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 :: LUMOS :: the sorting hat :: fiches refusées

 La bave du crapaud n'atteint pas la sorcière sur son balais ~

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Dim 5 Oct - 14:05

Abigail Charis Mowbray

ϟ Âge : 17 ans
ϟ Nationalité : Anglaise
ϟ Année d'études : 7ème
ϟ Camps : Neutre (pour le moment o/)
ϟ Sang : Sang-Mêlée

ϟ Maison : Gryffondor - Serpentard - Serdaigle - Poufsouffle

ϟ Avatar : Rachel Hurd Wood

Baguette : 35 centimètres, bois de Mélèze et plume de Phénix ; étonnement sifflante. Lorsqu'elle prit pour la première fois sa baguette en main, son coeur avait accélérer délicieusement. La baguette l'avait choisit, Mr. Ollivander était fier de lui, de la petite, et de la baguette. Quelques secondes plus tard, Abigail éternuait et faisait exploser un paquet de dragée surprise, avant de ranger la baguette bien sagement.

Miroir du Riséd : Si elle avait le loisir de contempler le Miroir du Riséd, Abigail se verrait certainement entouré de ses parents - sa mère debout et totalement guérie - avec un homme qui serait certainement son mari, un gamin dans les bras, un chat à leur pied, et un dragon tout au fond. Ses rêves de grandeurs et d'aventures ne font que masquer la fibre maternelle qui s'avèrent être extrêmement développée chez la rousse, même si elle-même ne s'en rend pas bien compte.

Épouvantard : Elle avait pourtant prévenue ses camarades, en se retrouvant en première ligne face à l'armoire ; « Ne riez surtout pas ! »... Mais lorsque l'épouvantard se transformera en une stupide poule, il y eu quelques gloussements, qui la firent rougir de honte et de rage.

Amortentia : En sixième année, lorsqu’ils étudièrent la potion d’Amortentia, les odeurs qui réjouirent son cœur furent celle de l’herbe coupée et des fleurs des champs, lui rappelant immédiatement l'endroit où elle avait grandit, le beau manoir Mowbray - ou elle habitait encore, d'ailleurs - mais également ses chutes de balais lorsqu'elle s'entraînait dans les champs autour de manoir. Il y avait également l'odeur du bacon frémissant encore dans la poêle, que sa mère lui préparait au déjeuner et qu'elle raffolait, ainsi qu’une odeur de "Dragon" ; une odeur indéfinissable qu'elle associe à ces créatures magnifiques qui la fascinent depuis toujours.

Compétences magiques
Chaque sorcier commence le jeu avec 40 points de compétences magiques, à disposer comme il le souhaite entre les différentes compétences listées ci-dessous. Ces points pourront influencer le jeu, et il est possible d'améliorer chaque compétence au fur et à mesure du jeu. Vous trouverez ici un guide des compétences magiques pour vous aiguiller un peu sur leur impact in RP et vous permettre de mieux les attribuer.

Duels : 6/10
Potions : 7/10
Métamorphose : 6/10
Sortilèges : 6/10
Légilimancie : 0/10
Occlumancie : 3/10
Quidditch : 9/10
Divination : 3/10

ϟ Pseudo/prénom : Dukett / Valentine ϟ Âge : 18 ϟ Fréquence de connexion : Dès que je le peux, même si la prépa prend un peu (beaucoup) de mon temps ♥ ϟ Ce personnage est : inventéϟ Où nous avez-vous connu : Facebook ϟ Le mot de la fin : Le forum est joulie. Je l'aime déjà **
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Dim 5 Oct - 14:45

But it is one thing to read about dragons and another to meet them


XIème - Angleterre. L’histoire la famille Mowbray remonte à de nombreuses années ; dans les années 1090, Neil d’Aubigny – venu de Basse-Normandie – entre au service d'Henri 1er et devient l'un de ses « nouveaux hommes » ; il est récompensé magnifiquement, et fait ainsi la fortune des Montbray, anglicisés Mowbray. La famille s’enracine, acquiert une richesse solide et s’étend en plusieurs branches. Mais ce qu’à l’époque personne ne savait, c’est qu’il s’agissait en réalité d’une vieille famille de sorciers. Les Mowbray – dans l’ensemble – prospérèrent bien qu’ils connurent des hauts et des bas. Certains membres de la famille furent condamnés au bûché pour sorcellerie, à l’époque de la chasses aux sorcières ; les Mowbray se divisèrent et certains – pris de peur – décidèrent de quitter le Royaume-Uni.

1960 ; Février – Angleterre. De l’éminente famille Mowbray, il restait le nom, une richesse assez conséquente et – surtout – la sorcellerie. La branche directe, portant encore ce nom ancestrale, s’était établie dans un joli manoir à Boars Hill, village paisible dans l’Oxfordshire. L’imposante maison se tenait à une dizaine de minutes à cheval du village en lui-même, et disposait de plusieurs hectares de terre aux alentours. La neige avait recouvert d’un épais manteau le paysage, mais le silence avait été brisé depuis quelques minutes par les pleurs d’un nourrisson. Le nid de sorciers venait d’accueillir un nouveau membre ; une petite fille nommée Abigail qu’ils destinaient déjà à un avenir radieux.

1964 ; Avril – Angleterre. Acton pensait qu’il aurait pu échapper au mouvement qui pAbiit forme. Il avait sincèrement cru qu’en vivant en autarcie, protégé à Boars Hill, il aurait gardé sa chère femme et sa petite Abigail en sécurité. Il avait les bras croisés dans son dos et tournait en rond. Une ride barrait son front d’ébène, et ses lèvres étaient pincées. Toute famille de sang-pur avait ses démons, et ce démon-ci était incarné par son beau-frère, Bancroft Blake. Il lui avait, en quelque sorte, lancé un ultimatum. L’affreuse marque noire qui s’étendait sur son avant-bras terrorisait l’homme – pas tant pour lui, mais surtout pour sa famille.

« Tu n’as pas tant à réfléchir, Acty. » sifflait le mangemort. « Je ne suis pas un monstre, j’aime ma sœur… » Un léger sourire flotta sur ses fines lèvres. « Mais s’il s’avérait que vous allez à l’encontre du Seigneur des Ténèbres… » Il passa délicatement son pouce le long de son cou tendu.

Acton avait cessé de tourner en rond. Son regard s’était accroché à une petite fille qui venait d’entrer la pièce. Du haut de ses quatre ans, elle avançait en faisant voleter derrière elle deux tasses et une théière pleine.

« Je vous apporte le thé ! » fit-elle avec un sourire innocent.

Son père rattrapa le tout avant que la porcelaine ne vient se briser au sol, se demandant comment Charis avait pu laisser la petite sorcière s’occuper de ça toute seule. Libérée des récipients, elle passa un bras autour de la jambe de son père et sourit à son Oncle.

« C’est qui le Seigneur de tes nèbres ? »

Si son père se tendit légèrement en posant son regard azuré sur sa pupille, Bancroft lui sourit en croisant ses bras sur son torse.

« Un grand homme, ma petite…
- Laisse Tonton et Papa discuter entre hommes, Abigail. Reste avec ta mère. »

L’enfant fit une petite moue boudeuse mais écouta son père et sortit de la pièce.

« Pense à la pureté de votre sang, Acton. Ce n’est pas ‘rien’… » eut-elle le temps d’entendre avant que la porte ne se referme.

1964 ; Juin – Roumanie. Abigail se serrait dans les bras de sa mère, qui la portait et la berçait doucement, quoi que la petite commença à peser son poids. A leur côté se tenait un homme grand, fort, carré, à la barbe bien taillée, et une petite femme potelée mais au visage avenant.

« Acton nous a expliqué la situation. C’est toujours un plaisir de pouvoir aider la famille. » assura l’homme d’une voix grave – il s’agissait du frère de Mr. Mowbray. « Avec ce qui se passe en Angleterre, il est plus prudent pour toi et la petite de rester loin de là-bas. C’est plus sûr.
- Je crois qu’aucun endroit n’est assez loin pour se protéger de du danger qui se prépare si celui-ci veut vous trouver… » fit la femme d’une voix cassée. « Heureusement, je ne pense pas que ça soit notre cas. Prudence est mère de sûreté, dira-t-on également… »

Elle avait beau avoir vingt-huit ans, elle en paraissait quarante ; l’inquiétude avait creusé des rides sur son beau visage et la fatigue l’avait cerné. Elle ne faisait plus attention à sa toilette, et ne pAbiit plus soin de ses cheveux comme elle avait pu le faire auparavant. Quand on voyait Mrs Mowbray, on pouvait aisément imaginer la belle femme qu’elle avait été, et qu’elle pourrait devenir s’il lui était permis de connaître à nouveau la paix et le bonheur. Le couple resta interdit face à la déclaration de la mère.

« C’est mon frère. » lâcha-t-elle soudainement. Abigail releva son visage à moitié endormie, le pouce dans sa bouche, écoutant sa mère qui avait peine à la porter. Son Oncle paternel libéra Charis du poids de la petite, lui évitant de se fatiguer pour rien ; « C’est à cause de lui que nous sommes parties. Je savais qu’il n’appréciait pas les moldus, mais je n’imaginais pas qu’il soit fanatique à ce point… Nous sommes venues ici pour rester un temps… » Elle buta sur ses mots et, pAbint soin d’épargner la petite, elle termina dans un léger sourire ; « En vacances. »

Elle secoua la tête, et haussa les épaules, avant de ramener ses bras contre sa poitrine. La petite femme posa une main sur son avant-bras, et lui offrit un visage souriant ;

« Vous serez très bien ici. Et je suis certaine qu’Abigail s’amusera beaucoup. Edward lui montrera les dragons, elle adorera, c’est certain. »

Charis eut un sourire amusé en posant un regard sur sa fille endormie.

1967 – Roumanie. Une petite fille vigoureuse courait à travers les champs. Elle avait les genoux en sang, les bras éraflés, le corps couvert de poussière, mais elle courait en riant. Abigail ouvrit la porte de la grande chaumière et monta les escaliers quatre à quatre.

« Mamaaan ! »

Sa mère était allongée, pâle, dans un lit. La petite fille s’avança doucement vers elle. Charis sourit en la voyant arriver et s’assit doucement dans le lit avant d’être prise d’une quinte de toux.

« Maman, tiens, des fleurs pour toi.
- Merci, mon bébé. » fit-elle en souriant. « Tu as encore vu des dragons aujourd’hui ?
- Non, on est allé voir des Hippogriffes ! Ils sont magnifiques. »

La mère souriait de voir sa fille épanouit. Elle tendit les bras pour qu’elle vienne s’asseoir au bord du lit, et elle enlaça son enfant.

« Tu te sens mieux, maman ?
- Je suis encore un peu fatiguée. » confessa-t-elle avec un sourire.

Alors, d’une voix basse, tendre et prévenante, Abigail raconta à sa mère sa journée, comme elle le faisait tous les soirs. Les dragons, les hippogriffes, les Sombrals – qu’elle ne pouvait pas voir mais qu’elle devinait et sentait. Tout cet univers émerveillait la petite ; comme il lui tardait de voir licornes, pégases et phénix !

« Tu crois qu’on verra Papa, bientôt ? » demanda soudainement la petite fille d’une voix laconique.

Sa mère haussa légèrement les sourcils, surprise, et répondit après une légère quinte de toux ;

« Je ne sais pas, ma puce. Je l’espère.
- Il me manque…
- A moi aussi. »

1968, Décembre – Roumanie.

« Joyeux Noël, Abi’ ! » lui lança son oncle d’un ton enjoué.

La fillette frémissait en posant ses yeux sur le paquet qu’il lui tendait. A ses côtés, sa tante l’observait avec un sourire, ses joues rondes ayant un teint plus vif encore qu’à l’accoutumé. Sans même l’avoir ouvert, elle savait ce que c’était. Cette forme allongée, cette finesse… Son pouls s’était accéléré, alors qu’elle l’ouvrait avec une impatience non feinte, découvrant son premier balai. Ses yeux rieurs se posèrent avec un immense sourire sur sa famille, alors qu’elle sautait au cou d’Edward. Isabella figea dans son esprit cet instant de bonheur, avant de reposer ses yeux sur sa belle-sœur, assise dans le fauteuil, dont le sourire était rendu encore plus éclatant, sincère et magnifique par son teint blafard de malade. Abigail se rendit auprès de sa mère qui la demandait, pour recevoir son cadeau. Là aussi, elle n’eut aucun mal à deviner qu’il s’agissait d’un livre – elle adorait lire – mais lequel ? Elle ouvrit délicatement le paquet, de peur d’en abîmer son contenu (qui aurait pu être aussi fragile que Charis), et pencha la tête avec un sourire en découvrant un magnifique exemplaire de poèmes de William Blake. Lorsqu’elle le feuilleta, elle eut la surprise de découvrir qu’il s’agissait d’inscription manuscrite.

« C’est le carnet de ton… Arrière-arrière-grand-père. » lui souffla Mrs Mowbray, simplifiant pour sa fille – car William Blake était loin d’être seulement son ‘’arrière-arrière’’ grand-père. « Cela n’a l’air de rien, mais c’est un héritage très précieux. N’oublie jamais que si tu es une Mowbray, tu as aussi du sang de Blake, comme William. » La petite hocha doucement la tête, émue et respectueuse. « Allez ma puce, va essayer ton balais. »

La fillette de neuf ans posa doucement le livre sur la table, avant d’attraper son balais et de courir jusqu’à la porte du salon, sous les gloussements des trois adultes ravis. Mais la bonne humeur retomba sitôt qu’ils entendirent le cri perçant de l’enfant ; ce fut Edward qui réagit le plus rapidement, pour découvrir – effaré – un Détraqueur à plusieurs mètres de son jardin.

« Dégage de là, ordure ! » beugla-t-il en sortant sa baguette, rattrapant sa nièce qui s’effondrait. « Expecto Patronum ! »

Un lion magnifique s’échappa de sa baguette et fit fuir le gardien d’Azkaban. La petite fille ouvrit de grands yeux devant le magnifique félin argenté, alors qu’elle sentait la chaleur et la joie revenir doucement. Quoi qu’elle fut sonnée et terrorisée, elle garderait longtemps ce souvenir en mémoire pour la magnificence de ce sort.

1969 – Angleterre.

Charis tenait la main de sa fille avec une certaine émotion. Elle revoyait, après près de cinq ans, sa demeure conjugale. Voir son mari sur le pas de la porte lui arracha quelques larmes, mais ce qui la fit sangloter pour de bon fut la joie et l’émotion de voir sa fille courir dans les bras de son père, s’y accrocher éperdument et s’y blottir. Elle défaillit, mais Edward la retint de justesse. Bancroft n’était plus de ce monde, tout irait pour le mieux à présent.

« Restez donc quelques temps à la maison. » proposa Acton à son frère.

Il avait ce sourire sincère et bienveillant qu’on lui connaissait, malgré ses diverses égratignures et un bras dans le plâtre. Isabella répondit rapidement avant que son mari ne prenne la parole – il avait du mal à se tenir trop longtemps loin de ses « petites bêbêtes » ;

« Ce sera avec plaisir, Acton. Cela fait bien longtemps que nous ne t’avons pas vu. Mais nous ne resterons pas trop longtemps, que vous puissiez profiter de vos retrouvailles ; ce ne sera que l’affaire de quelques jours, quelques semaines tout au plus. »

Le dîner fut plein de rires et d’agitation, alors que toute la famille profitait enfin de ce temps de paix. Impossible de déloger Abigail des genoux de son père, qui mangea néanmoins volontiers avec sa fille. On évita longuement les sujets fâcheux mais, Acton se souciant de l’état de sa femme, ne put résister trop longtemps à ne pas poser la question.

« Elle est malade. » glissa doucement Bella, coulant un regard attristée sur sa belle-sœur. « Depuis bien… Quatre ans, il me semble.
- On ne sait pas trop ce que c’est. » glissa doucement la malade. « Mais je vais bien, ne t’en fais pas. »

Abigail écoutait attentivement les paroles de ses parents, délaissant finalement les genoux de son père parce qu’une petiote de neuf ans, ça pesait quand même son poids. Charis regardait son mari avec une intensité dont elle ne se rendait même pas compte. Une question lui brûlait les lèvres. Bancroft ? Qu’était-il arrivé à son frère ? Comment était-il décédé ? Acton compris ses pensées, car il secoua doucement la tête, et répéta pour mettre les choses au clair pour tout le monde ;

« Je suis désolé. Bancroft est mort, il… A eu un accident, il me semble.
- Tonton Ban est mort ?! » s’exclama la fillette. « Pourquoi ?
- Tonton Bancroft était méchant, ma puce. Il voulait tuer les moldus et les nés-moldus. »

Abigail posa son regard sur son assiette, et réfléchie. Elle ne se souvenait plus vraiment de son « Tonton Ban », mais ce que disait sa mère devait être vrai – comment aurait-elle pu lui mentir. Elle se souvenait aussi vaguement qu’il avait fait l’éloge d’un homme qu’elle avait toujours cru être un « Seigneur de Nèbres » (puisque ‘‘de tes nèbres’’, ça ne lui disait rien), et compAbiit aujourd’hui ce que cela voulait signifier.

« Ce n’est pas pour cela que tu dois le détester. » fit doucement son père. « Il t’aimait.
- Oui, il était gentil avec moi. » assura la fillette avec un léger sourire.

Après un temps de battement, les conversations repartirent de bon train lorsqu’Acton sortit du four une belle tarte aux pommes.

1971, Septembre – Ecosse.

« Tu embrasseras maman de ma part, hein p’pa ? N’oublie pas !
- Non mon petit ange. Je n’oublierai pas. »

Acton serra une dernière fois sa fille dans ses bras. Abigail était triste que sa mère n’ait pas pu se déplacer, mais elle compAbiit que son état ne le lui permette pas. Le médecin avait bien dit qu’elle devait se reposer, et que si elle pouvait se déplacer dans la maison et le jardin, il fallait absolument qu’elle se ménage et n’en fasse pas plus. Si la rouquine ne le montrait pas pour ne pas affecter Charis, elle s’inquiétait de son état… Mais pour l’heure, elle oublia ces détails en pénétrant dans le train rouge qui allait la conduire à Poudlard.

Le voyage se déroula assez rapidement mais, en même temps, trop lentement à son goût. Elle n’avait qu’une hâte ; savoir quelle maison elle allait intégrer. Serpentard, comme son père ? Serdaigle comme sa mère ? Gryffondor comme son Oncle Edward ? Isabella avait étudié à Beauxbâton, quant à elle. Perdue dans ses pensées, elle retrouva tout son entrain lorsque le train arriva en gare, et resta excitée jusqu’à entrer dans la Grande Salle. Elle regarda l’immense pièce qui se présentait à elle, déjà pleine d’anciens élèves, bouche-bée.

« Abigail Mowbray. »

C’est d’un pas fébrile et léger qu’elle avait pris place sur le tabouret, et qu’on avait posé le Choixpeau sur sa tête rousse. Il y eu un moment de battement, une coupure dans la réalité et dans le temps. Elle attendait, le cœur au bord des lèvres, les hésitations du chapeau magique…

« GRYFFONDOR ! »

La fillette sentit un large sourire fendre son visage. Elle sauta sur ses jambes, et rejoignit la table de la Maison qu’elle venait de rejoindre ; ce n’était que fêtes et chaleurs. Des magnifiques années en perspectives.

1973, Mars – Ecosse.

Abigail courait dans les couloirs, sa robe de sorcière claquant derrière ses talons. Elle arriva in extremis en cours de Défense Contre les Forces du Mal, le professeur Greyfold lui souriant gentiment avant de fermer la porte derrière elle. Toutes les tables avaient été poussées, et la rousse rejoignit ses amis en essayant de remettre un peu d’ordre dans ses cheveux (elle sortait d’un entraînement de Quidditch, d’où son ‘‘presque retard’’).

« Bon. Puisque tout le monde est là, nous allons pouvoir commencer… » Le professeur Greyfold fit une pause, avant de poursuivre d’une voix grave et sérieuse : « Ce qui se trouve dans cette armoire dévoilera votre plus grande peur. Mais ne vous laissez pas avoir, il ne s’agit que d’un Epouvantard. Il n’est pas dangereux… Pas physiquement, du moins. Mettez-vous en ligne ! J’espère que vous vous souvenez de notre dernière cours, je vous ai tout appris pour contrer ces créatures ; il est temps de passer à la pratique. Cela ne devrait pas vous poser de problèmes. » Il arrêta son regard sur Abigail, amusé, qui s’était fièrement placée en tête de file, baguette en main et petit sourire à la limite de l’orgueil accroché au visage. « Je me demande de quoi peut bien avoir peur Miss Mowbray… » se moqua gentiment l’homme. « C’est parti ! »

L’expression d’Abigail retomba tout d’un coup, alors qu’elle se rendait soudainement compte de ce qui allait sortir de l’armoire. Elle se racla légèrement la gorge et raffermit sa prise sur sa baguette, avant de déclarer avec le plus grand sérieux du monde ;

« Je vous prierais de ne pas rire. »

Malgré sa demande – que tout le monde ne compris pas de prime abord – il y eut quelques gloussements dans la salle lorsque l’Epouvantard pris la forme d’une stupide poule. Il y eut même de francs rires, qui firent serrer les dents et embuer de rage les yeux de l’adolescente, dont la voix claqua comme un fouet alors qu’elle lançait son sort – « Ridiculous ! » –, et que l’Epouvantard pAbiit alors la forme d’une dinde de Noël fourrée se baladant de façon bancale dans la salle. Cette vision ne lui arracha qu’un léger rire, son égo encore vainement blessé par les moqueries de ses camarades – et l’œil rieur du professeur.

A la demande de ce dernier, la jeune femme attendit la fin du cours pour se retrouver seule avec lui. Posé contre son bureau, les bras croisés, il sourit, retenant visiblement encore son amusement ;

« Notre spécialiste des Dragons et des créatures magiques, parfois bien effrayantes, a donc peur d’une pauvre et innocente petite poule ? »
L’ego de la rousse pris un nouveau coup, et elle lâcha sèchement :
« Pas si ‘‘innocente’’. »
Il se passa une main gênée dans les cheveux ;
« Veuillez m’excusez. Vous souhaitez en parler ?
- Non. »
Il soupira légèrement ;
« Vous savez, Miss Mowbray, vous connaîtrez bien pires moqueries et moments d’embarras. Ne vous en faites pas pour cela ; votre réputation de tête brûlée audacieuse et douée au Quidditch est sauve – qui pourrait ne pas reconnaître ce courage imbécile qui semble vous caractériser ? Si vous vous attachez trop aux regards que les autres portent sur vous, vous ne trouverez jamais le repos. Les gens sont jaloux, où que l’on aille, qui que l’on soit, on ne fait pas exception à la règle. Ne laissé par la fierté et l’orgueil diriger votre vie. » Elle hocha la tête en pAbint ses paroles en considération. « J’ai les livres que vous m’aviez demandée. »

Un large sourire ravi vint fendre son visage sans qu’elle ne puisse le réfréner.

1974, Décembre – Angleterre.

La neige avait – à nouveau – recouvert le paysage de la campagne de l’Oxfordshire. Boars Hill semblait s’être arrêtée de vivre, figée dans le temps. Si le petit village moldu n’était déjà pas des plus actifs et fréquentés lors des beaux jours, il semblait avoir été totalement déserté, abandonné à la saison froide – et pourtant non. Parfois, de la colline où était posé le manoir Mowbray, on pouvait apercevoir de rares courageux braver l’Hiver afin d’aller chercher quelques morceaux de bois pour leur cheminée, nourrir leur bête ou acheter du pain. Noël était passé depuis quelques jours, et le manoir avait reçu – à l’occasion – Mr. Mowbray et sa femme, ainsi que Mr. Blake, le frère d’Abigail – non pas Bancroft mais le deuxième, qui avait un fils un peu plus jeune que Abigail, Icarus Blake. La petite rousse avait été toute heureuse d’avoir un ami à qui faire quelque confidence et avec qui s’amuser et passer le temps pendant une semaine, mais Icarus et ses parents avaient dû rentrer le lendemain de Noël.

Une forme apparu dans le brouillard épais, traversant les flocons qui tombaient drus, passant devant un Edward qui observant les lumières ténues au loin, avec une telle vitesse que l’air sifflait sur son passage et que les cristaux de neige s’éparpillaient de façon totalement anarchique. Un grand éclat de rire clair résonna dans le soir tombant, avant que des crissements de pas dans la poudreuse ne se fassent entendre. Abigail apparue, balais en main, lunette de pilote sur la tête, les joues rougies et les cheveux parsemés de flocons. Elle avait un large sourire ravi, et les épaules de son Oncle se secouaient doucement sous l’effet d’un rire silencieux.

« Tonton ! » lança-t-elle en arrivant à sa hauteur, manquant de glisser sur le gel et la neige qui recouvraient les marches. « Entraîne-moi encore, s’il te plaît ! »

Edward leva un sourcil, faisant mine d’être étonné alors que ses lèvres fendaient tendrement son large visage.

« Encore ? Tu n’en as pas assez de ça depuis ta première année ?
- Non ! Je veux faire apparaître le lion ! »

L’aîné secoua la tête, amusé. « Expecto Patronum ! » Le lion argenté qui impressionnait tant sa nièce depuis ses neuf ans, qui déclenchait en elle une douce chaleur et un immuable respect, apparu au bas des marches de marbre brut. Abigail tenta à son tour. Une fois, deux fois, trois… Quatre. Elle pinça les lèvres ; si elle ne parvenait pas à faire apparaître un Patronus corporel, au moins maîtrisait-elle convenablement le sortilège.

« Concentre-toi. » lui intima Edward. « Il ne te suffit pas d’un souvenir heureux. Il faut que cela soit le plus heureux. »

Abigail ferma les yeux, tenant sa baguette bien en main. Le plus heureux… Son arrivé à Poudlard ? Non… Les Dragons ? Le balai ? Pas encore… Ah, elle le tenait. Elle se souvenait de cette explosion de bonheur pur, ému, lorsqu’elle avait retrouvé son père après plus de cinq ans d’absence forcée. Elle laissa cet instant du passé resurgir en elle.

« Expecto Patronum ! »

Enfin ! Son cœur battit plus vite lorsqu’elle vit une forme argentée apparaître aux côtés du lion de son oncle. Aurait-elle-le même ? Ou bien une lionne ? Elle adorerait qu’une lionne fière et magnifique se tienne aux côtés du Patronus d’Edward… Mais ce ne fut pas une lionne. Pas même un félin. C’est un loup qui surgit de sa baguette, et une pointe de déception piqua son cœur au milieu de sa fierté. Edward eut un rire grave et franc, et serra sa nièce entre ses bras ;

« Félicitation Abigail ! Viens montrer ça à ta mère, elle sera heureuse. Je crois qu’elle a le même. »

Cet aveu embauma le cœur de la Gryffondor, qui se dépêcha d’aller trouver la malade. D’ici quelques jours, elle finirait bien par adorer ce loup.

1975, Juin – Ecosse.

Sa dernière épreuve de BUSEs était enfin terminée. Elle avait gardé son questionnaire afin de pouvoir vérifier les réponses dans la soirée ; pour l’heure, elle désirait juste pouvoir se reposer les neurones et grimper sur un balai. Elle retrouva Septimus sur le terrain, qui lui adressa un sourire en coin. Il était vêtu sobrement, de son pantalon noir et d’une chemise blanche dont il avait retroussé les manches. Seule sa cravate négligemment accrochée autour de son cou indiquait qu’il appartenait à la maison Serpentard. Ses cheveux d’un noir de jais offraient un contraste agréable avec sa peau laiteuse et ses yeux verts. Hormis eux, l’endroit était désert.

« Alors ?
- Je verrais ce soir. »

Il haussa les épaules, paraissant insatisfait de la réponse donné par la demoiselle.

« Je te demande ce que tu en as pensé, toi. Pas ce que tes cours et ton questionnaire vont t’indiquer.
- Oh… Beaucoup trop facile, si tu veux mon avis. Enfin, pour moi. » le taquina-t-elle.

Il l’attrapa par la taille en riant et l’embrassa. Abigail entoura son cou de ses bras pour lui rendre son baiser avec un sourire.

« Abi. J’ai réfléchi.
- Cela se peut ?
- Je suis sérieux… Je ne veux plus qu’on se cache. »

L’adolescente eut du mal à cacher sa surprise.

« Mais… Tes parents ?
- Ils s’en foutent. Tu es une Mowbray… Au pire, je leur exploserais le nez. »

La rousse resta un moment sceptique, avant de cacher son visage dans son cou, hésitant entre joie et outrage ; cela aurait-il changé quelque chose à leur amour, si elle avait été née-moldus ?...

« On monte ? » demanda soudainement Septimus en soulevant son balais.

Abigail le poussa alors, et grimpa sur son Brossdur en gloussant ;

« Tu fais quoi ? Je t’attends ! » lança-t-elle, moqueuse, en s’élevant de plusieurs mètres.

1976, Avril – Ecosse.

Abigail avait posé ses grands yeux pleins de respects sur le Professeur de potion. Elle avait toujours été assez douée en potion – enfin, selon elle uniquement – et elle trouvait cela amusant. Elle s’appliquait toujours, mais ne réussissait pas à chaque fois. Quand une épaisse fumée âcre, précédé d’un « BANG » sonore, noircissait son visage, elle riait plus qu’elle n’était fâchée – et cela avait le don d’agacer son professeur. Mais son assiduité à toujours tenter de tout comprendre et à faire au mieux (même si les résultats ne suivaient pas toujours) semblait le rendre plus indulgent avec la rousse. Surtout depuis que la demoiselle ne passait plus son temps à roucouler autour de Septimus – puisqu’ils n’étaient plus ensemble – et se concentrer enfin sur ses cours comme elle ne l’avait pas depuis longtemps.

Le cours d’aujourd’hui était purement théorique, au grand damne de la joueuse de Quidditch qui aurait bien aimé provoquer quelques catastrophes (mineures, évidemment). Mais la leçon se révéla néanmoins bien plus intéressante lorsqu’ils eurent à faire à l’Amortensia. Les odeurs qui réjouirent son cœur furent celle de l’herbe coupée, des fleurs des champs, du bacon frémissant encore dans la poêle, ainsi qu’une odeur de Dragon... Qu’elle ne saurait définir, mais qu’elle identifiait comme telle.

1976, Septembre – Ecosse.

Une nouvelle année commence pour Abigail, la dernière. Elle sait qu’une fois qu’elle aura terminé cette ultime année d’étude, elle risquait de ne plus voir Poudlard pendant un certain temps… Peut-être même pour toujours ? Aussi, c’est décidée à en profiter – sans pour autant rater ses ASPICs – qu’elle pénétra dans ce château qui était devenue un peu sa deuxième maison.

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Dim 5 Oct - 14:52

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Hippolyte A. Rosier

10/500/27/V

Dim 5 Oct - 14:53

Bienvenue à toiii
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▪ messages : 1546
▪ pseudo : Twisted Sunshine
▪ multinick : Achille, Atlas, Raed, Sirius
▪ célébrité : Eva Green
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▪ maison : serpentard
▪ emploi : main du destin
▪ orientation : dark-lord-sexuel
▪ situation : Mariée
▪ crédits : Schizophrenic

▪ duels :
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▪ potions :
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▪ métamorphose :
4 / 104 / 10
▪ legilimancie :
3 / 103 / 10
▪ occlumancie :
7 / 107 / 10
▪ quidditch :
4 / 104 / 10
▪ divination :
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Bellatrix Lestrange

50/1000/24/KB/V

Dim 5 Oct - 14:57

Bienvenue à toi
Rachel est magnifique ! :brille:


sail with me into the dark
© alaska.  

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Dim 5 Oct - 15:05

Merci ** ♥
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Dim 5 Oct - 15:14

Rachel on la voit tellement rarement

Bienvenue parmi nous
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Dim 5 Oct - 15:20

Bienvenue parmi nouuus
Ta fiche était très, très agréable à lire, tu as un style remarquable dans l'histoire, c'est vraiment bien
Je valide, donc, bien entendu, Bienvenue à Gryffondor
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Invité


Dim 5 Oct - 15:25

Oui, c'est vrai qu'on voit rarement Rachel... J'allais dire que je trouvais ça dommage, mais pour le coup ça m'arrange (a) ♥
Merci !
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▪ pseudo : KILLER QUEEN
▪ multinick : Aube Ergine
▪ célébrité : Kitty kitty bang bang
▪ points : 0
▪ statut : né-moldu
▪ âge : 17 ans
▪ maison : gryffondor
▪ année : septième année
▪ orientation : Miaousexuelle
▪ situation : Célibataire
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10 / 1010 / 10
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▪ legilimancie :
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▪ occlumancie :
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▪ quidditch :
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Tara Tatouille

000

Dim 5 Oct - 15:47

#TeamGinger

Bienvenuuuuuuuue


We're so young that we're on the road to ruin. We play dumb, but we know exactly what we're doing. We cry tears of mascara in the bathroom, honey, life is just a classroom.
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Dim 5 Oct - 19:35

bienvenuuue sur le forum
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Invité


Dim 5 Oct - 19:43

Merci ** ♥
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La bave du crapaud n'atteint pas la sorcière sur son balais ~

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