreamt about you nearly every night this week. How many secrets can you keep? 'Cause there's this tune I found that makes me think of you somehow and I play it on repeat, until I fall asleep spilling drinks on my settee.

Il n’est pas étonné par la question. Il ne tombe pas des nues qu’elle lui demande pareille chose. Il n’est pas en colère, furieux, qu’elle ose lui lancer ça au visage. Elle le sait parce qu’elle ne le quitte pas des yeux malgré sa gêne, malgré son envie d’être partout ailleurs que là. Parce qu’elle a besoin de savoir ce qu’il en est, besoin d’être rassurée et prête à accueillir sans se poser de question la moindre réassurance de sa part. Elle prête à reconnaître le moindre signe qui prouverait qu’elle a eut tord de ne serait-ce que de poser la question. Elle sait comment elle a envie de le voir réagir et scrute son visage comme s’il s’était agit d’une carte au trésor. Seulement celui-ci est un masque d’impassibilité. Et s’il ne fait montre d’aucune culpabilité, aucun remord particulier, il ne fait pas montre non plus de la surprise et de la colère qu’elle aurait souhaité y voir. Qu’elle sait qu’elle devrait y voir. Son cœur rate un battement. Mais soudain, les yeux de Luke s’assombrissent, soudain, elle y lit une certaine contrariété. Et elle sent son cœur reprendre un rythme normal et réprime un soupir de soulagement. Elle n’a tellement pas envie d’y croire que tout est bon pour se rassurer.  « Qui t’a raconté ça ? » qu’il demande et elle se dit qu’il aurait presque du lui crier dessus, s’indigner qu’elle ait pu croire de telles bêtise. Mais sa question est logique aussi. Elle se mordille la lèvre, elle a beau être soulagée par sa réaction, elle sait que l’innocence de Luke marque sa propre culpabilité. Il cale un cigarette entre ses lèvres et l’allume. Elle songe qu’il n’a sûrement pas le droit de fumer à l’intérieur. C’est fou comme elle se distrait facilement désormais que c’est à elle de s’expliquer.  « Athenais, pas vrai ? » Elle a presque envie de rire, de le prendre dans ses bras de l’embrasser. Parce que n’est-ce pas la preuve parfaite qu’elle a tord ? Il sait déjà qu’Athénaïs ne l’aime pas et est capable de telles calomnies. Tout s’explique et elle oublie de se demander pourquoi il ne s’étonne pas du mensonge en question, pourquoi il en conclut automatiquement et avec assurance que c’est Athénaïs la responsable. Elle se contente de hocher la tête, les yeux étudiant désormais avec attention le sol de la chambre de Luke. « Tu es au courant qu’elle me déteste, pas vrai ? » Elle le sait pour sûr maintenant. Avant cela…il se peut qu’elle ait été aveuglée par les sourires de la rouquine et sa gentillesse envers elle. Mais plus jamais c’est certain. Athénaïs est désormais l’ennemi.

« L’idée que moi j’embrasse un garçon est déjà suffisamment ridicule comme ça mais qu’en plus j’aie la bêtise de faire ça en plein Pré-au-Lard, au su et à la vue de tous… » Il lui ôte les mots de la bouche et un mélange de joie et de culpabilité intense la traverse.  « …ça frise carrément le fantasme… » Elle n’aurait jamais du y croire c’est évident. Et elle n’y a pas cru d’ailleurs, elle a tout rejeté en bloc dans son esprit alors même qu’elle a du faire semblant de prendre au sérieux l’avertissement d’Athénaïs. Dit comme ça c’est ridicule effectivement. Il aurait fallu qu’il soit totalement inconscient. « Et toi, tu l’as crue… » Elle n’a jamais voulu y croire. Et elle est la première à s’en vouloir pour avoir eu besoin de poser la question, besoin de se rassurer alors qu’elle n’aurait du lui en parler que pour le prévenir des calomnies que sa cousine répandait dans son dos. Elle n’est pas venue à la lui le regard accusateur, mais c’est tout comme. Elle n’a pas su empêcher les doutes d’envahir son esprit. Et elle s’en veut plus qu’elle en veut à la vipère rousse pour sa perfidie. C’est elle qui s’est laissée atteindre et il a tous les droits de lui en vouloir. « N-non » veut-elle se défendre, mais elle sait que c’est vain qu’elle n’a aucune crédibilité. Elle relève légèrement les yeux vers lui. Son ton a beau être celui du reproche, il ne la fusille pas du regard. Et il ne lui a pas hurlé dessus. Peut-être a-t-elle une chance alors. « Je…j’y ai pas cru quand elle me l'a dit. » Elle lui offre un regard sincèrement navré. Elle se sent idiote. « Je te promets. » Mais comment peut-il la croire alors que le fait même qu’elle lui ait posé la question prouve qu’une partie d’elle au moins a cru la chose possible ? C’est suffisamment pour qu’il lui en veuille. C’est une insulte, elle le sait. Dans leur milieu à eux du moins. Elle n’aurait pas donné cher de sa peau si elle avait fait la même suggestion à un autre sang-pur du genre, à commencer par son frère aîné d’ailleurs. Quelque part, elle trouve qu’il le prend plutôt bien et ça ne la fait se sentir que plus fautive encore. « J’ai pensé la même chose que toi, je… je sais pas pourquoi il a fallu que je te pose la question » Elle baisse à nouveau les yeux contrite. « Je suis désolée. » Désolée d’avoir été naïve, stupide. Désolée de ne pas lui avoir fait suffisamment confiance. Elle s’est battue avec elle-même avant de venir. Battue avec sa voix intérieure. Mais elle a perdu.


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Luke Rosier

200/2000/24/LS/V

Mer 17 Aoû - 12:00

Bien sûr, toute cette situation est un cauchemar et il ne sait même pas vraiment comment il a réussi à conserver suffisamment de sang froid pour ne pas se trahir sur le champ et cracher le morceau. Peut-être qu’il ne voulait pas la blesser, peut-être juste que plus égoïstement, il avait peur, peur à en crever. Avec Athénaïs, Hippolyte et Evan dans la confidence, c’était déjà trois Rosier de trop au courant, il ne pouvait pas prendre le risque que cela s’ébruite et que ça arrive jusqu’aux oreilles de son père ; c’était signer son arrêt de mort, purement et simplement. « N-non. . » bégaye-t-elle, culpabilisant visiblement de l’avoir accusé et il se sent presque aussi honteux qu’elle de la mener ainsi en bateau, de la laisser s’excuser alors qu’elle a raison. « Je… j’y ai pas cru quand elle me l'a dit. » Oh oui, c’est sûr, parce que ça paraissait si incroyable… Luke Rosier, que l’on connaissait si charmeur et si enclin à séduire la gente féminine et à l’abandonner au petit matin, intéressé par son propre sexe ? C’était invraisemblable. Preuve que, malgré ses nombreuses imprudences, il avait su garder au mieux cet horrible secret et grand bien lui en prenait. Ce monde n’était déjà pas très ouvert aux gens comme lui alors il n’osait même pas imaginer quel pavé dans la mare ce serait dans le sien, si pétri de traditions, si conservateur… Il remue la tête de gauche à droite, comme si tout cela le dépassait et, en un sens, sans doute était-ce le cas. Il aurait donné n’importe quoi pour être normal, pour être davantage comme… Hippolyte. Oui, son frère était sans nul doute le fils rêvé, celui qui ne s’opposait pas à son père, celui qui ne cachait aucune tare derrière ses boucles blondes. « Je te promets. » Il ne peut retenir un léger ricanement. Elle lui promettait ? Alors qu’elle venait le plus ouvertement du monde de lui poser la question ? Alors qu’il avait été capable de voir le soulagement sur ses traits quand il avait démenti ? Contrairement à lui, Sin n’avait jamais été bonne menteuse ou, peut-être qu’il la connaissait depuis suffisamment de temps pour savoir quand elle se foutait de lui. « J’ai pensé la même chose que toi, je… je sais pas pourquoi il a fallu que je te pose la question » Il soupire, haussant les épaules ; ce qui était fait était fait, et il n’avait pas vraiment de raison de s’offusquer puisqu’elle ne faisait que dire la vérité. Certes, il ne pouvait pas le lui dire comme ça mais il était inutile de surjouer dans la colère et de la blesser plus qu’il ne l’avait déjà fait. S’il était mesquin, il n’était pas cruel à ce point, encore moins avec les gens qu’il aimait et il l’aimait malgré tout. « Je suis désolée. » Il la dévisage un long moment avant de tendre la main dans sa direction, attendant qu’elle la saisisse pour l’attirer contre lui, ses doigts venant caresser sa joue. « Ecoute, je sais qu’Evan s’est comporté comme le dernier des idiots avec toi et… » Il se fend d’un sourire timide. « …et je n’ai pas toujours été irréprochable moi-même mais ça… C’est… trop tordu, même pour un Rosier… » Surtout pour un Rosier, en fait. Il soupire, poursuivant sur sa lancée. « Tu connais mon père, tu sais très bien ce qu’il me ferait si ce genre de rumeurs arrivait à ses oreilles et s’avérait être vraies… Si Athénaïs avait la moindre preuve de ce qu’elle avance, elle serait allée le voir lui, directement ; elle ne se serait pas embêtée avec toi… Il y avait bien plus de mal à faire de ce côté-là… » Bon, en un sens, elle avait sans doute fait pire en allant voir Evan en premier mais cela, Sin ne pouvait pas le savoir… De manière plus ou moins subtile, il lui conseillait également de ne plus jamais évoquer ce sujet, pour sa propre survie. Il ne doutait pas qu’Edward ne cherche à savoir si tout cela était vrai ou pas, s’il l’apprenait, et il aurait aussi bien pu vouloir, tout simplement, couper le fruit pourri de l’arbre sans le moindre remords. Après tout, il avait deux autres fils prêts à faire perdurer son nom aussi bien que ses idées… « Je ne t’en veux pas, Sin… Même si tu l’as vraiment cru à un moment ou à un autre, it’s okay… I don’t blame you… » Il embrasse machinalement la tempe de la jeune femme, preuve qu’il a développé pour elle bien plus d’affection qu’il n’aurait jamais cru possible au départ, ses doigts posés au creux de son dos, caressant tendrement. « Franchement, quelle garce... » marmonne-t-il en repensant à sa diabolique cousine, avant de sourire et de reporter son attention sur sa fiancée. « Allez… Ne parlons plus de ça. Jamais… » décrète-t-il soudainement sans appel. Il était des sujets bien trop délicats et dangereux pour être ainsi évoqués à voix haute trop longtemps. Dans sa maison, plus que tout autre endroit, les murs avaient des oreilles et il tenait suffisamment à la vie pour ne pas avoir envie que celles de son père soient à trainer dans les parages tandis qu’ils tenaient une conversation de cette teneur. « Je ne suis pas idiot à ce point, malgré ce que tu as l’air de croire, Fawley, alors… » Il se penche, un sourire moqueur sur les lèvres tandis qu’il vient murmurer contre sa joue. « Tu peux d’ores et déjà oublier tous les fantasmes de plan à trois qui ont pu te venir à l’esprit. Encore plus s’ils impliquaient un autre Rosier… » ricane-t-il en levant les yeux au ciel. C’était bien la première fois que Luke plaisantait sur Sin et Evan, lui qui s’était toujours montré très jaloux à ce propos, sans doute parce qu’il savait, à raison, qu’il n’arriverait jamais à la cheville de son aîné, quel que soit le domaine.


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Sin Fawley

50/100/15/LR

Mar 20 Sep - 23:02


Are there some aces up your sleeve? Have you no idea that you're in deep? I dreamt about you nearly every night this week. How many secrets can you keep? 'Cause there's this tune I found that makes me think of you somehow and I play it on repeat, until I fall asleep spilling drinks on my settee.
Elle a honte de sa propre bêtise, de sa propre naïveté ; croire une chose pareille, mais à quoi pensait-elle enfin ? Elle tente tant bien que mal de se justifier, de trouver des excuses à son comportement pourtant inexcusable. Accuser quelqu’un d’une telle déviance, dans un monde comme le leur, est une grave offense elle n’en doute pas. C'est bien la preuve qu’elle n’aurait pas osé lui poser une telle question si elle n’avait pas eu un doute plus que léger sur la véracité des propos d’Athénaïs. Et la question qu’elle se pose désormais c’est ‘pourquoi’ est-ce qu’elle a pu y croire ? ‘Pourquoi’ ça ne lui est pas réellement paru insensé, impossible, ainsi qu’elle le prétend maintenant devant lui ? Comment se fait-il qu’elle n’ait pas été capable de dégager la rumeur d’un revers de la main ? Elle se mordille la lèvre tandis qu’il la dévisage sans savoir qu’alors même qu’elle demande à se faire pardonner, elle continue d’essayer de faire sens de cette affaire et finalement de remettre en doute ses belles assurances. Quand il finit par gracieusement lui tendre la main elle la prend avidement et se laisse attirer vers lui, le laisse caresser sa joue dans un geste qui se veut rassurant mais qui ne sert qu’à la déstabiliser un peu plus.  « Ecoute, je sais qu’Evan s’est comporté comme le dernier des idiots avec toi et… » Elle ne s’attendait pas à ce que son frère aîné soit mentionné et alors qu’un sourire timide fend ses lèvres à lui, sa moue à elle se renfrogne à la simple entente de ce nom maudit.  « …et je n’ai pas toujours été irréprochable moi-même mais ça… C’est… trop tordu, même pour un Rosier… » Elle hoche la tête. Évidemment. Mais c’est bien simple, aussi idiot soit-il, elle n’aurait pas cru la chose possible une seule seconde si Evan avait été accusé à la place de Luke. Comment se fait-il donc qu’elle soit si encline à donner du crédit aux propos d’Athénaïs ? Est-ce par méfiance indistincte - et partant, injuste - envers toute la fratrie Rosier comme semble le sous-entendre son fiancé ? Ou y a-t-il une autre raison ? « Tu connais mon père, tu sais très bien ce qu’il me ferait si ce genre de rumeurs arrivait à ses oreilles et s’avérait être vraies…Si Athénaïs avait la moindre preuve de ce qu’elle avance, elle serait allée le voir lui, directement ; elle ne se serait pas embêtée avec toi… Il y avait bien plus de mal à faire de ce côté-là… »  Elle fronce les sourcils, ça a du sens certes, c'est même très convainquant. Mais elle ne voit pas nécessairement ce qu'Athénaïs a à gagner en allant la voir elle ; à moins qu'elle ne croit Sin capable d'aller voir Edward Rosier sans preuve, d'aller le voir tout court alors qu'elle soutient à peine son regard. L’idée d’en parler à proximité du patriarche Rosier ne lui est pas venue à l’esprit quand ses doutes l’empêchaient encore de dormir et qu’il les a écarté elle n’en rêve même pas. Luke n’a pas besoin de lui énoncer de quoi est capable Edward Rosier, Sin en a déjà une bonne idée. Athénaïs la connaît mal si elle pense Sin assez maladroite pour mentionner la chose devant lui ou suffisamment vicieuse pour lui en parler directement. C’est pour elle-même avant tout qu’elle veut des réponses, pas pour rompre l’engagement - comme semble le vouloir Athénaïs - et encore moins ruiner la vie de Luke. Ou de qui que ce soit d’autre. Sauf peut-être celle d’Athénaïs, mais c’est une autre histoire.

Ce qu'elle ne comprend pas c'est le ton si assuré de la rouquine, ce qu'elle ne comprend pas c'est l'étrange sensation dans le creux de son ventre que quelque chose ne va pas. Ou au contraire, que quelque chose ne colle qu'un peu trop ? « Je ne t’en veux pas, Sin… Même si tu l’as vraiment cru à un moment ou à un autre, it’s okay… I don’t blame you… » Elle veut sourire soulagée, mais dans sa culpabilité elle n’arrive à se détacher de la question qui importe. Pourquoi elle y a cru, qu’est-ce qui a bien pu rendre selon elle l’idée que Luke ait embrassé un garçon, puisse être intéressé par son propre sexe crédible, ou du moins, pas assez ridicule pour qu’elle n’y croit pas un seul instant ? Elle remarque à peine les gestes tendres qu’il a son égard, le baiser sur sa tempe, ses doigts perdus dans le creux de son dos. Tout est perdu dans un océan de pourquoi. « Franchement, quelle garce... » Il parle d’Athénaïs à ne pas en douter et Sin ne peut qu’être entièrement d’accord. À l’issue de leur entrevue déjà, alors qu’elle n’avait pas encore laissé le moindre doute s’insinuer en elle, elle en était arrivée à la conclusion que la jolie rousse était à éviter à tout prix. « Allez… Ne parlons plus de ça. Jamais» Elle devrait se plier devant son ton impérieux, ravie de pouvoir échapper pour toujours à ce sujet si embarrassant. C’est pour ça qu’elle est venue pour qu’il lui rie au nez et que le sujet soit clos à jamais. Seulement leur dernière nuit de l’année à Poudlard lui revient à l’esprit. Elle n’en a pas fait grand cas au moment de l’incident vite oublié au vu des événements de l’été qui en a suivi. Soudain tout lui revient pourtant et elle ose à peine faire le lien, sachant pertinemment que c’est bien trop logique donc trop dangereux. « Je ne suis pas idiot à ce point, malgré ce que tu as l’air de croire, Fawley, alors… » Elle n’est pas certaine de comprendre ce que tout ça peut bien avoir avec une quelconque bêtise. Mis à part le fait de faire ça en public alors que l’on est fiancé, elle ne trouve pas ça bête d’aimer les hommes quand on en est un. Bizarre peut-être, une étrangeté mal vue chez eux, mais pas forcément par elle qui considère tout au plus la chose comme une curiosité. « Tu peux d’ores et déjà oublier tous les fantasmes de plan à trois qui ont pu te venir à l’esprit. Encore plus s’ils impliquaient un autre Rosier… » Son cœur rate un battement et la jeune femme manque de s’étouffer devant la suggestion autant que le ricanement qui l’accompagne. Il n’est pas sérieux évidemment, mais le simple fait qu’il ait pu y penser, même pour une blague, la choque suffisamment pour qu’elle se recule brusquement. Ew. Première moue dégoûtée depuis qu’elle a mis les pieds dans sa chambre. Sa mère la prend pour une dépravée, mais dans le fond - et quoiqu’elle même en pense -, elle en est bien loin.  Et l’idée, loin de lui avoir déjà traversé l’esprit la rebute.

Cela fait déjà un moment, que par un accord implicite, ils ont décidé de ne plus mentionner son ancien fiancé. Son ombre plane déjà trop sur leur relation au goût de Sin sans que des comparaisons inutiles soient nécessaires, sans que des rappels de souvenirs pour elle douloureux ne lui soient indispensables. Il existe, c’est suffisant. Qu’il refasse son apparition dans leurs conversations, surtout pour une boutade pareille, c’est un peu trop pour elle.  « La salle sur demande. » balbutie-t-elle soudain pour se sauver de l’embarras, pour se défendre aussi. « La soirée dans la salle sur demande, après le bal. » explicite-t-elle, les sourcils froncés comme si l’idée venait de lui revenir alors qu’elle joue avec depuis plusieurs minutes déjà, n’osant qu’à peine la titiller. C’est qu’elle n’est pas là pour se convaincre elle-même aux dires d’Athénaïs mais bien pour se laisser persuader par Luke que tout est faux. « C’est pour ça que j’y ai cru. Je pense. » Elle use du passé bien sûr car si elle a peur qu’il soit incapable d’expliquer autrement cet incident, c’est avant tout comme une excuse qu’elle le soulève. Ensuite on pourra clore le sujet. Une fois qu’il aura répondu, une fois que, toujours aussi sûr de lui, sans faire montre de la moindre hésitation, il aura balayé ce dernier souci. Il n’a pas envie d’en parler et elle non plus. Pourtant elle continue, inarrêtable, elle a besoin de tout étaler, que tout sorte et qu’on en parle plus jamais. « Pas que j’en ai été convaincue une seule seconde hein, mais si…si j’ai pu en douter à un moment donné c’est que, c’est que ne serait-ce qu’un instant ça m’a paru possible. » À croire qu'elle ne veut plus se faire pardonner, à croire qu'elle cherche encore à l'accuser. Mais si elle s'avance en terrain houleux c'est qu'un jeune homme de dix-sept ans n’a pas de panne soudaine devant une jeune femme qui s’est faite belle pour lui. À moins d’avoir le cœur ailleurs. « Tu m’le dirais de toute façon si y avait un minimum de fondement à cette “accusation” ». Marmonne-t-elle plus pour elle que pour lui, lâchant le dernier mot avec légèreté. C’est que, pour sa part, elle s’en moquerait totalement s’il s’était agit de toute autre personne que son fiancé. Sin s’était dit qu’elle ne lui ferait jamais confiance ; c’était le prix à payer pour passer après Evan, pour être un Rosier, pour être un gamin. Elle n’a pas tenu, elle s’en rend compte désormais, elle lui fait confiance, un peu trop ; elle l’a cru quand il lui a dit qu’il cesserait de voir d’autres filles, sans se poser de questions. Elle lui fait confiance et c’est pour ça qu’elle bataille avec ses doutes, pour ça qu’elle ne veut pas remettre en cause ses propos, pour ça qu'elle veut se forcer à le croire, même si ses tripes la poussent étonnement dans le sens inverse. Et si, - elle va s'en rendre malade - et si il ne lui a promis de ne plus partager le lit d'aucune autre demoiselle que pour mieux aller s'amuser près des hommes ? Pire encore, d'un homme bien précis ? Elle secoue la tête, pour elle-même, pour chasser ses pensées, pour se concentrer sur lui, sur sa réponse, sur sa voix, plutôt que celles qui se disputent dans son crâne.


IDEALISM SITS IN PRISON, CHIVALRY FELL ON ITS SWORD. Innocence died screaming, honey, ask me I should know : I slithered here from Eden just to sit outside your door.

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Luke Rosier

200/2000/24/LS/V

Mer 4 Jan - 22:55

Il se sent vraiment horrible de lui mentir ainsi, de prétendre des choses qui sont fausses et de jouer avec sa culpabilité, dans le simple espoir de la voir acquiescer et de changer de sujet. Pitié que quelqu'un change de sujet... Il semble d'ailleurs sur le point de parvenir à ses fins mais une nouvelle ombre passe dans les prunelles claires de sa fiancée, une ombre qu'il ne reconnaît que très bien. Avec le temps, il avait appris à anticiper les colères et les reproches des gens qui lui étaient proches ; ses frères et son père, majoritairement. Toutefois, Sin était, elle aussi, entrée dans ce cercle très privilégié et, leurs disputes ayant été nombreuses, au début, il avait fini par déceler les prémisses d'un changement d'humeur chez elle aussi. « La salle sur demande. » bégaye la jeune fille et, l'espace d'un bref instant, son cœur manque plusieurs battements. La salle sur demande avait été le refuge secret de bien de ses ébats et de ses vices, il craint, un moment’ qu'elle soit au courant de tout et qu'elle ne le lui balance à la tête. « La soirée dans la salle sur demande, après le bal. » « Owh. » marmonne-t-il, comprenant soudain où elle veut en venir et, instinctivement, il baisse les yeux, un brin gêné à l'évocation de ce souvenir. « C’est pour ça que j’y ai cru. Je pense. » Il déglutit avec difficulté, sentant soudain la chaleur lui monter aux joues. Il ouvre la bouche pour parler mais aucun mot ne sort d'entre ses lèvres. Il aurait aimé lui dire que tout ça n'avait rien à voir avec elle et, en un sens, c'était totalement vrai mais, il aurait fallu, dans ce cas, qu’il parle d’Alfie, de son arrivée au bal, les yeux rougis et l'âme en peine. Il aurait fallu qu’il explique que c'était cette vision qui lui avait coupé toute libido mais la jeune Fawley n'aurait pas compris. Ou alors, au contraire, elle n'aurait compris que trop bien, au contraire... « Pas que j’en ai été convaincue une seule seconde hein, mais si…si j’ai pu en douter à un moment donné c’est que, c’est que ne serait-ce qu’un instant ça m’a paru possible. » Il se mord la lèvre inférieure, au bord de la crise de panique. Bordel, Sin, pourquoi est-ce que tu ne laisses pas tomber, à la fin ? Il en viendrait presque à la supplier de se taire, de ne rien ajouter de plus sous peine qu'il ne craque complètement et qu’il s'effondre comme un château de cartes sous la brise légère. Ses doigts se crispent sans qu’il ne parvienne à le contrôler alors il les enfonce dans ses poches, serrant les poings et les dents. « Tu m’le dirais de toute façon si y avait un minimum de fondement à cette “accusation” ». Il soupire, s'éloigne, un brin perdu devant tant d'insistance comme si elle espérait, comme si elle voulait vraiment qu’il confirme tous ses doutes. Bien sûr, il a honte, terriblement honte et il a gardé ce secret si longtemps que, même s'il l'avait vraiment voulu, il aurait été bien incapable de trouver par où commencer, comment avouer l’inavouable... Ses doigts nerveux tirent une clope de son paquet de cigarettes et l'allume  envoyant les volutes de fumées en arabesques délicates par la fenêtre. Le silence est pesant, bien trop lourd et son mutisme est en lui-même un aveu. S'il ne le réalise pas encore, nul doute que sa Serdaigle de fiancée ferait preuve de suffisamment de perspicacité pour eux deux. Il fume sa clope jusqu'au bout avant de réaliser que la jeune fille attend toujours une réponse à la question qu’elle a posée. Il se retourne un peu trop brusquement et, s'il s'apprête à parler, ce qu’il lit dans les yeux de la jeune fille lui signifie clairement qu'elle a déjà compris. Elle n'avait jamais été idiote, Sin, c'était aussi ce qui lui avait plu chez elle... « Sin... Je... » Sa voix se serre et ses lèvres tremblent un peu comme il s'appuie contre le chambranle de la porte, pour ne pas défaillir. « Je ne te mérite pas, je ne t'ai jamais méritée... » Il soupire, fermant les yeux quelques secondes. « Ce que t'a dit Athenais... Ce n'était pas un mensonge... Bien sûr, je ne me serais jamais permis un tel acte en public sans cette foutue fumée rose mais...  » Il s'éclaircit la voix sans oser la regarder, mortifié d'avoir à avouer ce vice jusque-là si bien dissimulé, cette défaillance, cette tare, aurait même dit Evan. Mais surtout, il avait honte de ce qu’il avait fait subir à la jeune femme depuis qu’elle s'était retrouvée à son bras. En un sens, il avait été bien pire que son frère aîné, quand on y réfléchissait et c'était bien le seul point sur lequel il n'avait jamais voulu lui ressembler. « Tu n'y es pour rien, Sin... » souffle-t-il sans toujours la regarder, ses prunelles grises fixées sur les lattes de parquet de sa chambre, et des fois qu’elle ait le moindre doute à ce sujet. « C’est moi... Je ne suis qu'une erreur de la nature, le mouton noir de ma famille... » Il retient à grand peine les larmes qui menacent de couler sur ses joues mais il les tait, car il ne veut pas qu’elle le prenne en pitié. Il ne mérite pas qu’elle s'apitoie sur son sort, après tout... « Je t'ai trahie de bien des façons, encore et encore. Je ne te demande pas de me pardonner, je ne te demande pas de comprendre ou de... » Il soupire, levant enfin le regard vers elle, une lueur inquiète dans ses iris. « ...juste, ne me déteste pas... » Si tant est qu'elle puisse éprouver autre chose que de la haine pour lui et il ne pourrait pas l'en blâmer... Après tout, il n'avait été avec elle que trahisons et vaines promesses, poudre aux yeux et mensonges éhontés. Il n'avait pas menti sur ses sentiments pour elle, toutefois, mais il aurait bien du mal à lui faire croire le contraire, il le savait.


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