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 :: LUMOS :: the sorting hat :: fiches refusées

 Andromeda ✘ This house no longer feels like home.

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Mer 21 Jan - 21:58

Andromeda (Black) Tonks

ϟ Âge : 24 ans
ϟ Nationalité : Anglaise
ϟ Métier : Débauchée par le Ministère de la Magie pour sa parfaite maîtrise des symboles runiques et sa bonne compréhension du Gobelbabil, elle travaille désormais au sein du département de la Coopération magique internationale. Après avoir exercé des fonctions de traductrice, elle s’est vue proposer un poste de responsable administrative au sein du bureau international des lois magiques.  
ϟ Ancienne maison : Slytherin, comment aurait-il pu en être autrement ? Ambitieuse, intelligente, déterminée, elle s’attira très vite les faveurs de son directeur de maison, le Professeur Slughorn, des mains duquel elle reçut l’insigne très convoité de Préfète, au début de sa cinquième année. Toutefois, le bruit court que le Choixpeau tergiversa plus que de mesure avant de laisser la cadette de la famille Black venir grossir les rangs de la maison de ses ancêtres. Info ? Intox ? Ce que ce vieux couvre-chef rapiécé a bien pu lui susurrer à l’oreille ce soir-là n’est connu que d’elle seule.    
ϟ Camps : Pour l’heure, Andromeda n’a pas encore pris position. Officiellement, du moins, car il lui est arrivé de prêter main forte à l’Ordre du Phénix, en quelques rares occasions. Devenir membre officielle… ? Elle y songe, de plus en plus souvent et ce bien qu’elle reproche à Ted de prendre des risques inconsidérés. Bientôt, il lui faudra choisir, elle le sait. Mais est-elle prête à livrer bataille contre ses propres sœurs ? Rien n’est moins sûr.
ϟ Sang : Toujours pur, peut-on lire en lettres d’or sur la tristement célèbre tapisserie familiale. N’allez donc pas chercher son nom, vous ne l’y trouverez pas. De l’existence de la fille cadette de Cygnus et Druella, il ne reste désormais, pour seule trace, qu’un tout petit trou rond aux bords noircis, rappelant, de façon ironique, les brûlures laissées par l’une de ces cigarettes moldues que Ted affectionne tant.

ϟ Avatar : Katie McGrath

Baguette : Andromeda garde un souvenir très net du jour où elle est entrée pour la toute première fois dans la boutique de Mr Ollivander. Elle venait tout juste d’acheter ses grimoires et Druella avait accepté de l’abandonner aux bons soins du vieux fabricant de baguettes pendant qu’elle se rendait elle-même chez Tissard et Brodette pour passer commande de quelques uniformes scolaires – pas question d’investir la boutique de Madame Guipure, infestée de sang-de-bourbes ! « Hm, voyons voir… » avait murmuré le vieil homme tout en passant sa jeune cliente au crible d’un œil expert. Il lui avait alors proposé une baguette en noyer, longue d’une trentaine de centimètres avec, en son cœur, du ventricule de dragon, semblable à celle qu’il avait vendu à la copie conforme de la fillette, quelques deux années plus tôt. D’une main légèrement tremblante, la toute jeune sorcière s’était emparée de l’instrument pour l’agiter assez maladroitement, déclenchant bien malgré elle une mini-tornade dans la boutique. Le même phénomène se produisit avec une autre baguette, en bois d’orme, cette fois-ci. Piquée dans son orgueil, le vieil Ollivander s’était alors retiré alors dans son arrière-boutique pour n’en ressortir quelques longues minutes plus tard avec une troisième baguette. « Vingt-six centimètres et demi en bois d’aubépine avec en son cœur un nerf de cœur de dragon. » avait annoncé le vieux sorcier tandis que la fillette s’emparait du précieux instrument. A l’instant même où ses doigts s’étaient refermé autour du petit bout de bois vernis, elle avait su. Le brave Ollivander venait de fournir à la petite Andromeda Black son alliée la plus fidèle. « Un choix inhabituel pour une sorcière de votre… condition. » Ce n’est que bien plus tard qu’Andromeda comprit le véritable sens de ces paroles. Ce jour-là, dans cette petite boutique du Chemin de Traverse, la fillette s’était dotée du principal instrument de sa rébellion. Une baguette ambivalente, à son image, capable du pire comme du meilleur, irrésistiblement attirée par la puissance conférée par les Forces du Mal et, dans le même temps, farouchement déterminée à faire le bien autour d’elle. Une baguette complexe pour une personnalité trouble qui, avec le temps, finirait par trouver sa propre voie.

Miroir du Riséd : Cygnus… Druella… Orion… Walburga… Sirius… Regulus… Ils sont tous là, au grand complet. Même ce cher Oncle Alphard, revenu d’entre les morts. La Noble et très Ancienne Maison des Black. Toujours pur ? Pas tout à fait. Nymphadora est présente, elle aussi, au centre de cette petite réunion de famille. Elle a neuf ans, peut-être dix. Dans son petit poing serré, elle tient une baguette farceuse qu’elle agite au-dessus de la tête d’un petit garçon aux cheveux blonds, presque blancs qu’Andromeda ne connait pas – et pour cause. Tandis que l’instrument factice se transforme en un perroquet en plastique, une étincelle de joie s’illumine dans ses petits yeux gris qui rappellent ceux d’un autre. Lucius couvre son fils d’un regard rempli de fierté. Il semble plus vieux, plus mûr et plus tendre à le voir ainsi glisser son bras autour des épaules de son épouse. Narcissa, quant à elle, est plus belle que jamais. A sa gauche se tient une Bellatrix sereine et apaisé. Dans son regard, la folie et l’animosité ont laissé place à une douceur qu’on ne lui connait pas d’ordinaire. Jamais elle n’est apparue si semblable à son double, sa cadette avec qui elle entretient une longue conversation. Andromeda est heureuse, comme jamais. Elle interrompt sa sœur d’un geste de la main pour se tourner vers Ted qui se tient là, un peu en retrait, l’air renfrogné et les mains dans les poches. Elle lui sourit, caresse sa joue, l’embrasse, lui prend la main. Elle l’entraîne à sa suite en direction de la foule rassemblée. Et personne ne trouve rien à redire. Car dans ce monde ci, la guerre est terminée, le passé oublié. Dans ce monde ci, la tapisserie est vierge de toute brûlure et Cygnus invite son gendre à partager son whisky préféré.

Épouvantard : Etendu dans l’herbe folle couverte de rosée, il dort. Son visage, un tantinet plus livide qu’à l’ordinaire, arbore une expression qu’elle ne lui connait plus depuis longtemps ; une sérénité nouvelle qui le fait paraître plus vieux, plus mûr, plus… Sérieux. Comme ce mot sonne drôle quand il s’agit de lui ! Elle se mord doucement la lèvre comme pour réprimer l’ombre d’un sourire, hésite, s’avance enfin. Lentement, elle s’agenouille près de lui et glisse une main dans ses boucles blondes. L’espace d’un court instant, ses doigts s’égarent le long de sa joue. Glacée, si différente de cette peau parcourue tant de fois par le passé. Cette sensation lui arrache un long frisson d’horreur. Le cœur battant, elle l’appelle. Sa main désespérée se referme sur cette épaule inerte qu’elle secoue, de toutes ses forces. Juste au coin de ces lèvres tant aimées, un mince filet carmin se forme alors et s’écoule, lentement, sous ses yeux horrifiés. D’une main légèrement tremblante, elle glisse un doigt sous ce menton rendu légèrement rugueux par une barbe de trois jours. Les deux saphirs sont toujours là mais ne brillent plus, la fixant sans la voir, figés dans leurs orbites. Elle détourne la tête et éclate en sanglot. Crac. Un autre corps est apparu. Le tout petit corps d’une poupée aux cheveux roses. Abandonnée là, à quelques mètres de son père, elle se tient inerte, les bras en croix. Ses deux grands yeux sont braqués sur elle, comme pour lui dire : Tu n’étais pas là. Tout est de ta faute. La tête lui tourne. Ses oreilles bourdonnent. Elle cherche sa respiration en même temps que sa baguette, à tâtons, dans les ronces et les orties. Ses doigts se referment enfin sur le bois vernis. « Riddikulus ! » Crac. Les deux cadavres se dissipent dans la brume mais leur image, elle, reste gravée dans son esprit.        

Amortentia : Andromeda se méfie de ce genre de mixtures. Toutefois, s’il lui arrivait de se pencher dangereusement au-dessus d’un chaudron rempli d’Amortentia, ses narines s’empliraient immédiatement de trois odeurs différentes.  La première odeur est celle des pages de vieux grimoires, des couvertures en cuir vieilli et de l’encre à peine séchée. Petite, Andie n’avait guère d’autres distractions que la lecture. Tournant comme un hippogriffe en cage entre les quatre murs de sa prison dorée, elle passait le plus clair de son temps dans la bibliothèque du manoir familial, le nez plongé dans de vieux grimoires. Très vite, les livres devinrent pour elle un moyen de fuir le quotidien. Une passion qui l’accompagna jusqu’à Poudlard où elle s’initia à l’étude des runes anciennes ainsi qu’à quelques autres langues magiques oubliées. La seconde odeur est un parfum fruitée sur fond de sucre et de savon, l’odeur sa fille, son trésor, Nymphadora. Chaque soir, elle s’enivre de ce parfum lorsque sa petite princesse vient se blottir tout contre elle, brandissant un exemplaire des Contes de Beedle-le-Barde. Contrairement à ce que veut la tradition, Dora ne porte pas le nom d’une étoile. Pourtant, elle est son guide, son phare dans la nuit, la raison pour laquelle elle ne cessera jamais de se battre. La troisième odeur est beaucoup plus ardue à définir, savant mélange de thé, de cuir et d’alcool avec en note de fond une discrète mais tenace odeur de cigarette. Est-il vraiment besoin d’en dire davantage ?

Compétences magiques

Duels : 8/10 – Comme la plupart des membres de sa famille, Andromeda est une excellente duelliste et ce bien que son talent ne soit pas à la hauteur de celui de son double maléfique. Ne vous fiez pas à son apparence frêle et chétive. La demoiselle est rapide et sournoise.
Potions : 7/10 – Contrairement à sa sœur aînée, Andromeda dispose d’un certain talent pour les potions qui, sans être hors du commun, lui valut d’obtenir une place au sein du prestigieux Club de Slug, lorsqu’elle était étudiante à Poudlard. Malgré l’enthousiasme du Professeur Slughorn, Andie ne se fait point d’illusion. C’est avant tout à son nom et à la crainte inspirée par sa famille qu’elle doit sa place sur la désormais célèbre étagère du maître des potions.
Métamorphose : 7/10 – Elève appliquée, Andie travaillait régulièrement dans toutes les matières. Si la métamorphose n’a jamais fait partie de ses domaines de prédilection, elle dispose néanmoins d’un niveau tout-à-fait correct.
Sortilèges : 9/10 – De toutes les matières enseignées à Poudlard, les sortilèges étaient sans conteste l’une des préférées d’Andie. Le sourire de petit garçon de son binôme n’y était d’ailleurs sûrement pas étranger.
Légilimancie : 2/10 – Andie ne maîtrise pas la légilimancie à proprement parler. A dire vrai, cela ne l’intéresse guère. Pire encore, elle garde un souvenir cuisant de toutes les fois où son père a tenté de s’immiscer de force dans son esprit. Ce regard noir braqué sur elle… Ces deux mains invisibles palpant la plus intime de ses pensées, sans la moindre pudeur… En quelques rares occasions, elle parvint à le repousser et à inverser le sortilège, juste avant qu’il n’atteigne les plus sombres secrets de son cœur. Sa connaissance de cet art répugnant s’arrête ici.  
Occlumancie : 7/10 – Petite, Andromeda faisait déjà preuve d’une grande force de caractère. Au fil du temps, les sortilèges de l’Imperium jetés par Cygnus se révélèrent de moins en moins efficaces sur la fillette que plus rien ne semblait pouvoir atteindre, comme si elle était capable de refouler la quasi-totalité de ses souvenirs dans un coin reculé de sa mémoire. N’est-ce pas là le lot de ceux qui ont trop vécu et trop souffert ? Quoiqu’il en soit et depuis cette époque, elle s’efforce de fermer son esprit et de maîtriser ses émotions en toutes occasions, au grand désespoir de son mari qui, parfois, aimerait voir tomber ce masque.  
Quidditch : 0/10 – Quoi de plus dégradant pour une fille de bonne famille que d’apparaître aussi négligée, toute luisante de sueur et les cheveux ébouriffés par le vent ? Druella Black ne l’aurait point permis. Andromeda n’a jamais enfourché un balai et ne s’en porte pas plus mal. La vitesse et les sensations fortes ? Très peu pour elle, merci bien.  
Divination : 0/10 – La divination est un art nébuleux, très peu apprécié de la famille Black – sans doute parce qu’il s’agit là de l’une des rares branches de la magie qui leur reste inaccessible, en dépit de leur sang prétendu pur. A Poudlard, le choix d’Andromeda s’est donc naturellement porté vers une science plus noble, l’étude des runes.

ϟ Pseudo/prénom : C. ϟ Âge : 21 ans ϟ Fréquence de connexion : A priori, 7 jours sur 7 ! Cela dit, j'ai beaucoup d'échéances à venir pour mes cours donc il est possible que mon activité baisse de temps à autre. Si tel est le cas, je vous avertirai    ϟ Ce personnage est : Un post vacant ϟ Où nous avez-vous connu : Sur PRD et je suis tombée sous le charme !    ϟ Le mot de la fin : Ornithorynque !  
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Mer 21 Jan - 21:58

Once upon a time...


Elle ne rit pas souvent, Andromeda. D’aucuns la jugeront froide, indifférente, presque… suffisante. On ne saurait leur donner tort. Car derrière ce joli petit minois subsiste une part d’ombre, fruit de vingt années d’une éducation archaïque. Les leçons de notre enfance sont sans conteste celles que l’on retient le mieux, a fortiori quand elles s’accompagnent de menaces et autres punitions. Sois belle et surtout tais-toi. Une parfaite petite héritière au sang pur se doit d’être apprêtée, en toutes occasions. Organisée, ordonnée, son mari la qualifie volontiers de maniaque. Le pauvre est sans conteste le mieux placé pour témoigner de ses petits travers. Elle ne parle pas beaucoup, Andromeda. Elle observe. Elle ne connait que trop bien le pouvoir des mots. Alors elle pèse chacun d’entre eux, avec une précision d’orfèvre.  Subversive mais jamais insolente, discrète sans pour autant être docile, elle a toujours su trouver la limite, jusqu’à ce fameux baiser échangé au-dessus de la table du petit-déjeuner, au début de sa sixième année d’études. Elle n’est pas courageuse, Andromeda, ça non. Elle est lâche, elle a peur. Elle est aussi terriblement fragile, plus qu’elle ne veut bien l’admettre, pliant sous le poids d’un passé douloureux. Mais elle est amoureuse, Andromeda. Amoureuse et passionnée. La plus passionnée des trois, disait son Oncle Alphard, de celles qui se jettent à corps – et à cœur – perdu dans ses histoires d’amour. En cela, elle dispose d’une arme dont sa sœur aînée n’oserait jamais rêver, un point faible dont elle tire pourtant toute sa force.

Elle ne rit pas souvent, Andromeda. De temps à autre, ses lèvres se retroussent en un sourire énigmatique, de ceux qui semblent vouloir dire : Tu ne me connais pas. Tu ne me connaîtras jamais vraiment. Ah, ce sourire… ! Il en a fait tourner des têtes, aux premiers tourments de l’adolescence. Il faut dire qu’elle est belle, Andromeda, quoiqu’elle en dise. Elle qui, petite, jalousait les boucles blondes de sa cadette au moins autant que l’assurance de son aînée, peine à se voir telle qu’elle est réellement. Insultée par son père, méprisée par sa mère, elle développa, en grandissant, bon nombre de complexes. Trop petite… Trop chétive… Trop laide… Trop faible. Qui aurait pu s’intéresser à elle, l’enfant terrible de la famille Black ? Personne. Et pourtant…  Il suffit de se perdre un instant dans la contemplation de ce regard ombrageux, où force et fragilité s’épousent parfaitement, pour se persuader du contraire. Lorsqu’elles ne sont pas rassemblées en un chignon impeccable, ses longues boucles brunes se déversent en cascade sur ses frêles épaules, chatouillant, au passage, ses joues exsangues, dans un contraste saisissant. Une beauté froide ! clameront certains, dans un haussement d’épaules indifférent. Balivernes ! Ceux-là n’ont jamais eu la chance de percevoir, tout au fond de ces deux grands yeux clairs,  cette tempête d’amour et de vie qui se lève, chaque fois qu’elle est en Sa présence.

Elle ne rit pas souvent, Andromeda. Mais elle rit quand elle est avec Lui.

*

Du bout des doigts, elle effleurait les bords de la bassine en pierre, gravée de symboles runiques. Le regard perdu dans le vague, elle contemplait sans les voir les remous argentés du passé. Epuisée, il lui arrivait parfois d’avoir le sentiment d’avoir vécu mille vies. Dans ces moments-là, elle aurait pu donner tout l’or dont elle disposait à Gringotts – bien peu de choses en somme – pour se délester de ses souvenirs et s’affranchir enfin du poids d’un passé douloureux. Avec le temps et grâce au soutien de Ted, elle avait pansé ses blessures, une à une, avec une infinie patience. Pourtant, chaque fois qu’elle ne distinguait plus que quelques cicatrices blanchâtres, elle ressentait le besoin de replonger dans cet Enfer au fond duquel elle avait abandonné une partie d’elle, en somme…




The Noble House of Black


« Toutes les familles heureuses se ressemblent mais les familles malheureuses le sont chacune à leur façon. »

« Une fille. Encore. » La porte de la chambre s’ouvrit à la volée. Dans son emportement, le patriarche manqua de peu de percuter la fillette qui se tenait là, assise à même le sol, étonnamment calme et silencieuse. Du haut de ses deux ans, elle semblait le narguer, ses deux grands yeux clairs insolemment fixés sur cette veine qui palpitait furieusement contre sa tempe.  Il y avait quelque chose d’insupportable dans le regard de cette enfant, une lueur inquiétante qui ne présageait rien de bon, une étincelle d’intelligence qui n’avait sûrement pas sa place dans les iris d’une représentante – si jeune soit-elle – du sexe faible. Avait-elle saisi la mesure du drame qui se jouait à cet instant ? Lui, Cygnus, cadet sa fratrie, aîné des garçons, s’était révélé, pour la troisième fois consécutive, incapable de donner un héritier mâle à la Noble et très Ancienne Maison des Black. Fou de rage, le père humilié esquissa un mouvement du pied pour repousser l’enfant, sans plus de cérémonie. Au même instant, une silhouette jaillie de l’ombre pour s’interposer entre sa botte et la petite Andromeda. Un sourire machiavélique s’étira lentement sur les lèvres du pater familias. Bellatrix voulait jouer les justicières ? Soit. Et il tira sa baguette magique de sa poche.

*

Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Andromeda avait toujours apprécié les visites de l’Oncle Alphard, bien trop rares à son goût. Le rituel était, pour ainsi dire, bien rôdé. Chaque fois qu’il était annoncé, la fillette dévalait les marches du grand escalier de marbre pour venir se pendre au cou de son unique allié en ces murs. Sous le regard réprobateur de Druella, Alphard la faisait alors tournoyer dans les airs, l’appelant sa « nièce préférée », un compliment qui, chaque fois, la faisait rougir de plaisir. Le frère cadet de Cygnus Black travaillait pour le compte de Gringotts, la banque des sorciers. Briseur de sorts talentueux et réputé, il parcourait le monde des mois durant pour ne rentrer à Londres qu’en de rares occasions, les poches remplies de sucreries et des récits plein la tête. Confortablement assise sur ses genoux, la petite Andromeda s’était vue enseignée  le Gobelbabil, la langue des gobelins dont les accents gutturaux n’étaient pas pour plaire aux autres membres de la famille Black qui n’éprouvaient que mépris et aversion pour ces ignobles petites créatures. Parfois, il arrivait que l’Oncle Alphard ramène dans sa besace quelques présents tous droits venus de lointains pays. « Tiens, c’est pour toi ! » La fillette déchira l’emballage avec empressement, dévoilant un anneau de bois traversé d’un filet lâche au bout duquel se balançaient de longues plumes brunâtres. « Qu’est-ce que c’est ? » demanda-t-elle de sa petite voix fluette tout en contemplant l’objet d’un air perplexe. « C’est un attrape-rêve. Les sorciers amérindiens le suspendent à leur fenêtre, la nuit, pour contrer les cauchemars. »

*

Elle ne l’avait pas fait exprès. Elle ne faisait que jouer à cache-cache avec Bellatrix et Narcissa lorsque le vase s’était brisé. Comment aurait-elle pu savoir qu’il s’agissait de l’un objet les plus précieux de la famille, offert par la tristement célèbre Araminta Meliflua, cousine de leur père ? Elle avait bien essayé de mentir mais elles les avaient senties, ces deux mains invisibles, palper chacune de ses pensées, sans la moindre pudeur. Elle avait vu le patriarche lever sa baguette, ses grands yeux noirs brillant d’une lueur assassine. Une fois de plus, Bella s’était interposé. Bella s’interposait toujours. Elle l’avait regardé se tordre de douleur, à même le sol, rongée par la culpabilité, dévorée par la jalousie. Son double se sentait l’âme d’une héroïne. Et elle, Andromeda, n’était personne. Pourtant, et contre attente, c’est bien sa propre voix qu’elle entendit résonner dans le petit salon du premier étage. « Laissez-la ! Laissez-la tranquille ! » Prise de court par sa propre audace, la fillette esquissa un mouvement de recul alors même que leur bourreau se retournait pour lui faire face. « Ne lui faites pas de mal, je vous en prie… » implora-t-elle alors d’une voix tremblante tout en se laissant tomber à genoux. « Je vais t’apprendre à obéir ! Impero ! » Au moment même où le sortilège la heurtait de plein fouet, une sensation étrange et familière l’envahit brusquement. La peur avait disparu. La colère aussi. Seule subsistait cette petite voix qui lui susurrait à l’oreille. Relève-toi ! N’écoutant que la voix de son maître, elle parvint, non sans difficulté, à se hisser sur ses jambes flageolantes. Frappe-la !  Tel un automate, elle s’avança lentement vers son double maléfique. Frappe-la, de toutes tes forces ! Elle était sur le point de s’exécuter lorsqu’une étrange pensée lui traversa l’esprit. La frapper ? Pourquoi diable la frapperait-elle, elle, sa sœur, son amie, son double, sa jumelle ? Quelle idée grotesque ! Mais la voix réitéra son ordre, d’une voix forte et menaçante. « Non… » bafouilla-t-elle d’une voix confuse. Frapper ou ne pas frapper ? La pauvre enfant ne savait plus que faire. Déchirée entre ces deux pulsions contradictoires, elle esquissa un mouvement maladroit, perdit l’équilibre et s’effondra sur le parquet vernis. Relève toi et frappe-là ! La voix criait désormais.  Recroquevillée sur elle-même, la fillette plaqua furieusement ses mains tout contre ses oreilles pour se prémunir de l’influence de ce démon invisible juché sur son épaule. Son petit cœur cognait si fort dans sa poitrine qu’il menaçait à tout instant de bondir hors de sa cage thoracique. Lentement, la colère se distillait dans ses veines jusqu’à se muer en une rage sans nom sous l’effet de laquelle elle parvint à hurler, à pleins poumons : « NON ! » Au même instant, le patriarche laissa échapper un petit cri de douleur. Pour la première fois, il lui sembla plus petit et moins menaçant, tandis qu’il bafouillait quelques paroles incompréhensibles à propos d’un maléfice cuisant. Lentement, Cygnus baissa les yeux en direction de sa fille cadette qui le jaugeait de ce même regard qui l’avait mis hors de lui quelques six années plus tôt. A l’approche de son huitième anniversaire, Andromeda Black, que tout un chacun soupçonnait de n’être qu’une cracmolle destinée à attirer la honte sur la Noble et très Ancienne Maison des Black venait de faire usage de la magie, pour la toute première fois.

*

« Bella ! » appela-t-elle d’une petite voix au travers de laquelle perçait une pointe d’inquiétude. Son double se tenait là, recroquevillée sur elle-même, la fixant sans vraiment la voir, comme secouée d’imperceptibles tremblements. « Bella, tu m’entends ? » Il y eut alors un rire, un rire terrifiant, presque hystérique, entrecoupé de hurlements qui arrachèrent à la plus jeune un long frisson d’horreur. Le cœur battant, Andromeda trouva néanmoins le courage d’esquisser encore quelques pas jusqu’à venir s’agenouiller près de sa sœur. « Bella, c’est moi… C’est Andie… » Depuis quelques temps, la fillette se faisait beaucoup de souci pour son aînée. Elle ne reconnaissait plus Bellatrix qui semblait s’enfoncer, chaque jour davantage, dans une forme de folie qui, bientôt – elle en était presque certaine – connaîtrait son point de non-retour. « Chut… Bella, calme-toi… » murmura-t-elle tout en glissant une main derrière la nuque de son aînée qui, l’espace d’un instant, sembla sur le point de lever la main sur elle. « Non, Bella, regarde-moi ! » Lentement, elle laissa ses doigts glisser sous le menton de sa sœur pour la contraindre à lever les yeux vers elle. « Regarde-moi… » répéta-t-elle, plus bas, comme pour l’apaiser. « Reviens, Bella… Reviens… »  Reviens. Voilà ce qu’elle lui murmurait chaque fois tout en accrochant ses rétines aux siennes. Tout ça n’est pas réel. Reste avec moi. Ne m’abandonne pas ici toute seule. J’ai besoin de toi. Sous l’effet de ces quelques mots, Bellatrix parut se calmer. Mais pour combien de temps ?


Hogwarts hoggy warty hogwarts !


« SERPENTARD ! » Les jambes flageolantes, la fillette se leva pour rejoindre  la longue table située à l’extrémité gauche de la grande salle. Sa sœur l’y attendait déjà, entourée de toute une bande d’autres élèves manifestement ravis – quoique peu surpris – de voir la cadette des Black rejoindre leur maison. « Il en a mis du temps ! » Le cœur battant, elle détourna la tête, comme pour fuir ce regard inquisiteur. La voix rocailleuse du Choixpeau résonnait encore dans sa tête. Serpentard, tu en es bien sûre ? Je sens beaucoup de confusion en toi... Au terme de quelques interminables secondes de réflexion, le vieux couvre-chef avait pourtant  fini par céder à ses suppliques. Une Black ? A Serdaigle ? C’eût été l’humiliation suprême. Et puis, comment aurait-elle pu veiller sur Bellatrix d’un bout à l’autre du château ? Eh bien, puisque tu y tiens… J’imagine que tu t’en sortiras tout aussi bien parmi les roublards et les ambitieux. L’histoire finit par lui donner raison. Loin d’être aussi charismatique que sa sœur, Andromeda s’illustra néanmoins par ses capacités intellectuelles ainsi que par sa détermination farouche à prouver sa valeur. Elève douée et appliquée, elle intégra le célèbre Club de Slug avant de recevoir le très convoité insigne de Préfète de la maison Serpentard. En dépit des interminables rondes effectuées aux côtés de ce troll de Lucius Malfoy, elle garde encore aujourd’hui un bon souvenir de ses années d’école.

*

Elle ne s’était pas laissée tomber à côté de lui, tel un vulgaire sac de patacitrouilles. Elle s’était toute simplement assise – nuance ! – avec  la grâce et l’élégance propres aux filles de son rang. « Ted. » Prise de court, elle vit son masque de froideur se fissurer dangereusement. A tes souhaits envisagea-t-elle de répondre pour finalement se contenter d’un simple « Pardon ? » murmuré du bout des lèvres, d’un ton posé, presque aristocratique. « Ted. Je m’appelle Ted Tonks. Enchanté. » Depuis le fond de la classe, elle percevait distinctement les ricanements de ses camarades de Serpentard. « Oh. » Ce n’est qu’au terme de quelques longues secondes de silence qu’elle daigna enfin poser sur lui ses deux grands yeux clairs qui le jaugeaient sans gêne aucune. « Andromeda. Black. Enchantée aussi… » Et de rajouter précipitamment, tout en jetant quelques coups d’œil inquiets par-dessus son épaule : « Je suppose. » Lorsqu’elle se tourna de nouveau vers lui, une poignée de secondes plus tard, il arborait cet étonnant sourire auquel elle répondit par une petite moue qui tenait davantage de la grimace. Elle ne l’oublierait jamais, ce sourire sous l’effet duquel elle avait cru sentir une nuée de papillons prendre son envol, quelque part, dans le creux de son estomac.

*

Et puis l’amour avait surgi, comme ça, un beau matin, sans crier gare. Il s’était introduit par effraction, silencieusement, sur la pointe des pieds. L’amitié avait rendu les armes, à l’instant même où ses lèvres étaient venues caresser sa joue pour la toute première fois. Depuis, elle tremblait d’impatience à l’idée de le retrouver, chaque matin, pour ce petit rituel dont elle ne pouvait plus, désormais, se passer. Le soir, elle ne trouvait plus le sommeil, trop occupée à lire et à relire ses lettres dont elle décryptait chaque mot, à la recherche du moindre sens caché, du plus petit sous-entendu. Elle le sentait transi d’amour mais faisait mine de ne rien voir. Par jeu, par fierté ou par crainte – au choix. Après avoir pris soin de laisser s’écouler quelques jours, feignant l’indifférence, elle répondait alors – elle répondait toujours. Parfois, elle se contentait de griffonner quelques mots, une énigme, censée le renvoyer à une page précise de son manuel de sortilèges où elle avait pris soin de lui indiquer le lieu et l’horaire d’un prochain rendez-vous. Bientôt, les chiffres et les lettres cédèrent leur place à des symboles étranges, de quoi lui rendre la tâche plus ardue. Passionnée de langues magiques perdues et oubliées, l’adolescente aimait à signer ses lettres de quelques symboles runiques, presque toujours le même. Kenaz ou le flambeau, symbole de l’amour fougueux.

*

« Je ne peux pas, je ne peux pas. »  D’un geste brusque, elle tente de se dégager de son emprise – en vain. Il se tient là, face à elle, si proche qu’elle peut sentir son souffle précipité caresser doucement la peau de son cou. De l’air. Il lui faut de l’air. Sa poitrine se soulève et s’affaisse en quelques mouvements saccadés. La tête lui tourne. Le sol menace à tout instant de se dérober sous ses pieds. Soudain, elle ferme les yeux pour se soustraire à la vue de ce si doux visage qui vient hanter chacune de ses nuits depuis déjà longtemps. Sous l’effet de cette cécité temporaire, ses autres sens se développent. Et tandis que ses lèvres effleurent tendrement ces mains venus la contraindre au silence, elle peut sentir cette odeur, Son odeur lui brûler doucement la gorge. « Je ne peux pas, je ne peux pas. » souffle-t-elle d’une voix de plus en plus faible, entre deux soupirs où se mêlent envie et résignation. Soudain, elle le sent lâcher prise. Libre de toute entrave, la voilà pourtant qui saisit son geôlier par le bras pour l’attirer à elle. Son cœur menace d’exploser à tout instant. « Pourquoi ? » Elle n’a pas besoin d’ouvrir les yeux pour le sentir trembler de violence et de rage, tout contre elle. Elle tremble, elle aussi, et de peur, et d’amour. Ses paupières s’entrouvrent enfin, dévoilant un regard trouble et humide. Tu sais pourquoi, le sermonne-t-elle, en pensées. Il sait. Bien sûr, qu’il sait. Mais il veut l’entendre de sa bouche. C’est à elle et à elle seule que revient la lourde tâche de tuer dans l’œuf cette histoire d’amour impossible. « Je suis une Black. » lâche-t-elle enfin, dans un sanglot. « Et toi tu es… » Un son étrange bourdonne alors à son oreille, un rire désabusé qu’elle ne lui connait pas. Enfin, le voilà qui énonce cette cruelle vérité qu’elle accueille d’un sourire humide. D'un geste tendre, elle glisse une main sur sa joue. Le cœur en marmelade, elle finit par lâcher prise, enfin. Il ne l’a jamais vu pleurer, elle qui met un point d’honneur à dissimuler la moindre de ses émotions. Pourtant, cette fois-ci, elle s’abandonne à ses larmes, tout contre son épaule, une manière comme une autre d’avouer l’indicible. Car elle l’aime, elle aussi. Comme elle n’a encore jamais aimé auparavant. Et cet amour causera leur perte.




What about know ?


« Oui. » Trois petites lettres. Bien plus qu’un mot, une promesse. Celle de l’aimer et de le chérir, jusqu’à ce que la mort les sépare – selon la formule habituellement consacrée. La mort… Elle ne leur avait pourtant jamais semblé si proche, prête à surgir de l’ombre, à tout instant, pour les prendre à la gorge. La rumeur populaire parlait d’une guerre sur le point d’éclater. Mais dans le cœur d’Andromeda, un tout autre conflit faisait rage. Elle n’oublierait jamais. Elle n’oublierait jamais ce regard, lancé par Bellatrix. Ce regard dur et froid, à la limite de l’indifférence. Ce regard, il l’avait plus quittée depuis qu’elle avait déserté le manoir familial. Elle avait presque pu le sentir lui brûler doucement la nuque tandis qu’elle descendait la grande allée pour rejoindre celui pour qui elle avait renoncé à tout ou presque. Le cœur gonflé d’espoir, elle s’était retournée pour faire face à ces quelques visages dont la plupart lui étaient inconnus. Nulle trace de ses sœurs, perdues à tout jamais. Les yeux humides et la gorge nouée, elle avait finalement tourné le dos à son propre passé pour marcher sereinement vers sa nouvelle famille. Sa seule famille. Celle qu’elle formait avec lui. Monsieur et Madame Tonks, répétait-il à longueur de journées, dans de grands gestes pompeux.

*

« Tu ne viens pas te coucher ? »  Au contact de ses lèvres dans le creux de son cou, elle ne put réprimer un très léger sursaut. Quelle heure était-il ? Deux heures du matin ? Peut-être trois ? Face au miroir de la salle de bain, elle se tenait debout, pensive, une main négligemment posée sur ce ventre légèrement arrondi où la vie frissonnante, leur promettait, à tous les deux, des jours meilleurs. « Si, bien sûr. J’arrive. » articula-t-elle à mi-voix dans un sourire un peu forcé. Elle ne dormit pas beaucoup cette nuit-là, pas plus que les nuits précédentes. Elle avait chaud. Elle avait froid. Elle avait peur. Chaque coucher de soleil apportait avec lui son lot de doutes et d’angoisses. Lorsqu’elle parvenait enfin à trouver le sommeil, aux premières lueurs du jour, il lui arrivait de se réveiller en sursaut, trempée de sueur et d’angoisse, hantée par ce visage, toujours le même : Druella Black. Son enfance, Andie l’avait passé à mendier l’affection que cette mère ne pouvait leur donner, ni à elle, ni à ses sœurs. Chacune des étapes de sa vie, de son entrée dans l’adolescente à la difficile construction de son identité de femme, avait été marquée par les moqueries et les sarcasmes de cette femme  acariâtre et tyrannique. Dès lors, comment aurait-elle pu ne pas se sentir totalement perdue, déboussolée au moment de devenir mère à son tour ? Tout près de son oreille, Ted marmonna quelque chose dans son sommeil. L’espace d’un court instant, elle se perdit dans la contemplation de son visage, si doux et paisible. Lui, ne comprenait pas. Comment aurait-il pu ? Elle ne parlait jamais de son enfance – ou si peu. Elle y avait songé, plusieurs fois, avait ouvert la bouche puis s’était ravisé, à la dernière seconde. Il y avait quelque chose d’humiliant dans le fait d’apparaître ainsi face à lui… Si faible… Vulnérable… Non, vraiment. Certains secrets de son enfance la suivrait jusque dans la tombe.

*

« Lumos. » Lentement, silencieusement, elle se faufila dans la chambre, alors même que les pleurs redoublaient d’intensité. Assise dans son lit, Nymphadora la fixait sans la voir, le front perlé de sueur, les yeux gonflés de larmes. Ce n’était pas la première fois que ce genre d’épisodes se produisait. Pourtant, elle ne put s’empêcher de ressentir un très léger pincement au cœur en constatant l’ampleur de la détresse dans laquelle se trouvait sa fille. « Dora… » murmura-t-elle d’une voix douce tout en venant s’asseoir près d’elle. Les yeux écarquillés de terreur, l’enfant ne semblait pas la reconnaître. Pire encore, elle esquissa un geste d’une rare violence destiné à la repousser alors même que ses cheveux viraient au rouge éclatant. Andie ne le prit pas pour elle. Petite, elle avait trop souvent été victime de ce même genre de cauchemars pour ne pas savoir que sa fille dormait encore. « Dora, chérie… C’est Maman… » souffla-t-elle encore tout en glissant une main dans le dos de Nymphadora que rien ne semblait pouvoir apaiser. Quelques mois plus tôt, la très jeune mère se serait sans aucun doute laissé submerger par une vague de fatigue et d’impuissance. Mais elle avait beaucoup appris, en l’espace de trois ans. Avec le temps – et avec le soutien des deux amours de sa vie – elle avait surmonté ses propres angoisses liées à son enfance douloureuse. « Tout va bien, Dora… Je suis là. Reviens… » Tandis que la fille s’arrachait enfin aux bras de ce terrible cauchemar, la mère laissa son regard se perdre un instant dans la contemplation de cet étrange objet suspendu à la fenêtre de la chambre. Un anneau de bois traversé d’un filet lâche au bout duquel se balançaient de longues plumes brunâtres. L’attrape-rêve de l’Oncle Alphard. « Reviens… » répéta-t-elle alors, comme un écho, le regard embué de larmes à la pensée de cette autre petite fille à l’oreille de qui elle avait murmuré tant de fois ce même mot, une quinzaine d’années auparavant. Une autre petite fille qui, elle, était perdue. A tout jamais.  

*

« Je peux tout t’expliquer. » La missive frappée sceau du Ministère de la Magie était arrivée le matin même, plongeant sa destinataire dans un profond désarroi. Cela faisait maintenant quelques années qu’Andromeda effectuait divers travaux de traduction pour le compte d’Obscurus Book. En habituée de la boutique de Fleury et Bott, elle avait eu l’occasion de conserver avec le vieux libraire, à de nombreuses reprises. De fil en aiguille, celui-ci avait fini par lui révéler que l’unique maison d’édition magique de Londres était à la recherche de quelques sorcières et sorciers capables de traduire de vieux textes runiques, moyennant rémunération. Oh, ce n’était pas grand-chose, en somme. Quelques heures de travail par semaine, à peine de quoi mettre un peu de beurre dans les épinards ! Mais Andromeda y avait vu une bonne occasion de s’occuper l’esprit tout en restant pleinement disponible pour sa fille et son mari. Au fil du temps, elle s’était vue confier de plus en plus de textes, et même un essai rédigé en Gobelbabil ! Comment aurait-elle pu imaginer, ne serait-ce qu’un seul instant, que le département de la Coopération Magique Internationale l’appellerait dans ses rangs ? « C’est un malentendu. » bafouillait-elle maladroitement tandis que son mari parcourait la missive des yeux. « Je vais leur écrire. Je vais refuser. Dora a besoin de moi à la maison et… » Mais déjà, il l’interrompait d’un baiser. Incrédule, elle fixait d’un œil méfiant, presque farouche, à la recherche du plus petit signe de colère venu déformer ses traits. Mais il n’y avait rien de tout cela dans le regard de Ted. Rien d’autre qu’une immense fierté.

*

Cervelle de gnome. Scroutt à pétard mal luné. Vieux cancrelat répugnant. Voilà tout ce que lui inspirait, à peu de choses près, le directeur du département de la Justice Magique, môssieur  Bartemius Croupton, premier du nom. En digne héritière de la Noble et très Ancienne Maison des Black, elle s’efforçait de ne rien laisser paraître. Pourtant, à l’intérieur, elle bouillait littéralement. « Nous nous reverrons très bientôt, Miss Black. » C’est ça ! cracha-t-elle, en pensées seulement, tandis qu’il s’éloignait en direction de l’ascenseur . La placer sous le coup d’une investigation, elle ! Elle en tremblait de rage. N’avait-elle pourtant pas clamé haut et fort son dégoût pour l’idéologie sang pure ? Ne l’avait-elle pas payé assez chèrement déjà ? Par amour, elle avait été prête à tout endurer. Les moqueries. Les insultes. Les humiliations. Et même la honte et l’abandon. Mais le vent de suspicion qui, depuis quelques temps, semblait souffler sur son passage au Ministère lui était devenue insupportable. Qu’espéraient-ils d’elle, au juste ? Qu’elle devienne le principal instrument de la politique vengeresse initiée par ce grossier personnage ? Jamais. Elle n’avait rien à prouver. Ni au Ministère, ni à l’Ordre, ni à personne. N’était-ce pas suffisamment difficile de savoir la moitié de sa famille activement recherchée par les aurors ? Elle n’aspirait à rien sinon à un peu de tranquillité dans ce monde déchirée par la guerre. Si vis pacem para bellum. Le vieil adage disait-il vrai ?
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Mer 21 Jan - 21:59

Bienvenuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuue
(j'ai coiffé les Tonks et les Black au poteau, je suis heureux !)

Et ton boulot a l'air super chouette.
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Mer 21 Jan - 22:00

Mais pas les Rosier.

Bienvenue Smile
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Mer 21 Jan - 22:01

Bienvenue parmi nous
Super choix de PV
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Mer 21 Jan - 22:03

Bienvenue officiellement
J'espère que tu sera la bonne, fais lui honneur
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▪ messages : 1580
▪ pseudo : Lili
▪ multinick : Bea la folle
▪ célébrité : Emily Bett Rickards
▪ points : 53
▪ statut : sang-mêlé
▪ âge : 24 ans
▪ maison : serpentard
▪ emploi : Médicomage
▪ orientation : Carrotsexual
▪ situation : Trouple
▪ crédits : (c) Tanagra

▪ duels :
8 / 108 / 10
▪ potions :
7 / 107 / 10
▪ métamorphose :
5 / 105 / 10
▪ legilimancie :
3 / 103 / 10
▪ occlumancie :
6 / 106 / 10
▪ quidditch :
2 / 102 / 10
▪ divination :
1 / 101 / 10
  
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Eileen Sanders

50/1500/24/V

Mer 21 Jan - 22:11

Bienvenuuuue & bon courage pour ta fiche !!
c'est le Ted qui va être heureux...


come on eileen
▽ smoother than a fresh jar of Skippy


(c)DARK-PARADIZE
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Mer 21 Jan - 22:18

Bienvenuuuuuuue
Évidemment super choix de PV Bon courage pour ta fiche, je sens qu'elle va être terrible !
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Mer 21 Jan - 22:31

Ce PV, juste . J'espère aussi que tu seras la bonne, bon courage pour la fin de ta fiche et bienvenuuuuuuuuue chère belle-sœur !
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▪ messages : 417
▪ pseudo : tanagra
▪ multinick : jamesie, xander, nils & uther
▪ célébrité : aaron tveit
▪ points : 15
▪ statut : né-moldu
▪ âge : 25 ans
▪ maison : poufsouffle
▪ emploi : Agent des Forces des Tâches Invisibles, infiltré à la BBC, présente régulièrement le bulletin d'informations du soir.
▪ orientation : andromedasexuel
▪ situation : marié, heureux papa
▪ crédits : shiya & northern lights

▪ duels :
8 / 108 / 10
▪ potions :
8 / 108 / 10
▪ métamorphose :
8 / 108 / 10
▪ legilimancie :
0 / 100 / 10
▪ occlumancie :
6 / 106 / 10
▪ quidditch :
1 / 101 / 10
▪ divination :
0 / 100 / 10
  
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Ted Tonks

50/100/21/KB/V

Mer 21 Jan - 23:02



I'm only left to wonder why, why I try
This one's for believing if only for its sake.(⚡) comes and goes.
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Mer 21 Jan - 23:24

Wow, quel accueil !     Merci tout le monde !  J'espère aussi être la bonne (arf, que de pressioooon ! ) J'ai hâte de pouvoir démarrer le jeu avec vous !
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Jeu 22 Jan - 0:00

Bienvenue !
On aura bientôt notre Andromeda nationale ! Très bon choix et c'est sur que là, tu vas faire des heureux !

Courage pour la suite de ta fiche (très beau début ) !
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Invité


Jeu 22 Jan - 8:39

Bienvenuuue !!
J'aime beaucoup le début de ta fiche et j'ai hâte de voir la suite ! Bon courage !!
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▪ messages : 1546
▪ pseudo : Twisted Sunshine
▪ multinick : Achille, Atlas, Raed, Sirius
▪ célébrité : Eva Green
▪ points : 10
▪ statut : sang pur
▪ âge : 26 ans
▪ maison : serpentard
▪ emploi : main du destin
▪ orientation : dark-lord-sexuel
▪ situation : Mariée
▪ crédits : Schizophrenic

▪ duels :
10 / 1010 / 10
▪ potions :
3 / 103 / 10
▪ métamorphose :
4 / 104 / 10
▪ legilimancie :
3 / 103 / 10
▪ occlumancie :
7 / 107 / 10
▪ quidditch :
4 / 104 / 10
▪ divination :
0 / 100 / 10
  
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Bellatrix Lestrange

50/1000/24/KB/V

Jeu 22 Jan - 8:43

ANDIE !! ANDIE !! ANDIE !!!







sail with me into the dark
© alaska.  

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Jeu 22 Jan - 9:50

Bienvenue sur le forum et plein d'inspiration pour ta fiche
au plaisir de te détester IRP Very Happy
(ils ont quand même été préfets en même temps, les rondes devaient être sympa )
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▪ messages : 2108
▪ pseudo : khâl
▪ multinick : Frank Longbottom
▪ célébrité : Mathias Lauridsen
▪ points : 197
▪ statut : sang pur
▪ âge : 18 ans
▪ maison : serpentard
▪ emploi : Oubliator (stagiaire)
▪ orientation : ça dépend des jours
▪ situation : fiancé à Sin Fawley
▪ crédits : (c) elea

▪ duels :
6 / 106 / 10
▪ potions :
6 / 106 / 10
▪ métamorphose :
10 / 1010 / 10
▪ legilimancie :
6 / 106 / 10
▪ occlumancie :
3 / 103 / 10
▪ quidditch :
2 / 102 / 10
▪ divination :
1 / 101 / 10
  
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Luke Rosier

200/2000/24/LS/V

Jeu 22 Jan - 11:39

Bienvenue jolie cousine !


Bad Blood.
Hey brothers, know the water's sweet but blood is thicker. If the sky comes falling down for you, there’s nothing in this world I wouldn’t do.
@ ALASKA, @ GOLDEN LIES (GIF)
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Jeu 22 Jan - 17:56

Andie jolie J'ai grand hâte de te lire
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Sam 24 Jan - 0:07

Merci à tous pour votre accueil et pour vos compliments ! Vous êtes trop choupis !

Lucius > Roh la coïncidence ! Grosse ambiance pendant les rondes, en effet !  Il va falloir qu'on précise tout ça, ça peut constituer une bonne base pour un futur lien !


Je profite de ce message pour vous dire que ma fiche est officiellement terminée ; je file le signaler dans le sujet adéquat !
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▪ messages : 417
▪ pseudo : tanagra
▪ multinick : jamesie, xander, nils & uther
▪ célébrité : aaron tveit
▪ points : 15
▪ statut : né-moldu
▪ âge : 25 ans
▪ maison : poufsouffle
▪ emploi : Agent des Forces des Tâches Invisibles, infiltré à la BBC, présente régulièrement le bulletin d'informations du soir.
▪ orientation : andromedasexuel
▪ situation : marié, heureux papa
▪ crédits : shiya & northern lights

▪ duels :
8 / 108 / 10
▪ potions :
8 / 108 / 10
▪ métamorphose :
8 / 108 / 10
▪ legilimancie :
0 / 100 / 10
▪ occlumancie :
6 / 106 / 10
▪ quidditch :
1 / 101 / 10
▪ divination :
0 / 100 / 10
  
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Ted Tonks

50/100/21/KB/V

Sam 24 Jan - 0:08

Ted Tonks approuve cette fiche


I'm only left to wonder why, why I try
This one's for believing if only for its sake.(⚡) comes and goes.
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Sam 24 Jan - 0:14

Superbe fiche je la trouve vraiment à la hauteur de mes espérances
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Sam 24 Jan - 0:35

Wow, vous êtes rapides !    Merci !!  Et contente que ma fiche vous plaise ! J'ai hâte de vous croiser en rp
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